‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 364 sur 398 · TAU · texte numérisé non relu

TAU

aura pris pour vaisseaux parlant de Tarsis des vaisseaux qui n'en avaient que le nom, et se rendaient en 0;hir (cf. 9, 28. 10, 44.). D'autres auteurs niellent Tarsis sur la côte septentrionale de l'Afrique, baignée par la Méditerranée, à Cartbage, par exemple, toujours par rapport aux produits présumés du pays. Celle hypothèse, plus vraisemblable que la précédente, est cependant, comme elle, combattue par la table des peuples de G en. 40, qui se dislingue par une grande précision et un grand ordre géographique, et qui, après avoir compté Tarsis parmi les peuples de l'Europe descendants de Japbet, ne passe aux Africains descendants de Cam qu'au v. 6. — D'autres, également à cause du passage des Chroniques, ont pensé aux Indes orientales, et ils s'appuient sur son rapprochement de Scéba, Ps. 72, 40.; mais, outre que dans ce verset le rapprochement peut n'établir qu'un contraste, ce que le texte rend assez probable, l'embarquement de Jouas à Joppe, Jon. 4 , 3., suffit à renverser cette opinion. L'hypothèse le plus généralement admise, parce que c'est celle qui présente le plus de preuves et soulève le moins d'objections, voit dans la Cadix moderne, dans le Tariessus des anciens, le Tarsis des Hébreux et des Phéniciens. Le vieux Emporium Tariessus, situé au delà des colonnes d'Hercule, dans la partie sud-ouest de l'Espagne, non loin de l'embouchure du Bétis (Guadalquivir, le grand fleuve), offrait dans sun voisinage d'abondantes mines d'argent, ei, comme le nom de Tariessus désignait l'ensemble des colonies phéniciennes de cette contrée, il est probable que le nom de Tarsis avait aussi, pour les Hébreux, une signification générale , comprenant tous les javanides pélâsges. de l'Elrurie cl de l'Espagne. Cette identité de lieu est appuyée d'abord sur l'identité de nom, plus frappante en hébreu avec la prononciation araméeone ; puis , sur le fait bien connu que la partie sud-sud-ouest de I Espagne, particulièrement Tariessus, était le principal lieu de commerce des Phéniciens, qui en rapportaient à chaque voyage de riches trésors; enfin, sur ce que tous les produits mentionnés dans Ezécbiel et Jérémie s'y rencontraient. L'Espagne renfermait d'abondantes mines d'or et d'argent, ces dernières dans le voisinage de Tariessus; on y trouvait du plomb, au dire de Pline, et l'airain y était apporté des îles Britanniques, pour être de là transporté sur les marchés de l'Asie par les vaisseaux de Tyr; il parait même que la contrée renfermait de l'airain, et ce métal y était si abondaul qu'on s'en servait pour les constructions.

TARTA, 2 R. 48, 47., lieutenant de Sanchérib, et l'un de ceux qui accompagnèrent Rabsaké à Jérusalem. On ignore si c'est le

même que Tartan qui, sous le règne de Sargon, assiégea et prit Asdod pour le compte de son maître, Es. 20, 4 . Gesenius l'affirme, v. No.

TARTAC (Tharthak), 2 R. 17, 34., idole des Haviens. D'après les rabbins, elle aurait eu la figure d'un âne. On suppose que c'était un mauvais génie, le dieu des ténèbres, qui, dans le système de l'astrologie assyrienne, serait représenté par les planètes de malheur, Mars ou Saturne. Son nom même, en langue peblvi, signifie épaisses ténèbres } ou héros des ténèbres.

TARTAN, v. Tarta.

TATOUAGE. On en trouve quelques traces dans l'antiquité ; quelquefois les esclaves portaient, gravé sur le corps, le nom de leurs maîtres; les soldats, celui de leurs chefs, ou tel autre signe caractéristique; les idolâtres, le nom ou l'image de leur idole, et quelques auteurs ont cru voir des allusions à cet usage dans Es. 44, 6. Zach. 13, 6. (?) Gai. 6, 47. Apoc. 4 3, 46. 44, 4. Il ne faut pas confondre avec le tatouage proprement dit les signes de reconnaissance ordinairement imprimés par le feu aux criminels, aux prisonniers de guerre, aux esclaves, ni les incisions que les anciens se faisaient en signe de deuil, Jér. 46, 6. 41, 5. 47, 5. 48, 37., et qui étaient sévèrement interdites aux Israélites, comme un acheminement à l'idolâtrie, Lév. 49, 28. Deut. 44, 1. Quant aux incisions des prophètes de Baal, 4 R. 48, 28., elles appartenaient à leur culte, et constituaient un moyen apparent de contraindre la divinité à se montrer.

TATTENA1 (offrande, présent P), successeur de Rèhum dans l'administration des provinces samaritaines du nord delà Judée, se montra, par sa justice, plus favorable aux Juifs que son prédécesseur. Cependant lorsque, sous la direction de Zorobabel, ceux-ci voulurent poursuivre la construction du temple, il intervint avec ses collègues, et fit momentanément interrompre les travaux , dans l'incertitude où il était sur la portée de l'autorisation accordée aux Juifs. Il écrivit en conséquence à Darius pour connaître sa volonté; son rapport est exact et modéré : la réponse ayant été favorable, il n'hésita pas à laisser les Juifs reprendre leurs travaux, et mérita la réputation d'un sujet fidèle, d'un magistral intègre, d uo administrateur bienveillant; Esd. 5, et 6.

TAUPE. Cet animal parait désigné par le nom de hholed; il est rangé Lév. 44, 30. au nombre des animaux impurs. Il ne s'agii pas là cependaut de notre taupe européenne, quoique celle-ci se trouve aussi en Syrie, mais de la taupe asiatique, spalax micropblbalmus, qui a les paupières entièrement fermées. Elle creuse dans la terre des galeries horizontales,

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