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aura répété ce titre comme il l'avait entendu île leur bouche. Les Caldéens possédaient en effet une caste de prêtres savants très distingués, et organisés à peu prés de la même manière «pie celle des Perses, cf. Jér. 50, 35. Dan. 2, ti.; ils étaient indifféremment nommés mages ou caldéens parles Romains et les Grecs. Ils vivaient dispersés dans toutes les villes du pays, et pouvaient posséder. Comme leur religion était intimement liée a l'observation des étoiles, ils avaient construit de bonne heure sur le temple de Bélus un observatoire qui était le complément obligé do leur culte; c'est de là qu'ils prédisaient des calamités publiques ou des bouleversements de la nature, lisant dans les astres, dans le vol des oiseaux, et dans les entrailles des victimes, tout à la fois prêtres, augures et devins, Es. 47, 9. 13. Dan. 2. Ils apparaissent dans le livre de Daniel sous plusieurs noms différents qui se rapportent sans doute aux différentes classes ou branches de l'ordre, à leurs diverses spécialités, mais que nous ne sommes pas en mesure de déterminer d'une manière précise (v. Haevernick, Comm. sur Dan.). Audessus de la caste se trouvait un chef ou surintendant, Jér. 39, 3., et nous voyous que Daniel, un étranger, un Hébreu, fut établi dans cette haute dignité par la faveur royale, Dan. 2, 48.
Le nom de mages fut donné plus tard sous les Romains, à tout ce qui s'occupait de théosophie ou de magie, orientale, à tous les astrologues, devins et jongleurs ambulants de l'Asie, qui joignaient à Unis ces litres déjà usés le mérite d'être un peu médecins. On voit par Acl. 8, 9. 13, 6. 8. qu'ils avaient pénétré bien avant dans la faveur et l'estime publique.
On s'est perdu en conjectures pour savoir quels pouvaient être les ina^es qui vinrent chercher, pour l'adorer, le Sauveur du monde, Malth. 2, I. Ils venaient d'Orient, nous dit Matthieu, et cette expression vague, v. 9, de même que celle du v. 12, montre qu'il ne pouvait, ou qu'il ne voulait pas en dire davantage. Quelques auteurs ont cru trouver, dans les dons qu'ils apportaient, une preuve qu'ils venaient d'Arabie ; mais cette preuve n'en est pas une ; car de l'or, de la myrrhe et de l'encens, on peut en acheter partout. L'opinion qui se justifie le plus est celle qui les fait venir de Perse ou des contrées voisines de la Perse ; le système de la religion zend est celui des systèmes païens qui renfermait peut-être le plus de germes de la vérité; on y trouvait, entre autres, l'idée d'un Sosiosh, d'un Rédempteur qui devait venir. Les rapports des Perses avec les Juifs avaient favorisé pour eux une certaine fusion des doctrines israélitiques dans le système de leur religion populaire. L'étoile (q. v.) qui sert
de guide aux mages, rappelle cette religion tronomique des Perses, et peut avoir été choisie de Dieu comme un flambeau qui ne leur était pas inconnu, et qui devait, plus sûrement qu'un autre, en tenant compte de leurs préoccupations habituelles, les amener vers une lumière plus grande, la seule véritable ; enfin, peut-être, le souvenir des calculs de Daniel, qui avait été chef des mages, et dont les travaux avaient été sans doute étudiés et médités par les plus fidèles de ses adhérents, aura contribué à donner aux mages cette assurance et cette foi qui ne les abandonna jamais, qui surprend celui qui n'entend rien aux choses de Dieu, mais qui ne saurait étonner celui pour qui la parole divine est une règle suffisante de doctrine et de conduite. On sait combien, d'après le témoignage des auteurs profanes, le monde entier était dans l'attente d'un roi puissant qui devait ^e lever dans les mêmes contrées où le soleil se lève; mais celte attente, vague et incomprise chez ceux mêmes qui la partageaient, était plus claire et plus grande chez les mages; le roi qu'ils attendaient n'était |ias un conquérant qu'ils dussent fuir, c'était un sauveur qu'ils devaient chercher. L'ancienne église a vu, dans celte visite des mages, la salutation reconnaissante et respecl ueuse avec laquelle le monde païen devait accueillir celui qui venait rompre la clôture de la paroi mitoyenne, rendre à DieU l'humanité, aux hommes l'espérance et leur Dieu.
