‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 28 sur 398 · A MO · texte numérisé non relu

A MO

neuvième pierre dans le pectoral du souverain | par les gens de sa maison ; mais le sacrificateur, Ex. 28, 19; elle forme dans le dont il avait su flatter les désordres oi Nouveau Testament le douzième fondement de la Jérusalem céleste, Apoc. 21, 20.

AMI, v. Amon 3°.

AMINADAB. 1°Filsd'Aram, père de Naasson, nommé dans la généalogie de notre Sauveur, Malih. 1, 4. Luc 3t 33. C'est le même que Hamminadab, Ex. 6, 23. Nomb. 1, 7. Ruth 4, 19. 20. 1 Chr. 2, 10. Sa tille Elisébah était femme d'Aaron. — W. Haminadab.

AMNON, l'aîné des lils de David, qui l'eut d'Ahinoham sa seconde femme, 2 Sam. 3, 2.

1 Chr. 3, 1. Ce malheureux, épris d une fureur coupable pour sa sœur de père, Tamar, que les lois de Moïse ne lui permettaient pas d'épouser (Lév. 18, 9. 20, 17. Deut. 27, 22), la déshonora, et se porta envers elle aux plus criminels excès, puis il la chassa honteusement comme une ennemie. Absalon, frère de Tamar, attendit pendant deux ans entiers l'occasion de venger l'outrage fait à sa sœur, et finit par donner l'ordre à ses serviteurs de l'assassiner. Amnon périt misérablement au milieu d'un festin,

2 Sara. 1 3. Le crime fut puni : ce qu'Amnon avait semé, il le moissonna; Absalon trouva plus tard aussi la peine de sa vengeance; mais ces deux crimes furent un châtiment envoyé par l'Eternel sur David pour son adultère et pour le meurtre d'Urie. Aninon avait été une verge de Dieu: triste ministère que celui d'un fils dont Dieu se sert contre l'auteur de ses jours ! Considérée en elle-même, l'histoire d'Amnon est un terrible exemple des excès auxquels peut porter une passion que l'on ne cherche pas à combattre, mais que l'on héberge comme un hôte, que l'on nourrit et que l'on entrelient. La chute d'Amnon, précipitée et peut-être amenée par des conseils étrangers, doit nous apprendre en même temps à choisir nos amis parmi les fidèles, et à nous accompagner de ceux qui révèrent le nom de l'Eternel, Fs, 119,63.

AMOMON, Apoc. 18, 13., mot qui ne se trouve qu'en ce seul passage et qui manque dans beaucoup de mss. Il désigne une plante odoriférante dont on se servait pour la préparation de certains parfums : ce n'est pas l'amomuin de nos pharmacies, mais on ne saurait rien préciser sur sa nature.

AMON. 1° Gouverneur de JaSamarie, auquel Achab ordonna d'emprisonner le prophète Miellée, 1 R. 22, 26-, jusqu'à son retour de l'expédition contre Josaphat.

2° Fils de Manassé et de Mésullémet, quinzième roi de Juda, monta sur le trône à Tige de vingt-deux ans, et régna deux ans (641-639 av. C). Ce fut un monstre de méchanceté ; trop fidèfe imitateur des désordres de son père, il ne l imita pas dans sa repenlance. Il fut assassiné

peuple, ou les superstitions, le vengea et fit périr les meurtriers. Il ne fut pas, non plus que son père, enseveli dans le tombeau des rois, maison le plaça dans son sépulcre, au jardin de Uuzn. Son Ois Josias lui succéda. 2 H. 21, 18-26. 2 Chr. 33, 20-25. Matlh. 1,10. Jer. 4,2.Sopn. 1,1.

3° Ou Ami. Es. 2, 57. Néh. 7. 59. Un des principaux chefs des Juifs qui revinrent de la captivité.

4° v. No.

