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19, 44. 28,4. Os. 7,5. Jér. 23, 9., cf. Prov. 23, 20., et les livres historiques m rapportent quel* ques exemples, I Sam. 25, 36. 4 R. 46, 9. La loi môme y fait une allusion, Peut. 24 ,Î0. — Le vin était défendu aux nazariens toujours, et aux prêtres peudant tout le temps qu'ils étaient occupés au service de l'autel, Nomb. 6, 3. Lév. 40, 9. Les Récabiles avaient reçu et accepté de leur père la même défense, Jér. 35.

Geu. 49, 14. annonce que la tribu de Juda sera une terre abondante en bon vin, et c'est sur son territoire, en effet, qu'on remarque les meilleurs vignobles.

Ez. 37, 48. parle d'un vin de Uelbon (ou gras, onctueux), que l'on vendait aux foires de Tyr, et qui était particulièrement recherché. Le vin du Liban, Os. 4 4, 7. (mal traduit dans Martin. celle du Liban), était célèbre par son arôme (ou bouquets peut-être était-il fabriqué.

On s'est beaucoup trop préoccupé du pas^a-jr Jug. 9, 43., où il est parle du vin qui réjouit Dieu et les hommes. Outre qu'on pourrait l'expliquer dos libations qui sont faites en l'honneur de Dieu, il faut remarquer que, dans ce passage, c'est la vigne qui parle, un être imaginaire, mythologique, sans aucune préteolion à devenir une autorité dogmatique. Sa déclaration n'est pas plus bonne à croire que son égoîsme à imiter.

Prov. 31,4-6. parle d'un vin que l'on donnait à ceux qui étaient affligés, et, selon les rabbins, il s'agirait dans ce passage d'un vin falsifié, ou d'une liqueur forte, qu'on faisait boire à ceux qui étaient condamnés au dernier supplice pour les étourdir moralement, ou même pour les engourdir physiquement, et provoquer une sorte d'insensibilité semblable a celle que produit l'étber ou le chloroforme. C'est de ce vin qu'on aurait offert à Jésus sur le lieu de son supplice, Marc 45, 23., et quelques-uns le distinguent du vinaigre mêlé de ilel qu'on lui aurait offert d'abord, et qu'il aurait également refusé, Matlh. 27, 34. Luc 23, 36. Cependant, il ne s'agit dans ces passages que d'une seule et même boisson, dont l'amertume était le caractère principal, Ps. 69, 24 . Jésus la refusa, non parce qu'elle était amère.mais parce qu'il voulait mourir avec la conscience du supplice et de la mort, et vider la coupe jusqu'au bout. Il ne faut pas confondre ce vin amer avec le vinaigre qu'on approcha plus tard de ses lèvres, Marc 45, 36., soit pour le soulager, soit pour raviver ses douleurs en ranimant ses forces.

Vin artificiel, v. Cervoise.

VINAIGRE. Il y en avait apparemment de deux sortes : l'une dont les gens du peuple buvaient ordinairement pour se désaltérer, en le mélangeant d'eau ou d'huile, Ruth 2, 4 4., l'eau ne pouvant désaltérer a la longue

ce soleil ardent: c'était une espèce de piquette ou de petit vin, que les nuzariens devaient s'interdire aussi bien que le vin véritable, Nomb 6, 3.; — l'autre était plus acide, et ne se buvait que difficilement, Ps. 69, 24 . Prov. 40, 26. 25, 20. On faisait du vinaigre avec du vin, de la bière, du cidre, et même avec de l'eau ; le vin de palmier s'aigrit si on le garde trois ou quatre jours. Les Orientaux, jusqu'à nos jours, aiment à se rafraîchir avec de bon vinaigre étendu d'eau, et les soldats romains ne buvaient guère autre chose dans leurs expéditions. Si le vinaigre qu'on offrit a Jésus sur la croix, Matth.27, 48., est le mêmn que celui qu'on lui avait offert avant le supplice, on petit voir ce qui a été dit à l'art. Vin. Ou y faisait dissoudre du Ilel ou de la myrrhe, qui en augmentaient l'amertume. Dissoute dans de bon vin, la myrrhe lui donnait un fort goût aromatique, (laudalissima); le vin de myrrhe était exquis, et il n'est guère probable qu'au milieu de tant d'ignominie, ce soit du vin qu'on ait offert au Stuveur; il a goûté le vinaigre amer.

