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fond sans irrigation régulière, hémek une plaine basse pouvant servir de campement ou même de champ de bataille, 4 Sam. 47, 2. 2 Sam. 23, 43., bik'hah une plaine entourée d'une couronne de montagnes. La plupart des vallées nommées dans l'Ecriture ne peuvent pas être décrites d'une manière exacte, soit parce que le terrain n'a pas été exploré dans toutes les directions, les voyageurs suivant en général les roules tracées, et ne visitant que les lieux célèbres déjà explorés avant eux, soit parce que les bourgs et les localités qui donnaient leurs noms a la vallée, ayant été détruits, il n'est pas toujours possible de constater a quelle vallée se rapporte l'ancien nom des Ecritures. Nous nous bornerons donc à nommer, en allant du sud au nord, les principales vallées auxquelles se rattachent des souvenirs bibliques : — 4° Au sud-est, la vallée û'Hébron (héinek), près de la ville du même nom, célèbre par le séjour de Jacob, Gen. 37, 4 4. La moderne Hébron q. v. est adossée à une montagne ou colline. — 2° Non loin de là, le nachal Escol, probablement à l'ouest de la ville; le torrent ne pouvait se jeter que dans la mer Morte; cette vallée était célèbre par ses vignobles, Nouib. 43, 24. 32, 9. Deut. 4, 24., cf. Hen-Guédi. — 3° Au sud-ouest, le gué Tslphthah, près de Marésa, vallée assez spacieuse qui fut le témoin d'un engagement meurtrier; elle aboutissait du côté de Guérar, et ouvrit â une armée égyptienne le chemin de la Judée, i Chr. 4 4,9.— 4° A peu près dans la même contrée, au nord d'Eleuthéropolis, était le nachal Sorek, Jug. 46,4. — 5" Le bémek Elah, ou vallée des Térébinthes, n'était pas éloignée de la précédente, au nordouest delà route de Hamla à Jérusalem, au sudouest de cette ville, entre Soco et Azéka, avec un ruisseau qu'un pont traverse aujourd'hui. — 6° Autour de Jérusalem, et communiquant l'une avec l'autre, la vallée du Cédron, le gué Hinnom et le bémek Réphàim; cette dernière, très fertile, était sur les frontières de Juda, Jos. 45, 8. 48, 46., non loin de Bahal Péralsim, 2 Sam. 5, 20., et de Béthléem, 2 Sam. 23, 43.; elle s'ouvrait du côté du pays des Philistins et était assez vaste pour renfermer tout un camp, 2 Sam. 23. On la montre aujourd'hui au sud-ouest de Jérusalem, à gauche du chemin qui mène à Bethléem. — 7° Au nord de Jérusalem on trouve la vallée royale, ou vallée du roi (bémek), Gen. 4 4, 47. 2 Sam. 48, 48.— 8° Au nord-est de Jérusalem, la vallée de Hacor, sur la frontière de Juda vers Benjamin, Jos. 7,26. 45, 7. — 9° Dans la tribu de Benjamin, au nord-ouest de la précédente, près de Micmas et probablement à l'est, était la vallée des D\ènes ou de Ttèbohlm, Nch. 44, 34. C'est également près de là que devait
être la vallée des HarasMm, ouvriers ou manœuvres, Néh. 4 4, 35., cf. 4 Chr. 4, 44., où se trouvait une colonie d'artisans fondée par Joab. — 40° Près de Haï, vers la frontière nord de Benjamin, était un gué, qui probablement portait le nom de la ville, Jos. 8, 44.— 4 4° La vallée de Gabaon, près de la ville de ce nom, à la frontière ouest de Benjamin, Es. 28, 24., assez spacieuse pour qu'une armée pût la traverser et se rendre par Bethléem dans la vallée d' 'A jalon, Jos. 40, 42. — 42° Au centre de la Palestine on trouvait la célèbre vallée de Jiz~ réhel q. v. — 4 3° Au nord, sur la frontière d'Aser et de Zabuton, la vallée de Jiphtahel, Jos. 49, 44. 27. — 4 4° Au delà du Jourdain, la vallée de Succoth (bémek), prés de la ville du même nom, dans la vallée de Gad, Jos. 43, 27., probablement celle que parcourt le Jabbok, cf. Gen. 33, 47. Ps. 60, 6.- 45° La vallée des Passants, Ez. 39, 44., à l'est du lac de Génésareth; on croit que c'est la vallée située au sud de ce lac, près du village actuel de Szammagb, où la rivière est guéable.
