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LIN

nacle dans le désert, el qu'elles ornaient de riches tapisseries.

LIÈVRE (hébreu arnébeth. do arahnib, tondre les produits du sol, d'après Bochart); cet animal était rangé par la loi mosaïque au nombre des viandes impures, Lév. 11, 6. Deul. 44, 7. Les Turcs el les Arméniens détestent le lièvre, que les Arabes au contraire, ainsi que les Grecs el les Romains, regardaient comme un manger trèr. délirai. C'est peul-èlre a cause de ses habitudes de lasciveté bien connues que Moïse l'a déclaré souillé; quant à sa chair, elle avait parmi les anciens médecins la réputation d'épaissir le sang et de rendre mélancolique. Le lièvre a quatre doigts de pieds derrière, el cinq devant, avec des ongles, et le dessous des pieds garni de poils; s'il ne rumine pas. puisqu'il n'a qu'un estomac et assez. va*le, cependant il parait ruminer, el plusieurs auteurs sonl même dans le doute à cet égard. Quelquesuns pensent que le lièvre dont parie Moïse est celui que les Arabes nomment encore de nos jours arneb, ernebou eraneb. Fort abondant en Syrie, il l'est cependant moins que dans nos contrées.

LIGURE, Ex. 28, 19. 39, 12. v. Hyacinthe.

LIMACE, ». Lézard 5°.

LIS. Il y a en hébreu quatre ou cinq expressions différentes qui sont toutes rendues par Un ou fin Un dans nos traductions; disons quelques mots de chacune d'elles.

1° Bad; les sacrificateurs onl des caleçons de lin, Ex. 28, .42. 39, 28. Lév. 6, 40.; au pluriel, un auge est vêtu de lin, Ex. 9, 2. 3. Dan. K), 5. ; la plupart des commentateurs maintiennent celle signification, et VViner pense qu'il s'agit du lin le plus tin, ce qui semble assez probable puisque l'Ecriture en fait le vêtement des anges et celui des sacriticateurs; Harris au contraire voit le très tin lin dans le shesh. — Le bad était encore l'étoffe de l'épbod dont David était vêtu lors du solennel transport de l'arche, 2 Sam. 6, 14. 1 Chr. 15, 27., tandis que le manteau dont il était ceint était de bouz, apparemment moins tin. (Winer se trompe, en affirmant que dans 1 Chr. 15, 27. le bouz a été substitué au bad de 2 Sam. 6, 14.; dans ce dernier passage, il n'est question que de l'épbod, et dans les deux l'étoffe indiquée est la même, du fin lin, du bad, et non du colon ou bouz.)

2° Bouz, le fusses ou £y;7tvc; des Grecs el le byssus des Laiins ; c'est l'étoffe du manteau de David, 4 Chr. 15, 27.; elle se travaillait dans des fabriques juives en Palestine, 1 Chr. 4, 21.; c'est le lin lin de 2 Chr. 2, 14., du voile du temple, 3, 1 4., el des leviies-chantres. 5, 12. Le même mot se retrouve Est. 4, 6. 8, 15. Ez. 16, 12. 13. 27, 10.; cf. Apoc. 18, 12 16. 19, 8. 1 4. Luc 16,49- Il appartient dans tous les cas à

l'hébreu postérieur et a une origine étrangère. Luther l'a traduit soie, de même que shesh. Wi m r, Gtsenius, Parkhurst, Harris (Append.), et d'autres le rendent par colon, et le font synonyme de l'expression shesh plus ancienne; quelques-uns entendent par bouz exclusivement le coton de l'arbuste, et par sbesh celui de l'arbre, ce dernier étant plus commun en Egypte, et l'autre en Syrie, cf. Et. 27, 7. et 16.; mais il ne faut pas trop presser ces ûnesses d'histoire naturelle (v. Coton).

3° Shesh, étoffe dont fut revêtu Joseph lorsqu'il fut établi gouverneur en Egypte, Gen. 41, 42. Le pavillon el ses courtines étaient également de shesh retors, Ex. 26, 4. 27, 9. 18., ainsi que les deux pièces de vêtements indiquées 28. 39., el la robe dont s'habille la vaillante f mine, Prov. 31, 22. Ez. 16, 10. 13. 27, 7.; cf. Luc 16, 49. C'était une étoffe précieuse dont les riches seuls pouvaient faire usage. Elle est suffisamment déterminée par ce qui a été dit plus haut ; ajoutons seulement que le nom de sbesh s'appliquait probablement aussi par extension à d'autres étoffes, et notamment au fin lin égyptien, qui pour la douceur et la délicatesse pouvait bien souvent se comparer au coton, ainsi Ex. 39, 28., cf. 28, 42. Lév. 46, 4. (dans l'original). Il faut remarquer d'ailleurs, que dans plusieurs dialectes de l'Orient un même mot sert souvent eucore pour désigner le lin el le coton. — Quant à la traduction soie, elle doit être repoussée [v. Harmer ), par le fait que ce tissu qui de nos jours est abondant et presque commun, était alors si rare et si précieux qu'il se vendait son pesant d'or, et que l'empereur Aurt lien dut en refuser une robe à l'impératrice, qui la lui demandait avec instances; on ne peut donc croire que treize siècles avant lui, aux jours de Salomon, les soieries aient pu être comprises au nombre des objets dont s'occupait l'industrie féminine des Hébreux.

4° Pishthah ou pishihéh (de pashath, carder), est l'expression propre qui est le plus ordinairemenlemployée dans l'A. T. pourdésigner le lin; elle se trouve Ex. 9, 31. Lév. 13, 47. 48. 52. 59. Deul. 22, 41. Jos. 2,6. Jug. 15,14. Prov. 31, 43. Es. 49, 9. 42, 3. 43, 47. (trad. lumignon) Jér. 4 3, 4. Ez. 40, 3. 44, 47. 48. Os. 2, 5. 9. — el Xtvov dans le N.T., Matth. 42,20. Apoc. 45, 6. Celle plante bien connue était cultivée avec beaucoup de succès en Egypte, notamment dans le Delta el aux enviions de Peiusium, de même qu'en Palestine: sa lige y atteint encore une hauteur d'un mètre el l'épaisseur du roseau. On le préparait, comme on le fait encore aujourd'hui, par des séjours successifs dans l'eau el à l'air. Les Hébreux s'en faisaient | des vêtements, des cordes, et même des mèches

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