VIOLON. «. Musique.

VIPÈRE, serpent vivipare, v. Serpent.

VISIONS, v. Prophètes.

VISITES. La Bible ne donne que peu de détails sur le cérémonial des visites que les Israélites se faisaient entre eux. Le lavage des pieds parait avoir été l'une des parties les plus essentielles et les plus ordinaires de ce cérémonial, Gen. 48, 4. 24, 32. Jug. 49, 21 . 4 Sam. 25, 41. Luc 7, 44/ De nos jours encore, ce devoir subsiste. On brûle de l'encens devant son hôte, Dan. 2, 46., ou I on arrose sa barbe d'une huile odoriférante, cf. Luc 7. Après ces témoignages d'affection, l'on se hâte de lui fournir de la nourriture, et l'on prend soin de sa monture, s'il y a lieu, cf. Gen. 48, 4. 24, 32. Jug. 4 9, 21. Des présents réciproques étaient également chose ordinaire dans les visites faites ou reçues.

Les épreuves el les afflictions sont souvent appelées des visites ou visitalions de Dieu, Ex. 20, 5. 32, 34. Lév. 48, 25., expression bien surprenante dans un livre qui nous parle d'un Dieu d'amour; mais c'est aussi un Dieu de justice, et le même mot se prend ailleurs en bonne part, Gen. 21, 1. Ex. 3, 46. 4 Sam. 2, 24. Luc 4, 68. L'idée fondamentale qui justilie l'emploi de ce mol, c'est que rien ne se fait sans la volonté de Dieu; tout ce qui arrive, bien ou mal, doit rappeler a l'homme que Dieu a passé par là, que Dieu est là, qu'il se manifeste; ce qui nous parait douloureux ne l'est que d'une manière relative; l'action de Dieu sur l'homme a pour objet, non le temps qui nous échappe, mais l'éternité qu'il nous offre, et les épreuves sont des appels au bonheur; l'affligé est rappelé tout ble au Bérieux et a l'espérance ; l'homme

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heureux est appelé àla reconnaissanee el a la foi.

VIVIERS. Outre les réservoirs artificiels ou naturels, citernes ou étangs, dont il a été parlé en leur lieu, et qui étaient une des nécessités du pays, l'Ecriture consacre une menlion spéciale, quoique générale et vague à de fameux viviers construits par Salomon, Eccl. 2, 6. Ces viviers existent encore ; du moins on a tout lieu de croire que les grands étangs que l'on montre sous ce nom sont effectivement l'œuvre du fils de David. Ils sont situés à environ une lieue sud-ouest de Bethléem, sur le Djebel-Fureidis (montagne du paradis, ou du parc, du verger), el a une assez grande hauteur. Ce sont trois bassins, taillés dans le roc, et revêtus intérieurement d'un mur en maçonnerie; ils sont disposés les uns au-dessus des autres, et communiquent entre eux comme les écluses d'un canal. Robinson, qui les a mesurés, donne au bassin inférieur 532 pieds de long, une profondeur de 50 et une largeur qui varie de 448 à 207 : le bassin supérieur, qui est le plus petit, a 380 pieds de long sur 229 à 234 de large. C'est grandiose comme travail d'art. Presque a sec en été parce que le fond laisse s'écouler beaucoup d'eau, ils sont alimentés en partie par l'eau de pluie qui descend des pentes voisines, en partie par une belle source qui se trouve deux ou trois cents pas plus haut, source voûtée, fermée (fons signatus), peut-être la source close, la fontaine cachetée de Cant. 4, 4 1. Au pied de la monlagne se trouve le Wady Ourtàs, les jardins de Salomon, nommés aussi bonus conclu sus, également en souvenir du jardin clos mentionné dans le même passage.

