‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 352 sur 398 · SOB · texte numérisé non relu

SOB

Son nom est rappelé dans le cantique de Débora, Jug. 5, 20. 26., puis par Samuel et par Asaph, 4 Sam. 12, 9.Ps. 83, 9.

SITHR1, Dis d'Huziel et cousin d Aaron, Ex. 6, 22. Son nom n'est pas rappelé avec ceux de ses frères lors de la sépulture de Madab et d'Abihu, Lév. 40, 4., soit qu'il Tût mort, soit pour tout autre moi if.

SITNAH, Gen. 26, 24. Ce nom, dérivé de satan, discuter, quereller, fut donné par les bergers d'isaac à un puits dont les bergers cananéens leur disputèrent la possession.

S1TT1M. 4° Campement des Israélites, connu par de grands péchés et de grandes plaies, Nomb. 25, 4. 33, 49., cf. Nicb. 6, 5. Il était situé dans les plaines de Moab, à l'est de la mer Morte. Josué envoya de là des espions à Jérico, Jos. 2, 4. Une journée suffit à l'armée pour se rendre de Sitlim aux bords du Jourdain, 3, 4. D'après Josèpbe, la distance ne serait que de 60 stades. La vallée de Sittim nommée Joël 4, 48. est un nom appellatir qui doit être traduit par vallée des acacias, c'est-à-dire vallée aride et stérile, parce que l'acacia préfère, en général, un terrain sec à un terrain humide. C'est en deçà du Jourdain qu'il faut chercher celte vallée qui, du reste, ne peut être déterminée de plus près; quelques-uns la placent dans les environs de Jérusalem ; peut-éire est-ce une partie de la vallée de Cédron.

2° Il est souvent parlé dans l'Ecriture du bois de Sittim (shitta, shiltim), employé pour la construction du tabernacle, de l'arche de l'alliance, delà table des pains de proposition, etc., Ex. 26, 5. sq. 26, 45. sq. 27, 4. 30, 4. 35, 7. 24. 37, 4. 38, 4. Deul. 40, 3. Le mot sitlim est d'origine égyptienne ; mais, sauf quelques rabbins qui l'entendent du cèdre, et Luther qui le traduit par pin (Fœhrenbolz), on est généralement d'accord à l'entendre de l'acacia. Il y en a près de 300 espèces, sans compter l'acacia de nos contrées qui appartient à la section des papilionacées, et qui est connu sous le nom de faux acacia, ou robinia pseudoacacia, du nom du médecin Robin, qui l'a importé. Les espèces principales sont originaires de l'Egypte et de l'Arabie, et l'on ne peut pas déterminer de laquelle il est plus spécialement question dans les livres de Moïse, a) L'acacia véritable (vexa, ou mimosa nilolica de Linnée), de la lamille des légumineuses, tribu des acaciées, section des mimosées, est un grand arbre dicotylédone, à forts et nombreux rameaux, à écorce rougeûtre, dont les épines sont noires, longues d'un demidoigt, et unies par paires; les feuilles sont divisées en folioles qui se terminent en pointes; les fleurs sont jaunâtres, odorantes, formées en épis; elles donnent une cosse d'un brun noirâtre. La gomme qui découle de cet arbre est bien

sous le nom de gomme arabique. — 6) L'acacia arabica ressemble beaucoup au précédent; il a, comme lui, des épines, une écorce brunâtre, des feuilles disposées par paires, et une cosse de la grosseur d'une groseille. — Le bois de l'acacia est extrêmement dur, et résiste même à l'action de l'eau ; il est en même temps fort léger, et brunit avec le temps ; lorsqu'il est vieux, il est presque aussi noir que de rébène; aussi était-il très estimé des anciens, et Ton s'en servait en particulier pour la construction des vaisseaux.

SIVAN, Est. 8, 9. r. mois.

