‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 351 sur 398 · Néh. 9, 13., cf. Hébr. 18, 18., comme · texte numérisé non relu

Néh. 9, 13., cf. Hébr. 18, 18., comme

ayant été le théâtre d'une des manifestations

les plus solennelles et les plus redoutables de

la grandeur divine. La mention faite de celte

montagne, Ga). 4, 25., la circonstance que le

Sinaï était appelé Hagar par les descendants

mêmes de la servante d'Abraham, ce que Paul

pouvait avoir appris pendant son long séjour

en Arabie, et l'usage que fait l'Apôtre de celte

circonstance, offrent des difficultés exégétiques

et dogmatiques qu'il n'appartient qu'aux commentaires de résoudre, v. Olsbausen, Sardi-

noux, etc.

SINGES. Il n'en est parlé que 1 R. 10, 22. 2 Cbr. 9, 21. Les anciens en connaissaient plusieurs espèces et les avaient classés d'après divers caractères, singes à queue, singes sans queue, etc. On les tirait surtout des Indes et de l'Ethiopie, parfois aussi de la Mauritanie. De

SIO

leur nom indien kapi est venu leur nom hébreu koph, qui se retrouve aussi presque sous la même forme en grec.

S1NHAR, nom primitif de la plaine de Babyloneq. v.,Gen. 10, 10. 11, 2. 14, 1. Jos. 7, 21. Dan. 1, 2. On y trouvait, non-seulement Babylone, mais encore Erek, Akad, Calné : d'où il résulte que ce nom désignait, non-seulement la Babylonie proprement dite, mais encore une partie de la Mésopotamie orientale. Le nom actuel de Sinsjara, ou Singara, est le seul souvenir qui reste de cet ancien nom si célèbre; il désigne, d'après Niebuhr, une chaîne de montagnes qui s'élève au sud de la route de Mossoulà Merdin, au milieu d'une plaine fertile, et qui est la seule chaîne un peu importante qui se trouve sur toute l'étendue de l'ancien territoire de Sinhar.

S1NIENS, Simm : deux pays ou peuplades dont l'orthographe est la même en hébreu, sont nommées, l'une Gen. 10, 17., où il s'agit d'une race cananéenne habitant fe Liban, probablement le sud -ouest, et oh l'on retrouve encore un bourg Sinnas (Syn), déjà mentionné par Strabon et par saint Jérôme; — l'autre, Es. 49, 12. Il ressort du contexte même que ce peuple ne saurait être confondu avec la peuplade cananéenne, quoique cela n'exclue pas sa descendance de Cam ; les Siniens y sont représentés comme les habitants d'une contrée fort éloignée qui doit être cherchée à l'orient; les commentateurs, depuis Arias Monlanus, sont presque tous d'accord à reconnaître qu'il est question de la Chine dans ce passage. Les Chinois por-

il n'est pas étonnant que le nom de ce peuple immobile se retrouve partout et toujours le même, comme celui des ludous; dans les livres saints des bouddhistes, la Chine est appelée Dschina; en chinois, dschin signifie homme. Cependant ce n'est pas prouvé; v. Noachides. L'opinion de Bochart, ressuscitée des anciens qui faisaient des Siniens les habitants de Sin (l'elusium) q. v., est généralement abandonnée, de même que celle qui confond les Siniens avec la peuplade issue de Canaan ; cette dernière était au nord, Pèluse au sud, et c'est ù l'orient qu'il faut chercher les Siniens de la prophétie. Le règne de Dieu est venu jusqu'à eux.

SION, dont le nom signifie un lieu sec et haut ou exposé au soleil, était 1° la plus élevée des quatre collines sur lesquelles était construite l'ancienne Jérusalem ; Robinson lui donne 2,360 pieds anglais au-dessus de la mer; d'autres 2,475. Elle était située au sud-sud-ouest de la ville; la vallée des Tyropéens la séparait de Morija, d'Opbel et d'Acra. Le mont de Sion s'abaisse rapidement à l'ouest et au sud vers les profondes vallées de Gihon et de Ben-Hinnom;