Ce n'est pas la tradition, ce sont de simples inductions qui ont fait attribuer à Salomon ces viviers et ces jardins, mais ils répondent parfaitement à ce que nous en font comprendre Josèphe et les allusions de l'Ecclésiasie. « Si, dit M. Bovet, si les étangs d'Ourtàs ne sont pas l'ouvrage de Salomon, je ne sais Irop à qui l'on pourrait en attribuer la construction. Je cherche vainement dans l'histoire de la Judée une autre époque ou un autre souverain capable d'exécuter ou même de rêver ces grands travaux. On songe involontairement aux t aux de Versailles. Les Salomon et les Louis XIV ne se répètent pas dans l'histoire d'un peuple, et pour de bonnes raisons. »

Quant aux viviers de Cant. 7, 4., v. Hesbon.

VOEUX. On en distinguait de deux sortes chez les Hébreux : les vœux positifs, et les vœux négatifs, ou la promesse faite a Dieu de s'abstenir de certaines choses; le nazaréat était le plus important de ces derniers, parmi lesquels on peut compter aussi l'interdit, q. v. Quant aux vœux positifs, c'est-à-dire la promesse de faire une chose à I honneur de l'E-

ternel, oo en retrouve la trace dès les temps les plus anciens : Jacob promet à Dieu la dime de ses biens, si Dieu bénit son voyage en Mésopotamie, Gen. 28, 20. Tous les peuples de l'antiquité ont connu cette espèce d'engagement de l'homme vis-à-vis de Dieu (lliad., 6, 308. Odyss., 3, 382. Virg., Enéid., 5, 234., etc.), et la cause s'en trouve dans les idées antbropomorphiques et anthropopathiques qu'on se faisait de Dieu , comme s'il ne consentait à accorder certaines choses que sous condition, et en réclamant pour sa part quelques avantages correspondants. Ce point de vue n'est pas contraire à la piété, mais il est contraire à la vérité, el des idées saines sur Dieu et sur l'homme ne s'accorderont jamais avec une théorie des vœux, souvent fatale, toujours inintelligente. On faisait des vœux lorsqu'on se trouvait dans une position pénible ou désespérée, Jug. 44, 30. Jon. t, 46., quelquefois pour obtenir la possession d'une chose désirée, 4 Sam. 4,44 . 2 Sam. 45, 8., et leur accomplissement était considéré comme un des plus impérieux devoirs, Jug. 4 4, 39. Eccl. 5, 4., Cf. Ps. 66, 43. 76, 44. 416, 48. Moïse ne combattit pas les vœux en théorie, quoiqu'il ne les recommandât pas non plus; mais, comme toujours, il en restreignit l'usage par des prescriptions de nature à prévenir, autant que possible, les inconvénients domestiques ou publics qui pouvaient en résulter. Un vœu devait immanquablement el entièrement être rempli, Deut. 23, 24. Nomb. 30, 3.; aussi Salomon recommande-t-il de n'en faire jamais qu'avec circonspection, Prov. 20, 25. Des personnes non indépendantes, telles que des esclaves, des femmes, des filles (il n'est pas parlé des (ils qui, cependant, ne sauraient être absolument exceptés), n'avaient pas le droit de faire un vœu sans le consentement formel de leurs supérieurs, maîtres, parents ou tuteurs, Nomb. 30, 4. Un vœu fait intérieurement ne suffisait pas : pour lier, il devait avoir été fait à haute voix, Deut. 23, 23. Il va sans dire qu'on ne pouvait pas vouer à Dieu quelque chose d'imparfait, lorsqu'on était en état de faire mieux; mais il résulte de Mal. 4,44. que la lésinerie s'en était mêlée, et qu'avec le temps les vœux ne comportaient plus un bien grand renoncement; c'était un moyen de se débarrasser pieusement de ce dont on ne pouvait plus faire usage soi-même.

Tout ce qui avait été voué pouvait se racheter, moyennant un certain prix lixé d'avance, même les personnes (les enfants par exemple) qui s'étaient vouées, ou avaient été vouées à l'Eternel par leurs parents, pour le service du tabernacle, Lév. 27, cf. 4 Sam. 4, 44. Des animaux impurs, des maisons, des héritages pouvaient être rachetés; l'estimation en était faite

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