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entre les poids ei les valeurs, le talent avait fini par représenter aussi une somme d'argent, ei c'est presque exclusivement sous ce rapport qu'il est nommé dans l'Ecriture, 4 R. 9, 18. 40, 4. 4 Chr. 2î, 44. Matth. 48, «4. 25, 15. On distinguait le talent d'argent et le talent d'or : le premier valait de 3,794 fr. selon les uns, à 9,935 suivant les autres; le second devait valoir douze A quinze fois plus. En calculant d'après ce que l'argent et l'or valent aujourd'hui, et en admettant que le talent pesât 4 5 kilos seulement, le kilo d'argent valant 200 fr., le talent d'argent devait valoir 3,000 fr., et le (aient d'or quinze fois plus, soit 45,000 fr. Si l'on prend l'argent pur non monnayé comme valant 248 fr. 89 c. le kilo, on arrive naturellement à un chiffre un peu plus élevé. Mais il y a nécessairement beaucoup d'incertitude dans toutes ces appréciations.
TALION. Les lois égyptiennes, comme les lois de tous les anciens peuples, jusqu'aux Grecs et aux Romains, jusqu'aux lois ecclésiastiques et canoniques, admettaient la loi du talion , au moins en principe , et très sou veut dans l'application. Moïse l'a également conservée dans sa législation, mais en l'adoucissant, en la restreignant au meurtre, aux lé sions corporelles des hommes libres, et au cas de faux témoignage, et en en plaçant l'exercice entre les mains, non de l'offensé, mais des juges. Cette loi, dit saint Augustin, est la justice d'hommes injustes. Notre Seigneur l'a solennellement condamnée, Matth. 5, 38., et le christianisme seul pouvait venir à bout de remplacer la vengeance par le pardon; car si le talion, quant à l'offenseur, n'est que la justice sous sa forme la plus simple, quant à l'offensé, ce n'est cependant autre chose que la vengeance ; ce n'est pas une peine moralisante, ce n'est pas une garantie pour la sécurité publique, ce n'est pas une satisfaction donnée à la morale ou a l'opinion publique, c'est la jouissance de se venger octroyée à l'offensé, le droit de faire du mal à celui qui a fait du mal. Le maintien de cette peine dans la législation mosaïque, Ex. 24, 23-25. Lév. 24, 49. 20. Deut. 49, 49., n'est donc, malgré toutes ses restrictions, qu'une concession faite a des mœurs et a des opinions à demi barbares, qui ne pouvaient s'élever d'un seul bond à la perfection chrétienne; le mosaïsme tout entier n'était qu'un premier pas vers Christ, le pédagogue qui devait lentement conduire les Juifs à l'Evangile, Gai. 3, 24., d'un coté en les convainquant de pécbé, de l'autre en leur apprenant à mieux faire, v. Cellérier, Espr. de la Lég. mos.
TALMAI. 4° v. Uanak. 2* Roi de Guésur, fils d'Hammihud. Sa fille Mabaca devint l'épouse de David, soit que le roi d'Israël ail, par politique,
recherché celle alliance, soit que la fille de Talmaï, faite prisonnière a la guerre, et devenue prosélyte pendant son séjour a Jérusalem, ait réussi à captiver le cœur du monarque, î Sam. 3, 3. 4 Chr. 3, S. Elle devint mère de Tamaret d'Absalon, et, lorsque ce jeune homme, après le meurtre d'Amnon, son frère, dut fuir la colère paternelle, ce fut à la cour de son aïeul Talmaï qu'il se retira pendant trois années.
TAMAR. 4° Cananéenne ; selon les Juifs, fille de Melchisédec ; deux fois belle-fille de Juda, et deux fois veuve sans enfants ; frustrée injustement de l'espoir d'épouser celui que la loi lui donnait pour époux, elle se fit justice elle-même par un stratagème où il y avait plus d'impudeur que d'Impureté, et eut de Juda, son beau-père, deux jumeaux, Pharez et Zara, dont le premier compte parmi les ancêtres de Jésus, Gen. 38, 4 Chr. 2, 4. Ruth 4, 42. Matth. 4, 3. Son nom signifie palmier, et Schrœder pense qu'il lui fut donné a cause de la grandeur et de l'élégance de sa taille. Quant aux réflexions que suggère ce honteux épisode, v. Schrœder, Comment., et GrandPierre, Essais, etc.