Il est parlé avec plus de détails, à chaque article, de celles de ces vallées qui sont le plus connues ; v. aussi Méguiddo, Liban, etc. En dehors du territoire de la terre sainte, il est parlé de la vallée du Sel, de celle de Sittim, et d'une vallée en Moab \v. ces articles et Nelopba.
VASIN. v. Abija 4«».
VASTI, reine perse, sultane favorite d'Assuérus (Xercès), qui fut disgraciée pour avoir noblement résisté à une folle et honteuse prétention de son époux exalté par les vapeurs du vin, Est. 4 . Elle donnait un festin à ses femmes pendant qu'Assuérus avait réuni ses gentilshommes, et le dernier jour, le tyran ivre, ayant voulu montrer son épouse aux hommes de sa cour pour leur faire admirer sa beauté, elle refusa de paraître, ne doutant pas qu'Assuérus à jeun ne lui sût gré de sa conduit* et ne se repentit lui-même d'avoir oublié à ce point l'étiquette orientale et l'honneur de sa femme. Mais les seigneurs prirent, séance tenante, contre elle, une résolution extrême à laquelle Assuérus adhéra; elle fut déclarée rebelle à son mari, et indigne d'être plus longtemps son épouse. Assuérus ne tarda pas à la regretter, Est. 2, 4., mais il était déjà trop lard pour revenir en arrière, et des ordres furent donnés pour le choix d'une nouvelle sultane. La juive Ester succéda a la généreuse Vasti. — Josèphe et Justinien l'absolvent en s'appuyant sur les coutumes de l'Orient; Rosenmuller et d'autres, s'appuyant d'un passage d'Hérodote, 5, 48., pensent au contraire qu'elle a violé ces coutumes et qu'elle eût dû paraître pour faire honneur aux assistants. Chacun cependant se sent pressé de l'absoudre intérieurement : on admire sa conduite,
VEA
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et si l'on en croit quelques interprètes juifs, tout ce qui pourrait excuser Vastl n'est pas consigné dans le livre d'Ester; l'antiquité profane offre d'autres exemples de fantaisies pareilles, et des abominations ou des cruautés qui en ont èié les suites.
VAUTOUR. La nombreuse famille des oiseaux de proie semble désignée en hébreu sous le nom général de nésher, qui rependant s'applique le plus habituellement à l'aigle, parce que c'en est l'espèce la plus répandue et la mieux connue. Les Hébreux avaient en outre, pour chaque espèce, des noms particuliers, et l'on croit que le mot daïah désigne une. espèce de vautour. Cet oiseau est classé Dent. 4 4, 43. au nombre des viandes impures; Esaïe, 34, 15., le distingue d'autres oiseaux d'une espèce voisine, et le dépeint comme vivant par troupes. Les anciennes versions, qui, du reste, ne sont pas d'accord entre elles, ne favorisent guère celte interprétation, mais leur témoignage sur ce point n'a pas une grande portée, et ce qui appuierait la traduction de daïah par vautour, c'est ce fait, déjà remarqné par Arislote (Anim., 6. 5. 9, 34.), que le vautour est de tous les oiseaux de proie le seul qui se distingue par des habitudes un peu sociables ; il ne lui faut pas à lui seul, comme a l'aigle, un grand espace de terrain à exploiter ; il vole par bandes, et quelques naturalistes modernes ont relevé ce trait particulier dont ils font même un des caractères distinctifs de l'espèce. Quant au genre, il y a naturellement plus d'incertitude encore; on pense, et c'est le plus probable, qu'il s'agit du vautour commun, ou cendré (vultnr cinereus), oiseau plus gros que l'aigle ordinaire, au plumage brun foncé, dont les grosses plumes seules sont entièrement noires. Au bas delà nuque, il a comme une large tache bleuâtre, presque dégarnie ; autour du col, une espèce de collier de plumes grisâtres qui s'avancent jusque sur la poitrine. — Micb. 4, 46. ». Aigle et Cormoran.
D'après les Septante et Saadias, le daah de Lèv. 44, 4 4. désignerait aussi le vautour, mais ce n'est pas probable.