La tradition, l'on ne sait pourquoi, a fait de ces mages des rois, et a lixé leur nombre à trois, qu elle a baptisés : Gaspard, Mclchior et Balthasar. Ce seraient les seuls rois qui eussent adoré le Roi des rois pendant son séjour sur la terre, mais rien ne ju>tilie une tradition qui n'a pris naissance que tard, et que Calmel et d'autres catholiques regardent à la fois commo indifférente en elle-même, et sans fondement dans l'histoire. C'est toujours la même passion de vouloir introduire la grandeur terrestre dans la grandeur céleste.
L'adoration des mages a heureusement inspiré M. Délai re dans ses Chants de l'exil (Gosselin) :
Le voyage est fini, l'éloile aux ailes d'or Sur l'humble Bethléem arrête sou e»or, etc.
MAGIE, v. Divination, Enchanteur, etc.
jUAGO'G (qui couvre, toit), Gen. tO, 2., fils de Japhet, et frère de Gomer, de JMadaï, de Javan, de Tubal, de Mésec et de Tiras. Le même nom se retrouve. Ez. 38, 2-, cf. 39, 6., comme celui d'un pays voisin de Mésec et de Tubal, et sur lequel règne Gog : le texte de ces passages indique un pays sllué vers le nord ou le nord-est. Les auteurs orientaux font mention
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des peuples Jagoug et Magoug, comme habitant le nord de l'Asie et le nord-est de l'Europe. Un mur qui, à partir de Derben, passe de la mer Caspienne à la mer Noire, et qui a été bâli par un des rois de l'ancienne Pf rsf contre les invasions des barbares du Nord, porte le nom du mur de Jagoug et Magoug. — Lis descendants de Magog sont probablement les peuples que les anciens nomment, d'une manière générale, Scythes (Josèphe, Jérôme); Suidas l'entend des Perses; Braunschweig, dans un travail très remarquable (Leipsig, 1833), croit que, de celte race, dérive le peuple des Mantclioux, qui a fait la conquête de la Chine au dixseplième siècle.
La mention prophétique qui est faite de celle nation et de Gog, son roi, dans les passages cités d'Ezéchiel, et Apoc. 20, 8., nous la représente comme une puissance formidable ; c'est presque le paganisme personnifié qui viendra livrer, à la fin des temps, une dernière bataille au peuple de Dieu, pour essayer de l'anéantir. La prospérité d'Israël le tentera, la piélé de ce peuple l'irritera ; sa faiblesse enfin, ses villes sans murailles, ses portes sans verrous, ses habitants paisibles et sans méfiance, lui feront espérer une victoire facile, un grand butin, un grand pillage; mais cette guerre contre les saints, que Magog estimera devoir être la dernière, le sera, en effet, mais autrement qu'il ne le pense. En prenant les armes, il renversera, comme Crésus, un grand empire, mais le sien : Dieu se révélera des cieux; les tours et les murailles seront abattues ; les montagnes seront renversées ; tout ce qui respire sera épouvanté; Magog et son roi seront détruits ; Israël sera délivré ; ce sera la fin des tribulations du monde; les élus jouiront éternellement de leur victoire et d'un triomphe dont rien de fâcheux ne viendra plus jamais ternir l'éclat, ou diminuer l'allégresse.
Le nom de Gog, Apoc. 20, 8., est employé librement et poétiquement pour désigner le pays, bien qu'il soit le nom propre, ou peutêtre le nom appellalif du souverain qui régnera sur Magog. — v. Haevernick, Coinm. sur Ezéch.
MAGOR-MISSABIB, v. Pashur.