2° Tamar, fille de David et de Mahaca, violée par Amnon, son frère de père, et vengée par Absalon, n'est connue que par cette mention; aucun blâme ne pèse sur sa mémoire, 2 Sam. 43, 4 Chr. 3, 9.
3« Tamar, fille d'Absalon, 2 Sam. 44, 27. On s'étonne qu'Absalon ait donné à sa fille le nom de sa sœur; peut -être était-ce une protestation?
TA M A RISQUE (tamarix articulata). Quelques auteurs pensent que c'est cet arbre, et non le chêne, qui est désigné 4 Sam. 22, 6. Gen. 21, 31 . et ailleurs. Grand, gracieux et distingué, le t imarisque se plaît dans les sables, et supporte mieux la sécheresse que le chêne. On a de même voulu expliquer le miracle de la manne par l'abondance des tamarix mannifera qu'on trouve dans le désert du Sinaî, mais l'explication naturelle est plus difficile que le miracle lui-même, et les globules sucrés du tamarisque, exsudalion produite par la piqûre d'un insecte, n'auraient pas suffi pour nourrir le peuple pendant deux jours.
TAMBOUR, v. Musique.
TAPHATH. v. Basémah. Cette fille de Salomon avait épousé un des douze pourvoyeurs de vivres de la maison de son père, 1 R. 4, 4 4 .
TAPHNÉS, ou plutôt Tachpanchès, ville d'Egypte, dans laquelle s'était réfugiée une colonie de Juifs; elle possédait un palais royal, et paraît avoir été une ville assez considérable, Jér. 2, 46. On ne doute pas que ce ne soit la ville que les Grecs appellent Daphné, située sur la frontière de l'Egypte, vers la Syrie, à 46 milles romains (6 lieues) sud-ouest de Pélusium, parce que c'était une des premières villes de l'Egypte
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où arrivèrent les Juifs qui émigrèrent, entraînant avec eux Jérémie, après la prise de Jérusalem et le meurtre de Guédalja, Jér. 43. 7. 9. 44, t. 46, 14. Ez. 30, 18. Ce n'est plus aujourd'hui qu'une ruine (Tel Defenneb).
TAPPUAH, et Hen-Tappuah, d*ux villes appartenant, Tune aux frontières d'Epbraïm et de Manassé, l'autre, ancienne cité royale des Cananéens, aux plaines de Juda, Jos. 17, 8. 12, 17. 15, 34.
TARÉ (odoriférant), fils de Nacor, et père d'Abraham, voit mourir un de ses fils au lieu de sa naissance, prend ensuite avec lui Abram, Lot et Sara, quille la Caldée pour se rendre en Canaan, s'arrête à Caran, en Mésopotamie, et y meuri, âgé de deux cent cinq ans, Gen. 11, 24. 1 Cbr. 1, 26. Luc 3, 34. Bien que le récit semble supposer qu'il éraigra de son propre mouvement et comme chef, les passages G< n. 12, 1 . Ai t. 7, 2. montrent qu'il ne se mit en route que pour accompagner son fils à qui Dieu s'était révélé, et à qui il se manifesta de nouveau après le séjour de Caran. Taré, comme presque tous les hommes de son temps, était idolâtre, Jos. 24, 2. 14.; il est probable cependant, puisqu'il suivit son (ils, qu'il accepta ses motifs, et qu'il se convertit de l'idolâtrie au culte du vrai Dieu. Lorsqu'il mourut, il avait à peine parcouru le quart de la carrière de ses pères, et la vie qu'il légua â ses fils ne larda pas â être encore abrégée de moitié.
TARPÉLIENS (violateurs), Esd. 4,9., colons assyriens qui furent transportés en Samarie pour y remplacer les Ephraïmites emmenés en captivité. Ptolémée parle deTapuriens.el Straboti de Tapyriens, peuple grossier de la Médie; mais ces deux noms ne peuvent être rapprochés de celui des Tarpélieus que par une ressemblance peu marquée, et qui ne prouve rien.
