‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 384 sur 398 · VAI · texte numérisé non relu

VAI

Ex. 27, Acl. 44, 7. Leur marine mil de bonne heure les Tyriens on communication arec le pays d'Israël, et l'on peut conclure de Gen. 49, 43. que la tribu de Zabulon ne fut pas des dernières à entrer dans la marine marchande. Lorsque les ports d'Elath et de Hetejon-Guéber eurent été conquis par les armes, et annexés au royaume d'Israël, Salomon établit aux frais de la couronne, et avec le concours des mariniers de Phénicie, un service de navigation, qui cependant ne lui survécut pas, et que Josapliat essaya en vain quelques années plus lard de relever, 4 R. 9, 2b. 40, 22. 28, 49. 50. A l'époque des Maccabées, Joppe était un port juif, 4 Macc. 4 4, 5., mais Hérode le Grand en lit construire un beaucoup plus considérable a Césaiee, quoique le commerce maritime juif ne fût pas assez florissant pour le réclamer ; c'est dans ce port que Paul mit a la voile pour Rome, Act. 27, 2. On considérait la voie par Alexandrie comme plus hûre et même plus courte que le trajet direct par Brindes, pour se rendre de Syrie ou de Palestine en Italie ; Pouzzoies était le lieu de débarquement. 11 n'est parlé qu'en passant de la flotte marchande de Babylone Es. 43, 44. Quant aux vaisseaux de Tarsis,du Nil, etc., r. ces articles.

Dans le N. T., outre les voyages de Paul, qui tant de fois sillonna les eaux de la Méditerranée, nous voyons les rives romantiques du lac de Génésarstb, et ses eaux claires, mais orageuses, devenir le théâtre de scènes entièrement nouvelles, ou la tribune de laquelle descendent les paroles d'une sagesse et d'une doctrine jusqu'alors incoouae. Tour & tour Jésus monte sur une nacelle de pécheurs pour enseigner le peuple qui l'écoute du rivage, Matlb. 43, î. Luc 5, 3., ou pour traverser ce lac, seul, ou dans la compagnie de ses amis, Matth. 8, 23. 9, 4. 44, 43. Jean », 47. Des souvenirs l'attachaient à ces rives sur lesquelles il avait trouvé ses premiers disciples, péchant ou raccommodant leurs fl els, Mali II. 4, 24. Jean 21, 3. Luc 5, 5.

Les vaisseaux lyrletis étaient les mieux construits et les plus richement ornés, les boiseries étaient en cyprès, la mâture en cèdre, les voiles en lin lin d'Egypte brodé, les rames en chêne, tenues par des rameurs assis sur des bancs ornés d'Ivoire, Ez. 27, 4-7. Il n'est parlé expressément ni des cordages, ni du gouvernail, quoique (Jmbreit ail cru voir ce dernier désigné Prov. 23, 34. (traduction qui offre des difficultés étymologiques, mai* qui irait bien pour le sens). Le gouvernail est nommé dans le N. T., Act. 27, 40.; il y en avait quelquefois deux, ou même quatre, pour les gros bâtiments, à la poupe, a la proue, et aux deux côtés (Tacil., Annai.,2,6). Lescbap. 27 et 28 des Actes renferment au reste presque tous les détails rela-

tifs à la construction, aux agrès, et à la manœuvre d'un vaisseau marchand, pendant la période romaine. Les vaisseaux marchands étaient plus profonds et moins allongés que les vaisseaux de guerre ; ils allaient plutôt a la voile qu'à la rame, tandis que ceux-ci comptaient souvent de deux à cinq rangs de rameurs ( birèmes , trirèmes, etc.). A la proue était l'enseigne qui donnait son nom au bâtiment, Act. 28, 4 4 .: l'effigie de la divinité tuiélaire était à la poupe (Virg., i£n., 40, 44.); quelquefois les deux images n'en faisaient qu'une, et le navire portail le nom de sou dieu protecteur. Chaque vaisseau avait un canot de sauvetage, plusieurs ancres, et une sonde, Act. 27, 40-40. I.a voile d'artimon, ou selon d'autres du perroquet, est nommément désignée Acl. 27, 40.; on la déployait pour modérer la violence du vent. L'opération de Act. 27, 47. qui consistait à lier le vaisseau par-des-

de s'entr'ouvrir s'il venait à heurter contre un éeueil, est souvent mentionnée chez les anciens (Horace, Od. 4, 4 4, 6.). En cas de danger, on jetait a la mer la charge du navire pour l'alléger, et si l'on échouait, on essayait de gagner le rivage à la nage ou en canot. Chaque vaisseau avait un capitaine et un pilote-, c'est du premier qu'il est question Jon. 4, 6. Les anciens suivaient en généra) les côtes autant que possible (comme font encore aujourd'hui les vaisseaux de la mer Rouge;, ce qui rendait les navigations très longues, 4 R. 40, 22. S'ils étalent obligés de gagner la pleine mer, ils se dirigeaient en l'absence de boussole, d'après les étoiles, les Pléiades, les deux Ourses, Orion, etc. LesDloscures, q. v., étaient les divinités privilégiées qu'ils invoquaient dans ie danger. Les tempêtes étant plus fréquentes ou plus redoutables en hiver, les anciens, Grecs et Romains, ne naviguaient guère que l'été; la saison marine commençait en mars et finissait en novembre ; un vaisseau retardé, et surpris par les vents au milieu d'une navigation un peu longue, cherchait un port pour y passer l'hiver, Act. 27,42.

On a cru irouver une trace de la piraterie dans une traduction nouvelle de Job 24, 48.

VALLÉES. Une contrée aussi montagneuse que la Palestine, aussi accidentée, devait renfermer un nombre considérable de vallées, de bas-fonds, de ravins, et s'il en est nommé quelques-unes dans la Bible, 11 en existait un beaucoup plus grand nombre encore. Les Hébreux avalent, pour ces enfoncements de terrain, quatre expressions différentes : nachal, gaye ou gué, hémek, et bik'kah, qui exprimaient autant de nuances différentes que nous ne pouvons cependant saisir que d'une manière approximative. Nat hal semble désigner une vallée arrosée par un ruisseau, gaye un l*s-

Page 1