‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 242 sur 398 · MAI · texte numérisé non relu

MAI

d'Absalon, el c'est non loin de là que périt ce tils ambitieux et dénaturé, 2 Sam. 47, 2 t. 27. cf. encore 4 R. 2, H. Ce nom disparait après les jours de l'exil. — Le même mot se lit Cant. 6, 13. {7, 4.), où nos versions l'ont traduit par deux bandes, et où M. Réville, rappelant Gen. 32, 4. 2., introduit l'idée d'anges : « on dirait des anges qui dansent. » M. Renan pense à des bavadères.

Si* HER-SALAL-fl AS-BAS, très bien traduit par Luther Eilebeute, Raubebald, Es. 8, 1. 3., et assez lourdement dans nos versions « qu'on se dépêche de butiner, il hâte le pillage. » C'est un peu long pour un nom d'enfant, et on pourrait le remplacer peut-être par presse-butin, pille-vite. » Ces quatre mots durent être placés en grosses lettres, par le prophète, sur un écrileau destiné a être lu par tout le peuple; la concision de ce langage permettait a chacun d'apprendre et de retenir dans sa mémoire la promesse de la délivrance, en même temps qu'elle exprimait la rapidité avec laquelle, au jour indiqué, la vengeance divine fondrait sur les ennemis. Acbaz, roi de Juda, était vivement pressé par les armées alliées de Retsin et de Pékach, Es. 7, 4.; idolâtre et incrédule, il ne méritait pas le secours de Dieu, mais Dieu voulait punir les ennemis de son peuple sans sauver Acbaz; il annonça donc au prophète la naissance d'un fils auquel il devait donner le nom de Maber-Salal-Has-Bas, et ajouta qu'avant que l'enfant pût prononcer le nom de son père, Juda serait délivré : celte prophétie ne tarda pas à s'accomplir, 2 R. 46, 9., et le roi d'Assyrie s'enrichit des secours que lui avait donnés Acbaz, ainsi que du butin qu'il fil sur les rois d'Israël et de Syrie.

MAHEL, 4 R. 4,34. v. Ethan.

MAHLON (chant), v. Elimélec.

MAHON (maison). 4° Ville de la tribu de Juda, Jos. 45, 55., non loin du désert du même nom, et près du village de Carmel ; David demeura pendant quelque temps dans ces contrées pendant que Saùl le poursuivait, el Nabal y possédait des propriétés dans le désert, 4 Sam. 23, 21. 25, 2. Auj. Tel-Main, à 8 ou 40 kil. de Hébron. — 2° Peuplade étrangère qui se trouve, Jug. 40, 42., en relation avec les Damalécites, les Philistins et les Sidoniens; peut-être la même que celle qui est mentionnée sous le nom de Méhuniles (ou Méoniens), 2 Chr. 26, 7., et 1 Chr. 4, 44 . dans le Keri (trad. habitations) ; ils furent vaincus par Hozias. On croit retrouver leur nom dans l'ancienne Maân (Abulféda, Burckbardl), située dans l'Arabie Pélrée, au sud de Wadi Musa, sur la route de la Mecque, où se voient encore des ruines assez considérables de villes et de villages. Rosenmuller compare, mais sans preuves, la ville de Beth-Méuou,q. v.

— 3° Fils de Sa m mai, el père ou fondateur de Beth-Sur, 4 Chr. 2, 45. Jos. 15, 58.

MAIN. Le lavage des mains et des pieds, acte de propreté en soi, était souvent considéré comme le symbole de la pureté; ainsi Pih) te lave- ses mains pour déclarer qu'il est innocent du sang du Juste; saint Pierre veut que ses mains soient lavées par Jésus ; le juste lave ses mains dans le sang des méchants en approuvant la vengeance que Dieu tire de leur iniquité; il lave ses mains dans l'innocence; Mattb. 27, 24. Jean 43, 9. Ps. 58, 4 0. 26, 6. Verser de l'eau sur les mains de quelqu'un, c'est remplir à son égard l'office de serviteur, 2 R. 3,44. S'appuyer sur la main de quelqu'un est un acte de supériorité, ï R. 7, 2. 47. 5, 48. Tendre la main signifie, ou demander ou faire alliance, Lam. 5, 6., cf. Rom. 40, 24. La main du Seigneur exprime sa puissance ou l'influence de son esprit, Ps. 49, 4. 448, 46. Jér. 4, 9.; cf. Es. 6, 6. 4 Sam. 5, 6. 7. La main élevée du pécheur, Deut. 32, 27., désigne son insolence.

— On comprend du reste facilement la signification de ce mot partout où il est pris dans un sens dguré. — La main (ou la paume), est plusieurs fois employée comme unité de mesure (= 0m09); cf. 4 R. 7, 26. Lév. 2, 2., etc. — Quant à la main sèche que Jésus guérit, Mattb. 42, 40. Marc 3, 4. Luc 6, 6. 8., c'est un engourdissement du bras ou d'une portion du bras, produit par l'obstruction de certains canaux qui empêche la nourriture d'arriver en quantité suffisante, et a pour résultat le dépérissement, la dessication el la mort de l'organe; c'est une atrophie locale comme chacun peut en éprouver momentanément, mais qui est souvent aussi permanente et incurable. Quelquefois cette mort locale peut surprendre les membres subitement, c'est alors une paralysie, et il est probable que les cas dont il est parlé 4 R. 4 3, 4. et Jean 5, 3. étaient des cas de celle nature. Jéroboam fut frappé de paralysie par celui qui dit à la maladie : Viens, el elle vient, v. Paralytique.

MAINAN, Luc 3, 31.; inconnu.

MAISONS. Elles étaient ordinairement en Palestine bâties de briques cuites, ou même simplement séchées au feu, ce qui ne leur assurait ni une grande solidité, ni une longue durée, Mattb. 7, 25. Ez. 42, 5. 7. 43, 4 3. Job 4, 49. Il y en avait cependant aussi qui étaient faites de pierre, et les palais étaient construits en pierre de taille, ou même en marbre blanc, Lév. 4 4, 40. 42. 4 R. 7, 9. Es. 9, 9. 4 Chr. 29, 2. (il parait d'après Esd. 3, 10. Job 38,6.7., cf. Zach. 4, 7., qu'il y avait des fêtes particulières et des invocations solennelles lors de la pose des fondements). Le mortier, la chaux ou le gypse, quelquefois aussi l'asphalte, servaient

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