TARSE, grande et populeuse ville de la Cillcie, capitale de cette province pendant la période romaine, située dans une plaine fertile, sur les rives du Cydnus, et (ondée, les uns disent par les Syriens, d'autres par Persée, d'autres par Sardanapale. Elle est célèbre par un séjour de Cyrus, par la première entrevue de Marc-Antoine et de Cléopâtrc, et plus encore comme lieu de naissance et première résidence de l'apôtre Paul, A et. 9, 11. 11, 25. 21, 39. 22, 3. Ses habitants, descendants d'une colonie grecque, n'oublièrent pas leur origine, et, tout en s'adonnant avec succès au commerce, ils continuèrent de cultiver les lettres et les sciences. Les écoles de Tarse pouvaient être comparées aux plus célèbres écoles d'Athènes et d'Alexandrie. Le luxe régnait partout, et, pour l'éclipser, il fallutque Cleopàlre avalât, dissoute dans du vinaigre, une perle estimée un million. Tarse était une ville libre en ce sens que, tout en ap-
partenant à l'empire romain, elle s'administrait par ses propres lois, et élisait elle-même se6 magistrats, faveur qui lui avait été octroyée par Antoine, mais qui n'emportait pas plus le droit de cité qu'il n'imposait les charges de colons; ce n'est donc pas comme natif de Tarse que Paul pouvait se dire Romain de naissance. Tarse compte encore aujourd'hui 7 à 8,000 habitants, pendant l'hiver environ 30,000, mais renferme beaucoup de ruines : on y montre une vieille église qu'on dit avoir été bâtie par saint Paul, et au cimetière un arbre qu'il doit y avoir planté !
TARSIS (pierre précieuse, ou selon d'autres, et plus probablement, soumission, vasselage, pays conquis). Les notices bibliques sur cette ville, ou contrée, sont de deux sortes : les unes sont générales, telles que Gen. 10, 4.Ps. *Î2, 40. Es. 66, 19., et dirigent les recherches vers les côtes et les fies éloignées du nord ei de l'ouest de la Palestine ; les autres sont spéciales, précises, telles que Ez. 27, 12. 25., où l'on voit Tyr s'approvisionner â Tarsis d'argent, de fer, d'étain, de plomb, etc. (cf. 38, 13. Jér. 10, 9.); Es. 23, 10., où Tarsis parait placée sous la domination lyrienne, et Jonas 1 , 3. 4, 2., où l'on voit un vaisseau partir de Joppe pour Tarsis. 11 ressort enfin de 1 R. 10, 22., cf. 22, 49., que Tarsis était une place de commerce très fréquentée par les Phéniciens; car les vaisseaux qui, sous Salomon et Josapbal, faisaient le service d'Hetsjon-Guéber â Ophir, portent le nom de vaisseaux de Tarsis, de même qu'en Angleterre certains vaisseaux sont appelés Indiamen, sans que cela signifie qu'ils soient nécessairement affectés au service des Indes, mais seulement comme une espèce de titre d'honneur désignant de grands bâtiments de commerce. Cependant, les Phéniciens ayant eu de tous côtés des établissements maritimes, les notices qui précèdent ne suffisent pas pour déterminer l'emplacement de Tarsis, et les opinions les plus divergentes se sont fait jour. Les uns, sur les traces de Josèpbe, oui confond u celte ville avec Tarse de Cilicie, ou avec la Cilicie elle-même; mais Tarse n'a pas été une place de commerce assez importante pour justifier une aussi grande célébrité, et Jonas, fuyant Niuive, n'aurait pas pris le chemin de la Cilicie pour s'en éloigner. D'autres, surtout à cause de 2 Chr. 9, 21. 20, 36., ont |jlacé Tarsis en Elhiopie. Le besoin de trouver un pays produisaut les divers objets énumérés a lait oublier le moyen de s'y rendre ; car, â moins de supposer que la flotte lyrienne Ut le tour de l'Afrique en doublant le Cap, il faut renoncer â celle hypothèse : la seule force de celle opinion se trouve dans les deux passages indiqués des Chroniques; mais les passages parallèles, 4 R. 10, 22. 22, 49., peuvent expliquer une méprise de l'auteur des Chroniques, qui
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