‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 229 sur 398 · LIE · texte numérisé non relu

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ébats joyeux et légers; 6° Ps. 92, 10., la corne du reém est élevée, ce qui implique tout ensemble une certaine longueur, sa position à peu près perpendiculaire sur la tête, sa direction vers le ciel, et sa force; le singulier ne prouve rien, pas plus que lorsque nous disons : « la corne du taureau est plus courte que celle du bipuf ; » 7° Es. 34, 7. (grande hécatombe offerte en l'honneur du Seigneur), les rVéms descendront avec les béliers (v. 6.), il les veaux avec les taureaux, c'est-a-dire les Torts et les sauvages avec les faibles et les inoffensifs ; le caractère du reém est ici d'une manière générale la force, peut être la férocité. — il résulte de ces sept ou huit passages que le reém est sauvage, cornu, vif, indépendant et dangereux ; cela peut s'a|>pHquer a là licorne si elle existe (ainsi font Jleyer, Schmidt, et presque Rosenmuller), mais cela peut aussi se rapporter à beaucoup d'autres animaux; c'est ainsi, que suivant les traces d'Aquila et de Saadias, Mirhaélis, Bruce et Harris pensent qu'il s'agit du rhinocéros: Schultcns, Bridel, Gesenlus, De Wette, Hitzig. du buffle; Bochart, Rosenmoller (?), Wincr, de l'oryx des anciens, opinion peut-être appuyée par la tradition Juive, et qui se justifierait aussi par le nom de tèim que les arabe* donnent encore, d'après Niebuhr, à cette espèce de gazelle. L'oryx, appelé par Linnée antilope leucoryx, on gazelle blanche, est représente pâr Oppien comme sauvage et indomptable, par Pline comme n'ayant souvent qu'une corne, par Hérodote comme atteignant a peu près la taille du b<ruf ; îl habite particulièrement l'intérieur de l'Afrique, mais il se trouvait aussi anciennement en Egypte où les auteurs sacrés auront pu en avoir connaissance. S'il faut se décider, nous nous rangerons volontiers a celte opinion tout en reconnaiFS.irtt qu'elle n'est pas sûre, et en avouant que plusieurs considérations recommanderaient aussi l'opinion de Harris, car d'après Good, le rhinocéros porte encore en Arabie le nom de reém, et il serait étonnant qu'un animal aossi remarquable et ahssi connu de l'Egypte et des côtes de la mer Ronge n'eut été mentionné «n aucune manière dans l'A. T. Quant au buffle, la raison principale qui soutient celte traduction, c'est que le reém paraît être plusieurs fols mis en comparaison du bœuf et du lanreau, Deut. 33, 17. Ps. 29, 6. ; mais en suivant le même principe on pourrait aussi chercher cet animal dans fa famille du lion, Ps. 22, 21 ., ou dans celle du bélier, Es. 34, 7. 8., et l'on mei trait le léviathan avec les oiseaux comme un gros parmi les petits. Job il), 24.

Chacun décidera dans celte question suivant que l'un ou l'autre argument lui paraîtra le plus fort ; disons seulement que l'objection tirée de ce que les poêles hébreux ne pouvaient avoir

connaissance de l'existence de la licorne, si elle existait, parce qu'elle ne vivait certainement pas en Palestine, ressemble à l'assertion d'Eichhorn, qu'Esaïe ne pouvait connaître l'Egypte puisqu'il n'y avait pas encore d'itinéraires i cette époque.

LIERRE, v. Kikajon.

LIEUTENANTS (sganim). Dan. 3, 2. 3., trad. par magistrats, Néh. 2, 16. 4, 19. 5, 7., espèce d'employés municipaux, v. Baillis.

LIEUX (Hauts). On appelait ainsi les batteurs snr lesquelles des aulels étaient élevés soit à l'honneur de Jéhovah, soit en ITionirenr de divinités païennes, chez les païens ou chez les Israélites eux-mêmes, Nomb. 22, 41 . 33, 5î.

1 R. H, 7. 2 R. 17, 9. 29.21, 3. 23, 5. 13. Jér. 19, 5. 48, 35. Ez. 6, 3. 20, 29. Ces autels, qui correspondaient aux chai elles que les catholiques élèvent en tant de lieux déserts, dans les bois et sur les montagnes, étaient d'invention païenne, et sont condamnés dans l'Ecriture, malgré ce qu'ils semblent avoir de naturel ; les anciens avaient choisi de préférence des collines, Jér. 2, 20., parce que la vue étendue dont on jouit lorsqu'on domine un vaste horizon, élève l'ame, et la dispose h l'adoration de lldée divine ; Moïse ordonna a son peuple de détruire les autels qu'ils trouveraient sur les collines dans le pays de Canaan, Nomb. 33, 52. Deut. 12, 2., et leur défendit même, pour maintenir intact le principe du monothéisme, d'en élever au vrai Dieu pour leur usage particulier, Lév. 26, 30. Deut. 12, 4.*. Mais les Israélites se laissèrent entraîner par l'exemple du mal, et l'on trouve déjà avant Salomon des exemples isolés de hauts lieux construits, ei en quelqne sorte desservis par des prophètes, \ Sam. 9, 12. 14. 2 Sam. 15, 32. 1 R. 3, 2.; puis plus tard, après le schisme, ce culte d'encens et de sacrifia es offerts en dehors du (en. pie, apparaît comme formellement organisé, dans le royaume d'Israël surtout, 1 R. 12, 31. 13, 32. 2 R. 17, 32., et même dans celui de Juda, où tous les r.ds (saUf EiécWas. 2 R. 18, 4.) favorisèrent on dn moins tolérèrent cèt acte défendu, mais qtnls croyaient justifié par le fait que c'était Jéliovah que l'on y adorait, 1 R. 15, 14. 22, 44.

2 R. 12, 3. 14, i. 2 Chr. 33, 17. Dans l'un et dans l'autre royaume, des prêtres particuliers étaient chargés de ce service, 1 R. 13, 33. 2 R. 17, 32. 23, 9. 20. Avec le temps l'expression de hauts llenx prit une acception plus générale, et s'appliqua à des autels construits dans des villes et même dans des vallées, i R- 17, 9. cf. Ez. 1f>, 24. 20, 29. Jér. 7, 51. 32. 35.; peut-être aussi peut-on conclure d'Ez. 16, qu'il y avait quelquefois des espèces de hauts lieux portatifs que les personnes riches faisaient cl défaisaient à volonté, comme le taber-

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