SMYRNE (myrrhe), ville de l'Ionie, célèbre surtout comme place de commerce. Elle était située à 45 lieues nord d'Ephèse, à l'embouchure du Mélès, sur un golfe de la mer Egée, à laquelle elle avait donné son nom. Fondée, diton, par l'amazone Srayrna, elle était peu de chose dans les commencements ; détruite par les Lydiens, sous la conduite de leur roi Sadyates, elle resta presque déserte pendant quatre cents ans, se releva sous Alexandre le Grand, ou, d'après Strabon, sous Antigone (à 20 stades de son ancien emplacement), fut renversée par un tremblement de terre en 478 ou 480, fut restaurée par Marc-Aurèle, et atteignit sous les empereurs romains le plus haut degré de prospérité ; ses rues étaient pavées et coupées à angle droit. Le christianisme y fut annoncé de bonne heure, et une Eglise s'y fonda, Apoc. 4 , 4 4 . 2, 8. La Smyrne actuelle est encore, malgré tous les incendies et les tremblements de terre dont elle a été victime, la place la plus commerçante de l'Asie Mineure; elle compte environ 420,000 habitants, dont 9,000 Juifs, 4 ,000 Européens, 8,000 Arméniens, et 20,000 Grecs.

SO, ou Sé, roi d'Egypte, dont Osée recberch i l'alliance, mais qui ne sut pas défendre son protégé contre Salmanëser, roi d'Assyrie, 2 R. 47, 4. On peut même conclure de Es. 20, que Sargon, l'un des princes assyriens, aurait remporté sur lui de grands avantages. So est ou le Sabacon de l'histoire profane, de race éthiopienne, chef de la 25« dynastie, ou Sévéchus, Sabacon II, son fils, ou, selon Hitzig, Set ou Séthon, de la 23e dynastie, dite tanitique.

La seconde opinion serait rendue plus vraisemblable par l'orthographe orientale des noms.

SOBAC. 2 Sam. 40, 46. ou Sophach, 4 Cbr. 49, 46., chef des armées d Hadadhéser, marcha contre David jusqu'à Hélam, où il fut défait; il mourut sur le champ de bataille, tué peut-être de la main même de David.

SOBAL, père ou prince de Kirialh-Jéharim, où l'arche fut longtemps déposée, 4 Chr. 2, 50. On trouve aus&i ce nom répété parmi les descendants d'Esau, Gen. 36, 20. 23. 29., et

sol

l'histoire des croisades nous parle d'une Syrie de Sobal, siioée au sud de la Palestine, dans l'Arabie Pélrèe, el d une ville forte de ce nom.

SOBI, fils de Nabas, et frère ou neveu du dernier roi des Hammoniies, désapprouva sans doule l'outrage fait aux ambassadeurs de David, et contribua à soutenir , en lui envoyant des provisions, le monarque hébreu fuyant devant son fils. Sobi continua de vivre paisiblement à Rabba, où il exerça peut-être même quelque autorité sur les débris soumis de son peuple, 2 Sam. 4 7, 27.

SODOME (plaines, champs), ville de la vallée de Siddim, dans laquelle Lot s'était établi, attiré par la beauté el la fertilité de ses environs, plus sans doule que par l'hospitalité et les mœurs de ses habitants, Gen. 43, 12. 14, 12.

49, 4. Elle était gouvernée par ses propres rois, Gen. 44, 2. 8., etc. Elle partagea le sort de Gomorrbe et des autres villes de la plaine, Gen. 48, et 19; le feu du ciel embrasa son sol bitumineux, qui se fondit, s'abima dans les eaux souterraines qu'il recouvrait, et la mer Morte occupe depuis celte époque la place d'une vallée qui avait la réputation d'être une espèce de paradis terrestre. — Josèphe, et depuis lui quelques voyageurs, parlent d'une espèce de fruit auquel ils donnent le nom de pomme de Sodome, beau à voir, et en apparence bon à manger, mais qui se réduit en cendres quand on le louche pour l'ouvrir. Hasselquist y voit le fruit du Solanura melongena, dont la piqûre d'un insecte sèche et pulvérise l'intérieur; Robinson pense à l'Asclepias gigantea. U serait difficile de contester d'une manière absolue l'existence de produits analogues à celui donl on parle, mais c'est à l'bistoire naturelle d'en établir et surtoul d'en expliquer la nature et l'existence. — Les auteurs sacrés rappellent souvent le nom de Sodome pour montrer que, de tout temps, le jour du Seigneur vient sur ceux qui se croient en sûreté dans l'oubli de Dieu et au sein de leur* péchés, Es. I, 9. 43. 49. Jér. 49, 48.

