LIT
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33, 22. Ps. 7, 3. 22, 43. Os. 43, 7. Mich. 5, 8. etc., le lion en général, grand et vigoureux, emblème du courage héroïque, 2 Sam. 47, 40. Nomb. 23, 24. Nab. 2,42. (de là peut-être Ariel, q. \.). — i° S hachai (\e rugisseur), expression poétique, le lion dans toute sa force et dans toute sa beauté (selon Bocbart, d'après une étyroologic douteuse, le lion noir dont l'existence est plus douteuse encore, malgré le témoignage d'/Elicn et d'Oppien seuls); Job 4, 40. 4 0, 46. Ps. 91, 4 3. Prov. 26, 43. Os. 5, 44. 43, 7. — 5° LaUh (le fort), autre expression poétique, peut-être le lion furieux, Job 4, 44. Prov. 30, 30. — 6° Labih (probablement aussi le rugisseur) lion, ou seulement la lionne d'après Bocbart : le mot correspondant en arabe n'a que la terminaison féminine, et dans l'A. T. labih est tantôt joint à ariéh, qui dans ce cas serait le mâle, Gen. 49, 9. Nomb. 24, 9., tantôt accompagné de l'idée de petits, Job 4, 44 . 39, 4., ce qui s'appliquerait aussi mieux à la lionne. — 7° Quelques auteurs enlln, comme Calmet, traduisent encore par lion l'hébreu shachatz, qui emporte seulement l'idée de Gerté et doit se prendre dans un sens tout à fait général.
Trois de ces noms se trouvent employés Nah. 2, 4 4. 42. (ariéh, képhir et labih); nos versions les ont bien traduits, a l'exception de labih qu'elles ont rendu par vieux lions, et, v. 4 2, vieilles lionnes, et que nous traduisons simplement lionnes; ce sont les habitants de Ninive qui sont, dans ce passage, représentés sous l'image de lions, et la ligure est pleine d'énergie. Eliphaz parlant à Job 4, 40. 44., et voulant lui faire sentir, peut-être d'une manière indirecte, que lui et les siens, d'une manière ou del'autre, ont probablement fait tort à leur prochain, usé d'exaction, abusé de leurs forces, se sert de l'image du lion et. emploie pour le désigner cinq expressions différentes, destinées à comprendre ainsi toute la famille de Job, jeunes et vieux, hommes et femmes. « Le rugissement du lion, dit-il, le cri du rugisseur, èt les dents des lionceaux sont brisés; le fort lion a péri faute de proie, et les petits de la lionne sont dispersés. » (Ariéh, képhir, shachal, laïsh, labih.)
Le vieux Jacob, qui prophétise, peut-être sans le savoir, la venue du Messie appelé le lion de Juda, Gen. 49, 9., cf. Apoc. 5, 5., se sert de trois de ces expressions pour désigner son (ils Juda : c'est un faon de lion, un lion vigoureux, une lionne. Ces nuances sont très difficiles à rendre dans nos langues; nous n'avons pas beaucoup de mots pour exprimer des objets rares dans nos contrées et qui ne se retrouvent pas souvent dans la conversation ; mais l'hébreu a une force, une beauté toute particulière, et les auteurs sacrés ont tiré un riche parti de tout ce qui rend le lion terrible et effrayant à
voir, son regard, sa démarche, son rugissement, ses dents, ses griffes. Le lion a rugi, qui ne craindra? dit Amos 3, 8., et il ajoute : Le Seigneur a parlé, qui ne prophétisera?
Bocbart a consacré quatre-vingt-dix pages à la caractéristique du lion, et, malgré quelques erreurs de détail, son travail mérite d'être attentivement étudié à cause de la lumière qu'il jette sur certains passages.
LITS. Notre système de lits n'est pas connu en Orient, ni en général dans les pays méridionaux; les pauvres couchent sur des nattes, ou revêtus de manteaux, Ex. 22, 27. Deut. 24, 43.; une pierre leur sert de chevet, cf. Gen. 9, 24 . 23. 28, 44., Arvieux, III, 246., Gobât, Séj. en Abyssinie ; les plus riches ont des espèces de longs coussins ou de matelas, garnis intérieurement de laine ou de coton, que l'on ne met pas dans des bois de lit, mais sur des appuis placés à une certaine hauteur Ps. 432, 3., tixés à la paroi, et qui servent de chaises ou de divans pendant le jour. On ignore si les lits des Hébreux, qui portaient différents noms (mittah, Gen. 47, 34. 4 Sam. 49, 13. 2 Sam. 4, 7. 2 R. 4, 4., misheab, Ex. 24, 4 8. 2 Sam. 43, 5. Cant. 3, 4., hérès, Job 7, 43. Cant. 4, 45.), étaient en général des lits fixés comme ceux des Orientaux de nos jours, ou bien des lits mobiles; ce dernier cas paraîtrait plus probable par 4 Sam. 4 9, 15., et l'on s'en servait le jour comme de sophas, 4 Sam. 28, 23. 44. Am. 6, 4.; cependant cf. 2 R. 4, 10. Un cadre de lit (en fer) est mentionné, Deut. 3, 14. Les riches les ornaient de magnifiques tapis, Prov. 7, 46. Ez. 23, 4t., et ceux qui se couchaient s'enveloppaient euxmêmes de tapis, et plaçaient sous leur tête pour oreiller une peau travaillée, 4 Sam. 49, 13. On croit trouver l'idée d'un hamac dans l'hébreu melounah, Es. 24, 20., et l'usage de ciels de lit, Judith 46, 23. Les lits dont il est parlé dans le IN. T. étaient mobiles, Maltb. 9, 6. Marc 2, 4. 6, 55. Luc 5, 48. Act. 5, 45.
LIVRE. On peut voir à l'art. Ecriture, ce qui a été dit sur la forme des livres chez les Hébreux et chez les anciens en général : aux lames de cuivre et de plomb, aux pierres et aux briques, succédèrent bientôt des matières moins dures, du bois et des écorces d'arbres; puis vinrent les feuilles de palmier, puis la fine écorce appelée liber, l'écorcc intérieure du frêne, de l'érable, du tilleul. Pour une plus grande facilité de transport, ces écorces furent roulées comme on roule encore chez nous des cartes et des gravures, et ces rouleaux furent appelés en latin volumen, en hébreu megillah. Le papyrus, ou roseau d'Egypte, paya ensuite son tribut à l'art et A la science, et donna son nom à la composition pâteuse qui a été adoptée définitivement pour l'écriture, à notre papier. Les