SYN
les révélations de Daniel, l'histoire d'Enfer, et l'édii de Darius autorisant le rétablissement du temple. — Les chaleurs y étaient fort grandes en été, l'hiver y était doux, et les printemps délicieux. — 2° Susan-Edulh, v. Musique.
SUZANNE (lys), une des saintes femmes qui accompagnaient notre Seigneur, n'est connue que par la mention de Luc 8, 3.
SYCHAR. ». Sichem.
SYCOMORE (ficus egyptia, on ficus sycomoros, bébr. shikemim). Cet arbre appartient à la famille des urticées comme le figuier, mais ressemble plutôt au mûrier blanc par son feuillage et son apparence extérieure. l/Rgypte est sa patrie; on le trouvait cependant en Palestine et sous des climats plus doux , Ps. 78, 47. 4 R. 40, 27. 4 Chr. 27, 28. Am. 7, 4 4. Es. 9, 9. Luc 1 9, 4. Il croit volontiers dans les plaines et dans les vallées, mais demande un sol sec. Son tronc est très noueux, et atteint une grande hauteur, il pousse un grand nombre de branches qui s'étendent au loin, et forment une masse épaisse de feuillage qui a souvent 30 à 40 métrés de diamètre : les feuilles sont taillées en cœur, et garnies de pet its poils au côté inférieur ; le fruit, sans noyau, ne vient ni en graines, ni à l'extrémité des rameaux, mais attaché par le pétiole au tronc et aux plus grosses branches; il est jaunâtre, et ressemble aux figues sauvages pour
donnaient pas d'ombre. On croit en reconnaître les ruines, au nord-est desquelles s'élève maintenant Assvan ou Assouan, qui était au moyen Age une ville assez importante. La contrée est riche en rochers de granit. Juvénal y fut exilé. Davoust y battit les Mamelouks en 4799. SYMÉON. ». Pierre.
SYNAGOGUES, mot grec signifiant réunions, assemblées, par conséquent aussi églises. C'est le nom que l'on donna depuis l'exil aux lieux où les Juifs se rassemblaient pour l'exercice public de leur culte. La tradition assignait à l'origine des synagogues une très hauleaniiquité, cf. Act. 15, 21., et les rabbins allaient même jusqu'à en faire une institution patriarcale ; les tentes de Jacob, Gen. 25, 27., leur faisaient l'effet de synagogues. On s'appuyait surtout sur Deut. 31, 11. et Ps. 74, 8., cf. 407, 32., pour prouver cette ancienneté de l'institution; mais l'un de ces passages ne se rapporte qu'à la lecture de 1a loi, l'autre aux lieux saints où l'Eternel s'était manifesté, sans que l'idée de synagogue y soit même exprimée (nos versions ont traduit le général par le particulier). C'est surtout pendant l'exil, alors qu'Israël n'avait plus de centre religieux, plus de terre mainte, plus de sanctuaire, que le besoin de réunions d'édification se fit sentir plus vivement aux Juifs ; il est probable que ce fut alors que prit naissance
la forme et l'odeur. Le goût en est doux, et l'institution des synagogues, ce culte sans sa-
assez agréable, quoiqu'il n'approche pas du goût des figues proprement dites; ce ne sont en général que les pauvres gens qui s'en nourrissent. Ce fruit ne mûrit que si on le pique ou l'égratigne avec des peignes de fer : cette occupation était une des industries d'Amos, 7, 4 4. Quatre ou cinq jours après cette opération, la figue est mangeable. L'arbre lui même est rendu plus fécond lorsqu'on en incise Pécorce
chaque incision découle une espèce de lait
df qui
se coagule, et finit par former un rameau ; l'on peut y recueillir en son temps de quatre à sept figues; mais l'arbre s'épuise. A la place de chaque fruit que l'on cueille il en naît un nouveau, et l'arbre toujours vert peut donner quelquefois Jusqu'à sept récolles dans l'année. Le bois du sycomore est léger, mais solide et presque indestructible ; aussi les Israélites le recherchaient-ils de préférence comme bois de construction, Es. 9, 9. — Quant à Luc 47, 6. r. Mûrier.
SYÈNE (buisson), la ville la plus méridionale de l'Egypte, située dans la Thébafde, non loin de l'Ethiopie, sur la rive est du Mil, ou suivant Pline, sur une presqu'île formée par ce fleuve, à égale distance d'Alexandrie et de Méroé, Ez. 29, 10. 30, 6. Les anciens avaient déjà remarqué que dans les longs jours, le soleil y tombait perpendiculairement, et que les corps droits ne
criflees, dont ils durent se contenter, et auquel ils finirent par s'attacher tellement qu'ils en transportèrent l'idée dans leur patrie dès qu'il leur fut permis d'y retourner, cf. Néh. 8, 4. Au temps de Jésus, on trouve au moins une synagogue dans toutes les villes un peu importantes de la Palestine, à Nazareth, Luc 4, 16., à Capcrnaûm, Marc 1 , 21 . Luc 7, 5. Jean 6, 59., ainsi que dans les villes de la Syrie, de la Grèce, ou de l'Asie Mineure, Act. 9, 2. 13, 5., etc., 44, 1. 17, 1. 48, 4. 4 9, 8. Dans les villes plus considérables on trouvait un plus grand nombre de synagogues, proportionnellement aux besoins de la population, et Jérusalem en eut jusqu'à 460, ou 480 ; chaque corporation, chaque nationalité, parait avoir eu la sienne, cf. Act. 6, 9. Les proseuques, maisons de prière , ou oratoires, ne doivent pas être confondus avec les synagogues (v. Rilliel, Comm. sur l'Ep. aux Philippiens, Inlrod., p. 42. sq.); c'étaient des lieux de réunion, ordinairement non couverts, et situés près d'une eau courante , à cause de l'habitude des Juifs de se laver avant de faire leur prière, Act. 46, 13,cf.Matth. 21, 4 3. Prideaux pense qu'on n'y offrait point de prières publiques , mais que chacun s'y recueillait et priait en silence, cf. Luc 8, 42. Iv t?) irpcseuxfl toû ueoû, dans la prière de Dieu. Il est probable que ces proseuques, premier et modeste