AR
de celui qui succéda à Obodas, et qui fui le beaupré d'flérode Antipas. Son gendre, amoureux d'Hérodias, femme d'Uerode son frère, el ayant poussé sa première femme à demander une séparation, Arétas, père de l'épouse congédiée, résolut de la venger. A ce grief vinrent encore s'ajouter quelques contestations à propos des frontières des deux Etats; la guerre commença, l'armée d'Hérode fut entièrement battue. Hérode s'en plaignit à Rome, et Yiiellius fut chargé de punir l'Arabe ; mais ayant appris la mort de Tibère (37 ap. C), il Ûl rentrer ses troupes en quartier d'hiver. C'est vers celte époque qu'Arétas doit avoir occupé Damas et y avoir placé l'ethnarque dont il est question 2 Cor. 41, 32., cf. Act. 9, 24. Plus tard uu intrigant, nommé Syllaeus, essaya de nouveau de perdre A ré la s dans l'esprit de l'empereur; mais celui-ci, ayant démasqué le traître, confirma solennellement le roi de Ghassan dans son autorité.
ARGENT. Il ne parait pas que ce métal ait été en usage avant le déluge; du moins les seuls métaux mentionnés dans la Bible Jusqu'à cette époque sont le cuivre et le fer, Gen. 4, 22. Mais dès le temps d'Abraham nous le voyons employé pour le commerce el les arls : Joseph avait une coupe d'argent, 44, 2. 8., et les Egyptiens avaient des vases el autres ustensiles du même métal, Ex. 42, 35. Nomb. 7, 43. 40, 2. Comme monnaie, les patriarches s'en servaient déjà, Gen. 20, 46. 23, 4 6.; il n'était pas frappé au coin, mais on l'estimait au poids en morceaux ou lingots, selon qu'il était plus ou moins pur. A l'époque même de la destruction de Jérusalem par les Babyloniens, nous voyons le prophète Jérémie acheter le ebamp de son cousin Hanaméel, et lui peser 47 sicles d'argent (498 grammes) en échange, Jér. 32, 9. Plusieurs passages nous autorisent à penser que l'exploitation de ce métal, el l'art de le raffiner et de le travailler, étaient connus des Israélites, cf. Job 28, 4. Ps. 42, 7. 66, 40. Prov. 40, 20. 47, 3. 27, 24. Ez. 22, 22. Zacb. 43, 9. 4 Cbr. 29, 4. et ailleurs. Les Phéniciens, ces rois du commerce d'alors, liraient surtout l'argent de l'Espagne, et l'apportaient en lingots, Ez. 27, 42., ou en plaques, Jér. 40, 9.
Le nom hébreu de ce métal (késeph) signifie pâle, et dérive d'un verbe qui signifie être pàie, languir après quelque chose d'aimé. C'est pour cela sans doute que chez eux l'argent a été regardé comme le symbole de la charité.
ARGILE, ou terre à potier (souvent employée dans l'Ecriture comme image de la misère de l'homme , et de sa dépendance vis-à-vis de Dieu, Job 40, 9. Rom. 9, 20). On s'en servait quelquefois comme de ciment, quoiqu'on employai plus souvent l'asphalte pour cela; ou en
faisait des briques et des vases, Nab. 3, 44. Es. 45, 9., et même des cachets, Job 38, 44.
ARGOB. 4° Contrée de Basan, appartenant à la demi-lribu de Mariasse; elle était extrêmement fertile, surtout en oliviers, et contenait soixante ville fermées, que Jaïr, fils de Makir, répara et qu'il appela de son nom bourgs de Jaïr. Cette contrée se nommait sans doute Argob, du nom de sa capitale, ou de celui de quelque Amorrhéen célèbre auquel elle aurait autrefois appartenu, Deut. 3, 4. 44. 4 R. 4, 43.
2° 4rgoO el Arié, inconnus. Leur nom ne 6e trouve que 2 R. 45, 25., mentionné à propos de la conspiration de Pékacb, dont on ne sait pas s'ils furenl les complices ou les victimes : la phrase dans l'original, comme dans nos traductions, permet l'une et l'autre interprétation, mais favoriserait d avantage l'idée qu'ils succombèrent dans la défense d'Hazaria leur roi.
ARIÉ, v. Argob.
AR1EL, Es. 29, 4., mot composé qui peut signifier lion de Dieu ou foyer de Dieu ; celte dernière signification se justifie davantage par la comparaison de Ez. 43, 45. 46. (Hariel est mis par erreur), où le prophète donne ce nom à l'autel des holocaustes. C'est un nom prophétique et symbolique de la ville de Jérusalem, la ville forte el vaillante qui doil être le foyer et l'autel de Jéhovah. Dans le premier sens, l'allusion porterait sur la force de ses moyens de défense dans la guerre.
ARI.MATHÉE, ville de Judée, que quelques écrivains pensent être la même que Raroatbajim Tsophim, 4 Sam. 4, 4., la patrie de Samuel le prophète, dans le voisinage de Béihel. Suivant Clarke et Buekingham, Arimalhée serait sur la route de Jérusalem à Joppe, à l'extrémité d'une vaste et fertile plaine, à 50 kilom. environ de Jérusalem ; mais les anciennes données le placent plus au nord et par le chemin de la Samarie : Van de Yelde, à son dernier voyage, croit l'avoir retrouvé sous le nom de Beth-Bima, non loin de Béihel, au nord-ouest de Jérusalem. C'est dans celle ville que demeurait l'honorable conseiller juif qui demanda la permission d'ensevelir Jésus dans un sépulcre neuf qui lui appartenait. Matin. 27, 57. Luc 23, 50. v. Rama.
ARIOC ou Awoc 4° Roi d'Ellasar, un des alliés de Kédor-Lahomer, Gen. 44, 4. Du reste, inconnu.
2° Capitaine des gardes de Nébucadnelsar qui reçut Tordre de faire périr tous les sages de Babylone. A la demande de Daniel, il suspendit l'exécution el introduisit ce prophète devanl le roi, pour lui révéler le songe qui l'inquiétait, et lui en donner l'explication, Dan. 2,44.
ARISTARQUE, natif de Thessalonique, zélé chrétien qui accompagna Paul a Ephèse, et