VIG
48. 5, 412. Une ou plusieurs tours de logement soit aux vignerons, soit aux mattrès, Es. 1,8. 5, 2. Matlh. 21, 33. Marc 4 2,4., coutume qui se retrouve encore en Turquie et en Italie; on veillait de là à ce qu'il ne se fit aucun dégât dans la vigne, Cant. 4, 6., mais on n'avait pas le droit d'empêrher les passants de cueillir autant de raisin qu'ils en pouvaient manger, Deut. 23, 24. Les ceps de la Palestine se distinguaient, et se distinguent encore aujourd'hui par leur hauteur et leur force, Ps. 80, 14.; un voyageur moderne trouva sur le versant méridional du Liban , un cep de vigne qui avait 10 mètres de hauteur, et 0m 50 de diamètre ; ses rameaux s'étendaient tout autour, et couvraient de leur ombre un espace de 1 6 à 1 8 mètres de terrain en longueur et en largeur. Les ceps de la Cœlésyrie atteignent , d'après Belon, une hauteur moyenne de 4 mètres. Ils portent pour la plupart des grappes rouges, Prov. 23, 31., cf. Gen. 49, 14. Deut. 32, 4 4., en général fort grosses, Nomb. 4 3, 24.; on en voit même encore qui ont jusqu'à
I mètre de longueur, qui pèsent 6 kilog., et dont les grains sont comme de petites prunes; Sohulz raconte que quelquefois, surtout vers le sud, on coupe une grappe, qu'on la po*c sur une planchette, et que les amis, assis autour, en cueillent les fruits, qu'ils mangent avec un peu de pain pour leur repas. Le raisin If plus estimé parait avoir été le sorek ou soreka, Gen. 49, 11. Es. 5, 2. Jér. 2, 21. Klmhi , dans son livre des racines, dit que c'est une espèce de raisin dont les grains sont fort petits et fort doux; on assure même qu'ils ne contiennent point de pépins, ce qui doit être entendu en ce sens que ces pppins sont si petits et si tendres qu'on ne les aperçoit pas. C'est apparemment la même espèce qui porte encore aujourd'hui au Maroc le nom de serki ; on la trouve également en Syrie et en Arabie sous un nom semblable. On a fort peu de détails sur la manière dont les Hébreux cultivaient la vigne, comment ils en augmentaient et multipliaient les plants, ft'ils la laissaient traîner à terre comme cela se fait dans presque tout l'Orient, s'ils la dressaient en butlins ou cordons, ou s'ils la soutenaient par des appuis donnés à chaque cep.
II résulterait de Ez. 17, 7. Ps. 80, H., que la vigne était souvent soutenue, soit par un échalas, soit par un arbre autour duquel elle entrelaçait ses sarments, comme cela se volt encore parfois en Palestine, et au sud de l'turope. On éroondait les ceps avec une serpe, on retournait la terre, on l'épierralt, Jean 45, 2. Luc 43, 8. Es. 5, 2. C'est au printemps qu'on taillait la vigne, Cant. 2, 42. La vendange convmencait en septembre, et Unissait en octobre, et donnait lieu, oomme dans tous les pays
de grandes réjouissances, I années d'un plant, verger ou autre, probable 46, 10. Jér. 25, 30. On | ment aussi de la vigne, et il eût été trop dur
de vignobles, a Jug. 9, 27. Es.
cueillait les raisins, que l'on déposait d'abord dans des corbeilles; puis on les portait au pressoir avec dos chants et des cris de jubilation, Jér. 6, 9., et on les foulait dans des cuves, Job 24, 11. On prélevait les prémices et la dlme sur le moût, Deut. 48, 4. Néb. 40, 37. 43, 5. 42., que l'on enfermait dans des outres de peaux, Job 32, 19. Matth. 9, 47. Marc 2, 22., ou dans de grandes crucbes de grés, dont on se sert encore eu Orient; on l'y laissait fermenter, quelquefois on le cuisait en sirop; v. Miel. On faisait différentes espèces de vin, Néb. 5, 48. On buvait aussi le moût avant qu'il eût fermenté, Os. 4, 11. Joël 1, 5. Quand le vin était bien cuit, on avait 1 habitude de le transvaser pour le purifier et l'améliorer; Jér. 48, 11. renferme une allusion a cet usage.