AMOBRDÉENS. C'était la peuplade cananéenne la plus considérable. Us descendaient de Cam par son quatrième fils Canaan, el de Canaan aussi par son quatrième fils, Gen. 10, 6. 15. 16. Plusieurs d'entre eux étaient des géants dont Amos dit, 2, 9., que leur hauteur était comme celle des cèdres, et qu'ils étaient forts comme des chênes. Ils avaient a l'est du Jourdain les deux puissants royaumes de Basan et de Hesbon, gouvernés par Hog el par Sibon, Jos. 9, 10., qui s'étendaient depuis le torrent d'Arnon jusqu'à la montagne de Hermon,Deut. 3, 8. Sihon s'était emparé d'une grande partie du territoire des Moabiles et des Hammonites, Nomb. 21, 24. Jug. 11, 13. (Ce dernier passage indiquant les prétentions des Hammonites sur une partie du pays qui leur avait appartenu, disent-ils, avant que les Amorrhéens le possédassent, est le seul indice d'une conquête faite sur les enfants de Hammon par les Amorrhéens.) Mais Moïse fit la conquête de toute cette contrée, et la donna aux tribus de Ruben et de Gad el à la demi-tribu de Manassé, Nomb. 32, 33. Deut. 3, 8. 12. 13. — Il y avait encore d'autres royaumes amorrhéens dans la partie méridionale de Canaan, à l'ouest du Jourdain, dans le voisinage de Hébron et de Halsatson-Tamar, Gen. 14, 7., occupant le territoire de la montagne de Juda, Nomb. 13, 30. Ce sont ceux-là qui battirent les Israélites à Horma, Nomb. 14, 45. Deut. 1, 44.; mais environ quarante ans apfès, Josué vainquit leurs cinq rois, Jos. 10, 5., et distribua leur pays aux tribus de Juda, de Siméon, de Dan et de Benjamin, Jos. 15 et 19. Cependant ils ne purent être entièrement assujettis, et Josué mémo ne put les empêcher de se relever quelquefois et de faire des conquêtes sur Israël, Jug. 1, 34. 3, 5. 1 Sam. 7, 14; les Gabaonites. eu particulier, un reste des

Amorrhéens, subsistèrent longtemps, 2 Sam. 21, 2., cf. Jos. 9. Les nombreux débris de cette nation ne furent définitivement soumis que par Salomon, qui les lit tributaires, 1 H. 9, 20.

Comme les Amorrhéens occupaient le premier rang au milieu des Cananéens, il n'esl pas rare que leur nom serve à désigner l'ensemble de

ces peuplades, et Canaan tout entier, Geo. 45, 46. Jug. 6, 10. 4 R. 21, 26. 2 H. 21, 44.

Dieu dit aux Juifs que leur père éiait Amorrbéen, et leur mère Hélhienne, Ez. 16, 3., pour leur faire comprendre qu'ils n'étaient en réalité pas plus dignes des grâces de Dieu que les pires des Cananéens, et que, s'ils descendaient physiquement de Sem au lieu de descendre de Cam, il n'y avait en eux-mêmes rien qui les rendit plus agréables à Dieu que ces peuplades qu'ils avaient dépossédées, et dont ils habitaient le territoire.

AMOS. 4° Le troisième des douze petits prophètes. Il vécut environ 800 ans av. C, sous les règnes de Hozias roi de Juda, et de Jéroboam II roi d'Israël, et commença son ministère au moins en 784; il se trouvait ainsi contemporain d'Osée, de Joël et d'Esaïe, Am. 4, 4. 11 était originaire deTékoah dans la tribu de Juda, et exerça d'abord la profession de berger, ou de bouvier, s'occupant parfois à piquer les tigues sauvages pour les faire mûrir, 7, 14.; des images empruntées à son genre de vie se retrouvent fréquemment sous sa plume, 3, 12. 4, 4. 7, 1.2. S'il parait, 7, 14., se refuser à lui-môme le titre de prophète, il faut l'entendre seulement dans ce sens qu'il n'avait pas été élevé dans les écoles de prophètes, qu'il n'avait pas reçu l'éducation régulière des prophètes; car en luttant contre Amatsia il insiste fortement lui-même sur la divinité de sa mission; et la grande connaissance du Pentateuque, par exemple, qui perce dans ses écrits, montre qu'il était bien préparé pour remplir ses importantes fonctions.