VEAU. v. Bœuf. — Le veau d'or, adoré par les Israélites, au pied même du Sinaî, peu de jours après la promulgation de la loi, Ex. 32, 4. Deut. 9, 24., cf. Néh. 9, 48. Ps. 406, 49. Act. 7, 44., et dont le culte fut renouvelé par Jéroboam après son retour d'Egypte et son avènement au trône d'Israël, 4 R. 42, 88. 32. 2 R. 40, 29., cf. 47, 46. Os. 8, 5. 40, 5. Tobie 4, 5., fut véritablement une importation égyptienne, une imitation du boeuf Apis, symbole d'Osiris, ou du bœuf Mnévis, symbole du soleil, dont l'un était adoré à Memphis, l'autre à Héliopolis. Ce fut sans doute l'image d'un de ces bœufs, pro-
bablement celle d'Apis, qui servit de modèle au veau d'or, quoique Philon estime, par des raisons théologiques plutôt qu'historiques, que le veau représentait le Typhon égyptien. On a fait de vains efforts pour disculper Aaron de sa participation à ce di'>u de fonte; on a dit qu'il avait voulu faire l'image (théocratique) des chérubins, et que le peuple, se méprenant à cette ressemblance, crut retrouver ses souvenirs d'Egypte et l'adora; d'autres estiment qu' Aaron, ayant voulu fondre en lingot l'or apporté par les Israélites, ce lingot se trouva accidentellement avoir une forme de veau, que le peuple y vit un miracle, et adora ; d'autres encore disent qu'Aaron, voyant le peuple entraîné par ses souvenirs, réclamer le culte d'Apis, le trompa en lui faisant de fausses concessions, qu'il lui donna une apparence de veau, mais qu'il prit soin de bien rappeler que c'était l'Eternel qu'il fallait adorer. Concession ou non, ce qui est sûr, c'est qu'Aaron fut coupable, et que cette idolâtrie, qui poussait l'impudence jusqu'à s'étaler devant le Sinaï, fut, non-seulement blâmée, mais sévèrement punie par la mort de 3,000 hommes; Aaron lui-même reconnut son crime, et n'échappa que par l'intercession de Moïse, à cette juste exécution.
La plus grande difficulté de toute cette histoire se trouve Ex. 32, 20., dans la pulvérisation du veau d'or (massif), qui fut brûlé au feu, moulu jusqu'à ce qu'il fût réduit en poudre, puis cette poudre répandue dans de l'eau et donnée à boire au peuple. On ne peut guère s'expliquer ce fait qu'en supposant à Moïse des connaissances chimiques très étendues, qu'il pouvait avoir puisées dans l'étude des mystères et des sciences de l'Egypte. On connaît, en effet, plusieurs moyens d'obtenir ce résultat, soit la calcination de l'or par le natron, soit sa dissolution par trois parties de sel de tartre et deux parties de soufre, soit sa fusion qui s'obtient à 32° du pyromètre de Wedgwood, soit sa dissolution provoquée par du chlore dissous dans de l'eau. On peut le dissoudre encore en versant dans un matrasdeux parties d'acide bydroebiorique et une partie d'acide azotique, et en plongeant de l'or solide dans le produit ainsi obtenu ; la présence du métal détermine aussitôt un dégagement d'oxyde d'azote, et le produit de la réaction est un chlorure d'or ou la liquéfaction du métal (Berzélius). Selon M. Orflla, 8 parties d'acide hydrochlorique à 22* de concentration, et 2 parties d'acide azotique à 4°, ajoutées l'une à l'autre, peuvent dissoudre, à l'aide d'une légère chaleur, 4 ,9 partie d'or (Traité de chimie, II, 273). v. encore Lettres de quelques Juifs portugais, I, p. 80; GrandPierre, Essais sur le Pentat., p. 440. sq. Enfin, et c'est peut-être l'explication la plus simple, tandis que le fer, le
platine et presque tous les métaux deviennent plus malléables par l'action du feu, l'or au contraire devient cassant ci se pulvérise. Tous ceux qui travaillent les matières d'or le savent; on forge l'or à froid ; Moïse le savait aussi; c'est pour cela qu'il mit le veau au feu, et qu'il le moulut jusqu'à ce qu'il fût réduit en poudre. En élevant («lté difficulté, les adversaires de la Révélation n'ont fait que la coolirmer une fois de plus, et montrer que, même dans les détails en apparence les plus insignifiants, ses assertions peuvent soutenir les assauts de la sagesse et de la science humaine. — L'or, rendu potable par le soufre ou le natron, e6t détestable au goût, et, en faisant boire aux coupables ces débris du veau d'or, Moïse associait, en quelque sorte, a la condamnation de l'idolâtrie des souvenirs désagréables qui, par liaison d'idées, devaient rendre odieuse toute réminiscence de ce culte. L'amère libation couronnait dignement des fêtes impies.
Le culte du veau d'or est fréquemment rappelé dans Osée, et sous différentes formes, 8, 6. 6. 10, 5. 43,2. 44, 2., etc. Plusieurs de ces passages ont même exercé la sagacité des interprètes, qui y ont vu des sens nouveaux et des choses nouvelles, v. les Commentaires.