MAHACA (sevrant). 4° Mère d'Absalon.2 Sam. 3, 3. I Chr. 3, 2. - 2° Fille d'Abisalom, seconde femme de Roboam, et mère d'Abijam, roi de Juda, 4 R. 45, 2. On peut conclure de 2 Chr. 4 1, 20-23. que ce fut par son influence que les (ils du premier lit lurent dépossédés de la couronne. Quelques auteurs pensent que la Mahaca, nommée la mère d'Asa, 4 R. 45, 40., élait proprement sa grand'mère, et qu'elle serait appelée sa mère, selon l'usage orientai de noter et de faire ressortir dans les généalogies, les personnages les plus distingués, en omet-
tant ceux qui le sont moins ; et, en effet, cette Mahaca s'est rendue célèbre par son idolâtrie, au point qu'Asa, son fils ou petit-fils, dut lui retirer la régence. Toutefois, si l'identité du nom de Mahaca, et de sou père Abisalom, dans les deux passages, semblent autoriser cette manière de voir, elle ne la prouve pas ; l'usage de la langue même ne peut pas être rigoureusement invoqué, attendu que nulle part ailleurs le mot em, qui signifie mère, n'est pris pour grand'mère. Une autre opinion voit simplement une faute de copie dans 4 R. 45, 2., et se fonde sur ce que la mère d'Abijam est appelée, 2 Chr. 13, 2., Micaja, fille d'Lriel de Guibha. — Quoi qu'il en soit, et malgré son rang et son pouvoir presque royal, 4 R. 45, 43. 2 Chr. 45, 46., elle vit Asa mettre en pièces l'idole qu'elle avait faite, et la brûler, de même, sans doute, que le bocage, théâtre de son idolAtrie. Quelle était cette idole ? c'est ce qu'on ignore; on doit penser que c'était une invention nouvelle, impure et bizarre. •
3° etc. D'autres Mahaca sont encore nommées, 4 Chr. 2, 48. 7, 45. 46-, et des hommes du même nom, Gen. 22, 24. 1 R. 2, 39. 4 Chr. 14, 43. 27, 46., etc.
MAHACATH, ou Mabaca, ou plus complètement et dans un sens plus déterminé Arum Mahaca (dans l'hébreu), 1 Chr. 19, 6., ville ou province de Syrie, gouvernée monarchiquement, à l'orient et au nord des sources du Jourdain, nommée plusieurs fois à coté de districts syriens, 2 Sam. 10, 6. 8. 4 Cbr. 49,6. Jos. 4 3, 44 ., et placée, Deul. 3, 44., sur les frontières de la partie transjourdaine d'Israël, notamment près des tribus de Gad et de Ruben, Jos. 43, 43. Sa position est inconnue, et plusieurs hypothèses qui ont été mises en avant, restent à l étal de pures présomptions.
MAHALALEEL, fils de Caïnan ou Kénan, naquit l'an 795 du inonde, el devint père de Jéred à l'âge de cent soixante-cinq ans, il a vécu huit cent quatre-vingt-quinze ans; Geo. 5, 12. 4 Chr. 1, 2. Il est nommé dans la généa- | logie de Marie, Luc 3, 37. v. Gain.
MAHALOTH. u. Psaumes.
MAHANAJIM (les deux camps), ville d'au delà le Jourdain, au nord du Jabbok, Geo. 38, 2. 22., sur les frontières de Gad el de Manassé : elle tirait son nom de la visite merveilleuse que les anges firent à Jacob, q. v- Dans le partage, elle fut d'abord comprise dans le territoire de Gad, puis donnée aux Lévites, Jos. 21, 38M cf. 1 Chr. 6, 80. Elle fut choisie pour siège de la royauté passagère et rebeiif dïs-Boseth, 2 Sam. 2, 8. 12, 29. 4, 5., el Salomon en tit l'une des douze villes chargées de pourvoir aux approvisionnements de la cour, 4 R. 4, 44. David s'y retira pendant la révolte
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