La loi contenait, au sujet de la vigne, les prescriptions suivantes : 1° Tout vignoble était soumis au repos de l'année sabbatique, Ex. 23, 41. Lév. 25, 3. — 2° Il était défendu de semer aucuue espèce de grain au milieu d'un vignoble, soil qu'il s'agisse, dans ce passage, d'un enclos de blé renfermé dans un plant de vigne, soil plutôt qu'il soil défendu d'épuiser la terre en semant du blé dans les chemins de la vigne, entre les lignes des bultins, comme cela se fait en diverses contrées, Deut. 22, 9. La confiscation de la récolle punissait tout délit de cette nature. Outre l'idée générale du législateur, qui voulait prévenir des mélanges hétérogènes, le but de cette défense était de ménager le sol, de ne pas l'épuiser, de ne pas nuire non plus à l'un des produits en détournant une partie des sucs de la terre vers un autre travail. Spencer croit, d'après un passage de Maïmonides, que Moïse voulait prémunir les Juifs contre l'idolâtrie, U\> Sabéens et les Arabes ayant coutume de mêler ainsi dans leurs champs la vigne et le blé, pour les mettre sous le patronage réuni de Cèrès et de Bacchus ; mais c'est une supposition aussi hasardée qu'inutile. — 3° Le propriétaire n'avait pas le droit de faire une vendange minutieuse, il devait abandonner les grappillages aux pauvre» et aux étrangers, Lév. 19, 10. Deut. 24, 21. L'ouvrier qui foulait les raisins avait le droit de s'en désaltérer, Job 24, 14. — 4° Les pas-
et pour les consommer en chemin, les fruits qui bordaient la route, Deut. 23, 24. — 5° Celui qui avait planté une vigne, mais qui n'en avait pas encore recueilli du fruit, était dispensé du service militaire, Deut. 20, 6., cf. 1 Macc. 3, 56. Or, d'après Lév. 19, 23., il était défendu, pour empêcher un épuisement prématuré, de manger du fruit des trois premières
d'enlever pour le service celui qui , apre>> quatre aonées d'un travail inutile, pouvait espérer enfin de recueillir quelque fruit de set peines; la législation mosaïque tenait compte du droit individuel comme du droit public.
La vigne fournil, non-seulement des détails a bien des comparaisons, Jug. 8, 2. Es. 1 , 8. 34, 4. Jér. 6, 9. Os. 4 4, 7., mais souvent le thème même d'une parabole tout entière, d'une allégorie, d'une fable ou d'un apologue, Matth. 20, 4. 24, 28. Jean 45, Jug. 9, 42. C'est surtout le peuple de Dieu qui est habituellement représenté sous l'image d'une vigne que Dieu a tirée d'Egypte, établie en Palestine, entourée d'une barrière (la loi, et aussi l'isolement produit par les frontières naturelles) ; une vigne dont il espérait de bous fruits, et qui n'a produit que des grappes sauvages. Es. 5, cf. 3, 44. Ps. 80, 8. Jér. 2, 21. Ez. 47, 6. Os. 10, 1. Matlb. 20, 1 . Jésus-Christ lui-même se compare à un cep, dont les sarments sont les hommes, les uns sont émondés, les autres rejetés, Jean 4 5.
Le plant de Sodome, Deut. 32, 32., était connu pour son amertume, comme tous les autres fruits qui s'aventuraient à croître sur les bords maudits de la mer Morte ; ses grappes étaient de fiel et son vin un venin de dragon. Que tous ces fruits tombassent en poussière quand on les ouvrait, c'est ce qu'on ne saurait garantir, malgré le témoignage de Tacite, Hist., 5. (Velul in cinerem vanescunt.)
On appelle lambrusques une espèce de raisins sauvages qui croissent sans culture le long des chemins, au bord des haies ou dans les champs en friche; leurs grains sont petits, et deviennent noirs lorsqu'ils mûrissent , ce qui est rare ; v. Es. 5, 2. 4. — On peut aussi, dans le langage vulgaire, donner le nom de vigne sauvage à une espèce de coloquinte, q. v., le concombre à jet, momordica elalerium, dont les feuilles rappellent celles de la vigne, 4 R. 4, 39.
ta vigne de Naboth est devenue l'image de tout bien enlevé au pauvre par la puissante méchanceté du riche, 1 R. 21, 1.