Jér. 34, 48. 49. renferme une allusion à un usage dont nous trouvons déjà les traces Gen. 45, 9-17. En passant par les deux moitiés des victimes placées l'une vis-à-vis de l'autre, les parties contractantes déclaraient leur intention de perdre la vie comme la victime, si elles violaient leur foi. v. Alliance. On ne sait quand fut jurée l'alliance dont il est parlé dans ce passage ; mais elle n'était pas fort ancienne, puhrqueceux qui l'avaient contractée étaient encore vivants.
VEILLES de la nuit. Les Hébreux, comme les Grecs et les Romains, partageaient les nuits en veilles de plusieurs heures, d'après les moments de relevée des gardes de nuit. Avant l'exil, les Hébreux ne comptaient que trois veilles, dont la première est nommée le commencement des veilles, Lam. 2, 49.; la seconde est appelée la seconde garde, Jug. 7, 49., et la troisième la veille du matin, Ex. 44, 84. 4 Sam. 41, 44. Pendant la période romaine, les Juifs reçurent de leurs maîtres la division de la nuit en quatre veilles égales, indiquées Marc 13, 35. par ces mots : le soir, minuit, l'heure que le coq chante, et le malin. Les rabbins ont continué de n'admettre que trois divisions, et ils regardent la quatrième comme appartenant au jour; mais il ressort de Act. 4î, 4. que le système romain était admis, au moins militairement, parles Hérudes. La nuit étant tantôt plus courte, tantôt plus longue, et les veilles s'adaplant par quarts a sa longueur, elles étaient elles-mêmes plus on
moins longues, suivant la saison, quoique toujours elles fussent divisées en trois heures. — Il est parlé, Cant. 3, 3. 5, 7., cf. Ps. 4x7, 4 ., de gardes de nuit faisant le guet ; cette institution, d'ailleurs, est si naturelle chex un peuple policé, qu'on l'aurait devinée en l'absence de tout témoignage,
VENDANGE, v. Vigne.
VENGEANCE. C'est sous ce nom qu'il est l>arlé, Act. 28, 4., de la déesse grecque et romaine de la Justice (A£xtj), fille de Jupiter el de Thémis, presque égale au premier, à la puissance (c'est, en germe, ia distinction des pouvoirs, la justice indépendante de l'Etat). Comme puissance vengeresse, elle est souvent confondue avec Nëmôsis; on lui attribuait spécialement la punition du meurtre, Eurip., Mèdée, 4390. Sophoc., ÛBdip. à Coi., 4 384. Les Hébreux et les chrétiens ne connaissent pas cette divinité ; ils se rappellent qu'elle n'est qu'un attribut de Dieu, que c'est à Dieu seul que la vengeance appartient, que l'homme ne saurait se faire justice à lui-même. Le chrétien reconnaît celle vérité sans restriction, le Juif l'admettait comme règle générale, 4 deux exceptions près : le talion légal qui reconnaît le droit de vengeance, mais pour le modérer, et le droit du goël, ou vengeur, q. v.
VENGEUR du sang. C'est ainsi que l'on désignait (en hébreu, goël) le plus proche parent d'un homme assassiné, parce que la loi lui accordait le droit de venger la mort du défunt dans le sang du meurtrier partout où il le rencontrerait, sauf dans les lieux consacrés sous le nom de villes de refuge, q. v., 2 Sam. 14, 7. 44. La justice restait inerte dans ces cas; elle se taisait, et laissait faire ; le vengeur tachait de venger, le coupable léchait de fuir; l'un et l'autre étaient protégés, ou, pour mieux dire, abandonnés a eux-mêmes. Celle coutume, dejS fort ancienne parmi les Hébreux, Gen. 27, 45., cf. 4, 44., et maintenant encore en usage chez un grand nombre de peuples de l'Orient, les Arabes, les Perses, les Abyssins, les Druses, les Circassiens, présente de trop graves inconvénients, et donne trop de facilités aux vengeances particulières pour que Moïse ue sentit pas le besoin de restreindre considérablement l'exercice d'un pareil droit. C'est ce qu'il fit par l'établissement des villes de refuge. Le meurtrier qui pouvait en atteindre une avant d'avoir été frappé retombait sous le pouvoir de la justice ordinaire ; coupable d'uu meurtre commis avec intention, il était puni par les lois; coupable d'inadvertance ou d'imprudence, il échappait encore au vengeur aussi longtemps qu'il restait dans la ville, Ex. 21, 43. Nomb. 35, 9. Deut. 49,4. Mais le vengeur conservait ses droits jusqu'au moment où le meurtrier entrait dans