MAL
plus recherchas et des boissons, pour remplir en un mot les fonctions de maître d'hôtel ou de maître des cérémonies. Celte charge ne doit probableinrnt pas être confondue avec celle du président de table (symposiarque, rex convivii) qui était choisi ou tiré au sort entre les convives eux-mêmes et qui était le roi de la fête au lieu d'en être le serviteur. Cependant v. Wetstein, Novum Teslamentuni. I, 847.; le passage de Jean n'a rien qui repousse positivement l'identité des deux charges.
M A KIR (savant, marchand). 1° Petil-fds de Joseph, fils de Manassé et d'une concubine syrienne, 1 Chr. 7, 14. Ses enfants purent encore jouir de la vue et des soins de leur aïeul, le gouverneur d'Egypte, Gen. 50, 23.; plus tard ils occupèrent une partie du pays de Galaad dont ils s'étaient emparés, v. Jaïr. Nomh. 32, 39. Dent. 3, 15. Jos. 13, 31. 17, 1. Le nom de Makir se retrouve encore Nomb. 26, 29. 27, 1. 1 Chr. 2, 21. 7, 14. et Jug. 5, 14., où il semble représenter toute la tribu de Manassé.
2° Fils de Hammicl et probablement un ancien ami de la maison de Saiil ; il avait recueilli le seul descendant qui restât du premier roi d'Israël, Méphlboscth, et c'est dans sa maison à Lodebar que les employés de David trouvèrent ce jeune prince. Peut-être la nourrice deMéphiboseth appartenait-elle à la famille de Makir, et l'on comprendra que, soit affection, soit compassion, soit espérance de temps meilleurs, elle l'eût retiré chez elle pour le conserver. Il ne parait pas qu'il y eût de la politique dans l'affection de Makir pour les enfants de Saûl, car on le voit plus tard apporter des vivres à David fuyant devant Absalon, et le secourir lui et les siens au milieu du désert, 2 Sam. 4, 4. 9, 4. 17, 27.
MAKKÉDA (adoration), Jos. 15, 41., cf. 10, 28. 29., caverne et ville de Juda, située, d'après Kusèbe, à 8 milles est d'Eleulhéropolis. Elle fut prise par Josué qui poursuivit jusque-là les Cananéens, et compléta par celte victoire la prise de possession du sud du pays. Auj. Suméil.
MALACHIE. Plusieurs opinions ont été mises en avant sur l'existence de ce prophète, dont le nom ne se trouve nulle part ailleurs que dans son livre. D<lj:ï quelques docteurs juifs, traduisant le nom de Malachie par messager ou ange de l'Eternel, avaient émis lïdée qu'E^dras était l'auteur de cet oracle, caché sous un nom symbolique; v. aussi Jérôme, Calmet et Simonis; Vitringa, et après lui Hengstenberg, ont généralisé cette idée en la modiliant, et pensent qu'un prophète quelconque a pris ce nom appellatlf si bien en rapport avec ses fonctions ; ils se fondent en particulier sur ce. que le nom de Malachie n'est accompagné d'aucune autre
désignation de personne ou de famille; mais v. Abdias 1. Habac, 1, 1., où le nom des prophètes est également isolé sans que personne ait songé à en faire des noms ap|ie!Iatifs. D'autres encore (Origène) ont pensé que Malachie était un ange incarné. Il n'y a pas de raisons pour nier l'existence de Malachie, et s'il y a dans son nom un appel et une grande solennité, on peut dire la même chose d'Osée, de Joël, etc. On ne sait du reste rien, ni de sa personne, ni de sa famille, ni de son activité. Quant à l'époque où il prononça et rédigea les prophéties qui portent son nom et qui ne forment qu'un seul oracle, on est d'accord maintenant, depuis les travaux de Vitringa, à la faire coïncider à peu près avec le second voyage de Néhémie en Palestine, sans que l'on puisse déterminer si ce fut immédiatement avant son départ, pendant son absence ou après son retour. Malachie fut avec Néhémie dans les mêmes rapports qu'Aggée avec Jéhosuah, que Zaeharie avec Zorobabel ; l'activité intérieure de l'un concourt avec .l'activité extérieure de l'autre; elles s'associent mutuellement. Malachie reproche aux sacrificateurs leur négligence dans l'exercice de leurs devoirs, au peuple son refus de payer les dîmes, et le choix d'offrandes et de victimes méprisables; il reproche à tous leur indifférence religieuse et leurs murmures, et le portrait qu'il fait du peuple de Dieu rappelle parfaitement celui que fait Néhémie, cf. Mal. 2, 8. 3, 10. et Néh. 13, 10. 30., etc. Le même parallèle pourrait s'établir dans tout le cours de l'histoire Juive entre la mission des prophètes et la vie des rois, entre les paroles des premiers et les actes des seconds, entre Esaïe et Ezéchias, entre Jérémie et Josias. Malachie ajoute des menaces à ses reproches, et termine en annonçant la venue du Précurseur qui sera immédiatement suivie de celle du Messie. — Si cet auteur n'est pas nommé dans le IN. T., il y est au moins cité à diverses reprises, soit directement, soit indirectement; r. Matth. 11, 10. 17, 10-12. Marc 1, 2. 9, 11. 12. Luc 1, 16. 17. 7, 27. Rom. 9, 13., etc.
MALADIES. Malgré la salubrité du climat de la Palestine et des contrées environnantes, et quoique la régularité de la vie et la sobriété soient presque un préservatif immanquable de tous les maux, il y a quelques maladies qui se développent là comme ailleurs, qui rappellent aux habitants les conséquences du péché, et les avertissent que l'homme n'est que poudre, que le temps passe, que la fleur se fane et tombe. Ce ne sont en général «pie des maladies de courte durée. La langueur, la lièvre (chaude), les ulcères, la gale, la gonorrhée, les hémorrhoïdes, la lèpre, sont nommées en plusieurs passages des livres de Moïse, Lév. 15, 3. 26,