VILLES. C'est de ce nom, trop pompeux dans l'origine (Gen. 4, 17. v. Enoch 2°), qu'on
sanls avaient le droit de cueillir pour leur 'décora d'abord, dès les temps des patriarches,
les établissements fixes des par opposition aux camps volants des nomades. Ces établissements étaient entourés de murailles ou de murs, et chaque ville était une forteresse, Nomb. 32, 47., ce qui explique les sièges nombreux dont il est parlé dans le livre de Josué. On choisissait d'ordinaire une hauteur, une montagne, ou (oui au moins un ma-
melon, pour y fonder une ville; la place était plus facile à défendre, et d'ailleurs, en beaucoup de cas, il n'était guère possible de faire autrement, car, à cause des mouvements du terrain, on n'avait de cboix qu'entre la hauteur et le ravin. C'est a peu près là tout ce qu'on sait sur la construction des plus anciennes villes de la Palestine, Jérusalem seule exceptée.
Les villes modernes de l'Orient sont bâties largement, sans économie de terrain, et renferment dans leur intérieur de grandes places et de vastes jardins; un voyageur à cheval a besoin d'une journée pour faire le tour d'Ispaban. Il est probable qu'il en était de même des villes de l'ancienne Asie, dont l'étendue, d'après le témoignage des historiens les plus dignes de foi, était presque fabuleuse, v. Babylone, Ninive, etc. Les portes des villes étaient des lieux de rendez- vous; on s'y entretenait des affaires publiques et particulières, et I on y rendait la justice; elles donnaient ordinairement sur une place plus ou moins grande qui servait aussi de marché, Néb. 8, 4. 46. Job 2», 7. Cant. 3, 2. Esd. 40, 9. 2 Sam. 21, 12. 2 R. 7,4.2 Chr. 32, 6. Les rues n'étaient sans doute pas aussi étroites qu'elles le sont aujourd'hui (à Saint-Jean d'Acre, deux chameaux chargés ne sauraient passer l'un a côté de l'autre, même dans les rues les plus larges). Elles avaient souvent, surtout dans les grandes villes, des noms empruntés aux denrées, marchandises, objets quelconques qui s'y fabriquaient ou s'y vendaient, Jér. 37, 21., car chaque rue avait souvent sa spécialité, comme à Londres Paternoslerrow est la rue des libraires, comme en Orient les rues larges (ou bazars), ne sont souvent occupées que par un seul genre d'industrie ou de négoce. Les rues de Jérusalem étaient pavées dans la dernière période «le son existence, probablement déjà avant Hérode Agrippa II, puisque celui-ci fil paver une grande rue à Anlioche , dans une ville qui lui était étrangère, ce qu'il n'eût pas fait sans doute si Jérusalem n'avait pas joui du même avantage ; mais il est probable que les autres villes de la Palestine n'étaient pas pavées, ce qui, d'ailleurs, était peu nécessaire dans un pays où plusieurs d'entre elles étaient bâties sur ie roc, et d'autres, surtout au nord-est, sur du basalte. La mention la plus ancienne qui soit faite d'une espèce de pavé, est celle des dalles dont Salomon fit garnir le parvis du temple. — 4 R. 20, 34. nous montre des concessions de terrain laites dans des villes étrangères, comme conditions de la paix.
Jérusalem avait déjà des aqueducs avant l'exil, l s. 7, 3. 22, 9. 2 R- 20, 20., tandis que les autres villes se contentaient de puits et de construites a grands frais.