SIO

son soi, comme celui des trois autres collines, est calcaire et blanchâtre. La montagne, du reste, est rarement citée comme telle; sa position n'est indiquée nulle part d'une manière positive, et Josèphe, on ne sait pourquoi, nonseulement ne donne aucun détail précis sur la situation de la colline, mais semble même éviter de prononcer son nom. L'incertitude qui règne sur l'identité des noms actuels avec les lieux anciennement désignés par les mêmes noms, n'a pas épargné la montagne de Sion, et Ligbtfool (de même que Calmel), suivant les traces d'Aben Esra, et s'appuyant sur une fausse interprétation de Ps. 48, 2. Ez. 40, 2., l'a placée au nord de Jérusalem. Mais sauf cet essai malheureux, l'on est d'accord à reconnaître que la Sion actuelle est bien la même que l'ancienne. — Après que Jérusalem eut été conquise par les Jebusiens, la citadelle de Sion, élevée sur la colline de ce nom, fut fortifiée davantage encore, et devint le principal boulevard de la terre sainte, 2 Sam. 5, 7. 1 Chr. 11,5. Jérusalem, sitoée au nord-est. fut appelée la iiile de Sion, et ce nom, dans le langage des prophètes désigne souvent la ville sainte tout entière ; on dit aussi la montagne de Sion, 2 R. 19, 31. Ps. 48, 2. 78, 68. 133, 3. Es. 4, 5. 29, 8. Abd. 17, Hébr. 12,22 ; — la montagne sainte, Ps. 2, 6. Joël 3, 17; — la demeure du Dieu d'Israël, Ps. 9, 14. 74, 2. Es. 8, 18. 2i, 23. Jér. 8,4 9., etc.; elle nom du mont Mortfa sur lequel le temple était construit, disparaît ainsi devant le nom plus solennel de la Sion saiute. Plusieurs auteurs, Olshausen entre autres, étonnés de ce fait, en sont venus a conclure contre toute la tradition que les deux noms de Sion et de Morija ne désignaient qu'une seule et même colline, celle du temple. — Des caveaux creusés dans les flancs du mont de Sion renfermaient les sépulcres de David et de plusieurs de ses successeurs, dont il est écrit qu'ils furent ensevelis dans la cité de David, 4 R. 2, 40. 11, 43., etc. Jean Hyrcan, puis plus lard Hérode le Grand, firent ouvrir ces tombeaux et en arrachèrent tout ce qu'ils renfermaient de précieux; au dire de Dion Cassius, une partie du tombeau de Salomon s'écroula, sous Adrien, pendant le second siège de Jérusalem. Quoi qu'il en soit, ces monuments existaient encore au temps des apôtres, Act. 2, 29., et il est probable que des fouilles faites dans le mont de Sion les feront découvrir et reconnaître tôt ou tard ; une petite mosquée est aujourd'hui bâtie sur la place où la tradition prétend que se trouve le tombeau de David. — Sion, dont la moitié seule est encore comprise dans les murailles de la Jérusalem moderne, est véritablement désolée; ses tours et ses forteresses sont détruites, sauf la tour d'ilippicus qui s'élève sur la place môme du fort de David, et en pré-

sence de tant de ruines, quand la montagne reste seule debout, on comprend l'exclamation du Psalmiste, 125, 4.; la charrue se promène sur ces mêmes terrains où s'agitaient jadis les bannières des guerriers, et la prophétie s'est accomplie, Mich. 3, 42. — 2° Sion est aussi le nom d'une ville d'Issachar, Jos. 49, 49., que l'on trouvait encore au temps d'Eusèbe et de Jérôme sous le nom de Séon. — 3° Il résulterait enfin de Deut. 4, 48., cf. Ps. 4 33, 3., que les montagnes inférieures qui entouraient l'Hermon étaient quelquefois appelées Sion.

SIPHRA (éclat, beauté), et Puab (la brillante, d'après Simonis; sifflante, d'après Mackenzie), sages-femmes qui, ayant reçu l'ordre de Pharaon de mettre a mort tous les fils qui naîtraient aux Hébreux, éludèrent cet ordre et répondirent par un mensonge aux reproches qui leur furent faits par le roi au sujet de leur désobéissance. Elles craignaient le Dieu d'Israël, et Dieu les récompensa, non pour leur mensonge, mais pour leur foi ; Dieu leur donna des maisons, Ex. 4 , 4 5. sq.

S1PPA1. v. Saph.

SIKA, 2 Sam. 3, 26., citerne située près d'Hébron.

SIRJON. v. Hermon.

S1SAK, roi d'Egypte, contemporain des dernières années de Salomon et des premières de Roboam, 1 R. 11, 40. 14, 25. (env.990 av. C). Il fournit un asile à Jéroboam compromis, et favorisa plus tard l'établissement de son protégé, comme roi des dix tribus, en faisant, autant par calcul que par amitié, une invasion dans le royaume de Juda (vers 965) ; à la tête d'une nombreuse armée, il s'empara de plusieurs places fortes, et ne se. relira qu'après avoir contraint le monarque hébreu de capituler et de se reconnaître son tributaire. — Sisak est le Sesonchis, ou Sesonchusis de l'histoire profane, le premier roi de la 22° dynastie égyptienne (les Bubastides), quoique Eusèbe fasse de Sesonchis le contemporain de Joas, et que d'autres fassent de Sisak le Psuseuues de la 24e dynastie (tanilique), qui régna quarante et un ans, ou le Psosennus qui régna trente-cinq ans; quelques nouveaux chronologistes ont mémeconfondu Sisak avec Sésostris.

Dans le palais de Karuak, à Tbèbes, se trouve un immense bas-relief qui représente Sésoncbis traînant aux pieds des dieux les chefs des nations vaincues ; le, royaume de Juda y est distinctement représenté par un personnage à barbe longue et pointue : ce bas-relief a trois mille ans.

S1SÉRA, chef des troupes du roi cananéen J ibin, Jug. 4,2., etc. Vaincu par Barac, il dut s'enfuir; il implora l'hospitalité de Jahel, se cacha dans sa tente, et eu reçut le coup de mort.

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