C'est auprès des Juifs des djx Iribus qu'il exerça essentiellement son ministère; l'idolâtrie, la corruption qui y régnaient, la tyrannie et les injustices des grands, forment le sujet de ses exhortations prophétiques, dans lesquelles il dénonce, pour une époque plus ou moins éloignée, de terribles jugements de Dieu. Sa sévère franchise lui attira la haine des prêtres qui s'efforcèrent d'obtenir du roi son expulsion; la tradition le représente même comme étant mort victime de leurs cruels traitements.

Les six premiers chapitres ponliennent dans un tangage simple et sans fygures, des prédictions, d'abord contre les ennemis du peuple tbéocratique, puis, depuis 2, 4., contre le royaume même d'Israël. Les trois derniers chapitres dénoncent, en un langage symbolique, les jugements de Dieu sur Israël, et se terminent, depuis 9, 8., par des paroles consolantes. Le style est en général peu animé, mais toujours plein de dignité.

i° Luc 3, 25. Un des ancêtres de notre Seigneur, par Marie; inconnu.

U10TS. 2 R. 19, 2. Es. 4, 4. Père du pro-

phète Esale. Nous ne savons rien sur lui de positif. Les uns le confondent, mais sans fondement, avec Amos le prophète; les autres le font Gis de Joas et frère d' Amatsia, rois de Juda, en sorte qu'il aurait été de la famille royale.

AMPHIPOLIS, ville de la Macédoine, et colonie athénienne, sur les confins de la Thrace. Paul et Silas la traversèrent lorsque, délivrés de la prison de Philippes, ils se rendirent à Thessalonique, Act. 17, 4. Elle était située non loin de la mer, sur le Strymon qui l'entourait de tous les côtés; c'est de là que lui est venu son nom, d'après Thucydide, 4, 402. Elle porte aujourd'hui le nom d'Acra, ou Emboli.

AMPLIAS, Rom. 46, 8. Disciple bien-aimé de Paul qui le salue, mais du reste inconnu.

AMRAPHEL, Gen. 4 4, 4 . Petit roi de Sinhar, contemporain d'Abraham etallié de Kédor-Lahomer, q. v.

ANANIAS (Débr. Hanania, la grâce de l'Eternel). 4° Anauias, Act. 23, 2. 24, 4. Souverain sacrificateur, d'un caractère altier, susceptible et remuant, était, d'après Josèphe, fils de Nébédée. Il succéda, vers l'an 48 de Jésus- Christ, à Joseph fils de Kamyde, dans les fonctions pontificales. Quadraïus, gouverneur de Syrie, ayant réussi à étouffer les troubles excités en Judée par les Juifs et les Samaritains, envoya cet Ananias à Rome, pour y rendre compte de la conduite qu'il avait tenue au milieu de ces désordres. Il parvint à se justifier entièrement, et l'empereur Claude le renvoya dans son pays. Quelques années après le retour d'Ananias, Paul eut à comparaître devant le Sanhédrin qu'il présidait, et comme l'Apôtre, plein d'assurance et de modération, commençait à parler pour justifier le tumulte de la veille, 22, 22. 23. 23, 4., Ananias le fil frapper au visage, sans qu'on puisse expliquer cette violence autrement que par l'irritation que lui causa le titre d'hommes frères, dont Paul se servit en s'adressant aux membres du conseil. Alors Paul, soit qu'il refusât de reconnaître Ananias en qualité de sacrificateur, soit qu'il ignorât effectivement qu'il fût le souverain sacrificateur en charge, lui reprocha son hypocrisie, et lui dénonça les châtiments de Dieu. On peut croire que |es quarante assassins qui complotèrent pour faire périr l'Apôtre, furent poussés ù ce projet par Ananias et quelques autres de ses collègues, vieille manière, mais bien commode, de répondre aux arguments de ses adversaires. On sait, du reste, que ce crime ne put, s'accomplir, parce que l'Apôtre fut transféré à Césarée. Ananias le poursuivit encore, accompagné d'un certain rhéteur ou avocat nommé Tertulle, et ne discontinua ses accusations que lorsque Paul en eut appelé à l'empereur. — 11 est probable qu'il s'agit encore d'Ananias, 25, 2-, quoiqu'il ne

Page 1