On n'a que des données incertaines et incomplètes sur la statistique des villes de Canaan jusqu'à l'exil. Plusieurs de ces villes furent détruites au temps d'Abraham, Gen. 49, 24. D'autres furent renversées sous Josué, lors de la prise de possession du pays, et mises à l'interdit, Jos. 6, 24. 26. 44, 14., puis en partie reconstruites plus tard ; et dans presque tous les passages où il est parlé de villes fondées par des Israélites, il faut l'entendre plutôt de villes rétablies, agrandies, embellies et surtout fortifiées, Jug. 1, 26. 48, 28. 4 R. 42, 25. 45, 47. 24. 46, 24., cf. 2 Chr. 8, 5. Les invasions successives des Caldéens détruisirent un grand nombre de villes, d'autres tombèrent en ruines pendant l'exil, et les rois de Syrie, dans leurs luttes avec les Maeeabées, ne tirent que continuer cette œuvre de désolation, 4 Macc. 5, 65. 9, 62. En même temps, à cause des terreurs de la guerre, ou se mit à fortifier celles des villes encore existantes qui semblaient avoir le plus de chances de pouvoir se défendre. Jérusalem en particulier, devint une place de guerre de premier ordre, et I on bâtit même des tours et des loris isolés, 4 Mace. y, 50. 42, 36. 38. Pendant la période romaine, ei surtout par les soins des Hérodes, des villes nouvelles s'élevèrent en Palestine, d'autres furent agrandies et embellies; les maîtres donnèrent des théâtres, des gymnases, des stades, des temples et d'autres monuments à leurs sujets, pour adoucir le joug de leur esclavage ; les citadelles, les forts de montagnes furent également multipliés, comme on ie voit par divers passages de Josèphe ; et la topographie nouvelle de la Palesline compta un grand nombre de lieux qui ne sont pas mentionnés dans l'A. T.; tandis que d'autres lieux, jadis célèbres, avaient complètement disparu. La Galilée était particulièrement riche en villes et villages; elle en comptait, au rapport de Josèphe, environ 204, ayant chacune plus de 45,000 habitants.
Les noms des villes de la Palestine avaient presque tous, comme dans tous les pays primitifs, une signitication particulière, tirée de leur situation, de leurs alentours, ou de leur histoire, Rama, Gabaon, Jérico, Bethléem, etc. f. ces articles. Plusieurs étaient composés, commençant par betb (maison), hir ou kirialh (ville), halsar (la terminaison correspondante, cour, esl li és fréquente en France, notamment en Picardie, Hargh-ourl, Achicourt, Jancourt, etc.), hémek (vallée, vallon), abel (pré, prairie), beér (puits, comme en français Fontainebleau), hen (source), — et après l'exil, surtout par kephar, ou capher (village, Capernaûm). Les noms commençant par bahal trahissent une origine cananéenne, comme on trouve dans tous les pays quelques restes de leurs anciens habitants
païens (Tcmpleux, Templum Esi, etc.). Quelques noms affectaient la terminaison du duel, d'autres celle du pluriel ; ailleurs, v. Belh-horon, on distinguait par supérieure et inférieure deux villes voisines du même nom (chez nous Aizecourt-le-Haut , A»zecourt-le-BasJ : si ces villes du même nom étaient éloignées l'une de l'autre, on les distinguait par le nom de tribu, ou par
tel autre caractère dislinctif,
on dit
Chàluns-sur -Saône ou Chàlons- sur -Marne, FrancfoU sur-le-Mein oiiFiwiidort-sur-l'Oder. Les Hérodes changéiriit plusieurs noms anciens, et les remplacèrent par des noms romains en l'honneur des maîtres du pays, Cèsarée, Sébaste, Néapolis, Diospolis, mais il n'est que peu de ces noms qui aient réussi à
Neapolis ou Napiouse est
presque le seul que l'on connaisse générale ment, mais on n'a pas oublié Sichem, et les habitants du pays ont jusqu'à nos jours conservé en partie lea noms primitifs des lieux qu'ils occupent.
Ou ne sait que fort peu de chose de la population des villes Israélites, v. Jérusalem, et les chiffres épars desquels on pourrait essayer de tirer une conclusion, sont si rares qu'on ne saurait s'y attacher. La différence entre les villes (forliuées), et les bourgs ou villages (sans murailles), n'est pas marquée dans l'A. T.; ce n'est que vers la fin que l'on commence à l'apercevoir, Ez. 38, 41. I\éh. 11, 25. U N. T. distingue en revanche les villes des bourgs ou bourgades, Matin. 10, 41. Marc 4, 38. 6, 56. 8, 27. Luc 8, 4. 43, 22. A cl. 8, 25. Les bourgs sont par exemple Belhphagé, EromaUs, Bethléem. Cependant celte différence n'est pas toujours rigoureusement maintenue, ni dans le N. T. (v. Bethsaîda), ni dans Joséphe, qui donne une fois le nom de bourg à une ville très peuplée et entourée de murailles. La plupart des endroits dont le nom commence par Caper étaient des bourgs, quoique Caper signifie village, et l'on doit supposer qu'après n'avoir été d'abord que des villages, ils s'étaient petit à petit agrandis, comme tant de villes en Allemagne dont le nom se termine par dorf (village).