50, 40. Soph. 2, 9. Ez. 16, 46. Deut. 29, 23. Matlb. 40, 45., etc. Au temps de notre Seigneur el même à une époque plus récente, on prétend avoir vu, près des bords de la mer Morte, des ruines de murs et de palais dans l'emplacement des villes détruites. (Plusieurs notices parlent aussi d'une ville épiscopale de ce nom, et c'est un Sévère, évêque de Sodome, qui souscrivit l'un des premiers au symbole du concile de Nicée). — Cette contrée doil être un jour renouvelée, Ez. 46, 53. 47, 8., etc.

SOIE. Celte substance précieuse que l'Orient vendait aux Grecs et aux Romains au poids de l'or, el qui partît originaire de la Chine et du Thibel, où du moins on commença de la travailler,

n'est nommée d'une manière positive et incontestée que Apoc. 48, 42. On n'oserait affirmer qu'elle soit nommée dans l'A. T., quoique Luther, Calmet et d'autres auteurs, aient cru la trouver dans certains passages, tels que Ex. 25, 4. Esi. 1, 6. 8, 15. Es. 19, 9. Lam. 4, 5. Ez. 46, 10. 43. 27, 46. U serait possible cependant qu'elle fùl désignée par le meshi de Ez. 46, 40. 13. (Gesenius, Haevernick). Au lempsdes Ptolémée, la soie était l'un des articles les plus importants du commerce alexandrin, el les Israélites peuvent l'avoir reçue d'eux, soil directement, soit par l'intermédiaire des Phéniciens.

SOLEIL, v. Création. Ce grand luminaire, dont la lumière et la chaleur répandent sur le monde entier tant de bienfaits, est l'une des créations qui ont été l'une des premières, et bien naturellement, substituées au créateur dans le culte impur d'une humanité remplie de ténèbres, nérod., 4, 212. 216., etc. Ce culte du soleil, familier aux Sabèens, aux Egyptiens, aux Perses, aux Grecs et aux Romains, qui l'adoraient sous les noms d'Apollon, Osiris, Ou, iMithra, etc., ne fut pas étranger aux Cananéens, quoique l'ideulitication de Banal et du soleil, affirmée par quelques auteurs, ne puisse pas être prouvée; mais les fêles d'Adonis, et les célèbres temples du soleil élevés à lleliopolis, Emè^e, Palinyre , Hiérapolis, sont des preuves du culle que les Syriens, les Phéniciens, el sans doule aassi d'autres peuplades cananéennes, rendaient à cet agent vivilkateur de la nature. Les Irihus égarées loin du vrai Dieu glissèrent au bord du précipice , et diverses traces nous montrent qu'au milieu de leurs autres idolâtries, elles surent donner une place au culte du soleil. Nous voyons, en effet, 2 R. 23, 11., le char d'Apollon et les quatre chevaux blancs que les l'eues attelaient au blanc chariot du soleil; ce furent des rois de Jnda qui se rendirent coupables de ce crime. Ailleurs, Jér. 19, 13. Soph. 1, 5., cf. 2 R. 23, 5., c'est une allusion à la coutume d'offrir à l'armée des deux, aux astres, des parfums du haut des toits, coutume empruntée aux Nabalbéens. Li s paroles d'Ez. 8, 17. : « Us mettent uncécbarde à leur nez, » out aussi été, par quelques commentateurs, rapportées au culte du soleil. Wincr, par exemple, en modifiant la traduction el en lisant: « Ils tiennent des épines devant eux, » voit dans ce passage une allusion a la coutume des Perses de saluer le soleil en tenant à la main un barsom, un faisceau de branches de palmiers ou de grenadiers ; mais celle explication est forcée, el il vaut mieux entendre la phrase, soit proverbialement avec Lightfool, dans le sens de : ils jettent de l'huile sur le feu, soil avec Haevernick comme une allusion a la coutume païenne de se déchirer le visage

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