Mous n'avons pas de détails non plus sur les autorités locales, ou municipales, si l'on peut employer ces n ota en parlant de la nation juive. Il est parlé déjuges Deut. 4G, 18. (sbôterim), mais l'expression e t douteuse, et Hengslenberg y verrait plutôt une espèce de greffier ou d'écrivain public : les anciens paraissent avoir été les conseillers de ville, comme juges et comme administrateurs, et avoir formé un véritable conseil municipal, sans le nom. Depuis l'exil, il est parlé de magistrats présidés ou dirigés par un archonte, ou chef (Joséphe), et de chefs, surveillants, ou commissaires de districts, dont les
attributions ne sont pas déterminées ; v. aussi
Sanhédrin.
Aux portes des villes se tenaient des sentinelles qui faisaient le guet, et donnaient des avertissements, soit en criant, soit au moyen d'une trompette ou d'un cor, 2 Sam. 48, 24. 2R. », 47., cf. Es. 21, 11. Ps. 127,4. Jér.6, 47. Ez. 33, 6. Des gardes de nuit sont mentionnés Cant. 3, 3.
Quant aux communications des villes entre elles, v. Roules. Des pierres militaires marquant la distance qui les séparait furent posées pendant la période romaine. On n'a presque pas de données, soit sur la distance, soit sur la position respective des différentes villes; les indications ne sont qu'approximatives, et se rapportent au cours du soleil, Gen. 12, 8. Jug. il, 19. Les travaux de Joséphe, d'Eusèbe, surtout de Jérôme, les vieux itinéraires, les tables d'Abulféda, sont particulièrement précieux k consulter. Jusqu'à ces dernières années, la topographie de la Palestine a été un peu livrée aux hasards de l'imagination. Les Seelzen, les Nie— buhr. les Burckardt, les Buckingham ont rrayè des voies nouvelles, où ils ont été suivis par les Chateaubriand, les Robinson, les Lynch, les Strauss, les Tiscbendorf, les Sepp, les Bovet, elc. Mais c'est surtout Van de Velde qui, par la précision de ses études, a le plus contribué à tlxer l'Identification des anciennes villes avec les nouvelles.
Pour ce qui concerne les villes de refuge et les villes des Lévites, ». ces articles.
VIN. Quant à sa fabrication, ». Vignes. Quant à son usage dans les festins et dans les sacrifices, o. ces articles et Libations. — Act. t, 13. mentionne une espèce particulière de vin, renommée par sa douceur, et non du vin nouveau, car ce n'était pas la saison ; il est possible que chez les Juifs ce nom s'appliquât par excellence au vin de sorek ; v. Vignes.
On ignore si les Juifs avaient, comme les Grecs et les Romains, l'habitude de mettre de l'eau dans leur vin; Es. 4, 22. 2 Cor. 2, 47. parlent de vin frelaté. Les Orientaux modernes boivent le vin à part, et l'eau à part. Quoique le Talmud parle de vin mêlé d'eau, il est probable que les anciens Israélites cherchaient plutôt à augmenter la force du vin au moyen de diverses épiées, de la myrrhe, de l'opium, etc. Es. 5. Î2. Ps. 75, 8. Cant. 7, 9. D'après Hilzig cependant, Esaïe parlerait d'un mélange du vin avec de l'eau, mais avec de l'eau chaude. Le
de l'ivrognerie était commun chez les Hébreux, et soit que Noé connût déjà l'usage du vin, soit qu'il l'ait inventé on expérimenté le premier (ce qui n'est pas constant), il en a légué les dangers » tous ceux à qui il a légué le vin; les prophètes en parlent fréquemment, Es. 5, II.