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marcha contre Asa, roi de Juda (vers 950 av.C), à la tète d'une immense armée, en partie composée de Libyens, m;iis qui fui baltu à Marésa dans la tribu de Siméon, et poursuivi jusqu'à (ïuérar, 2 Clir. 4 4, 9. 46, 8. Le chiffre d'un million appliqué à son armée, est ou une erreur de manuscrit, ou une manière de parler pour désigner un nombre très considérable; aucune vallée en Juda n'eût été assez vasle pour que deux armées de celte taille eussent pu s'y développer. On est d'accord, depuis Des Vignoles, à penser que Zéracb esl l'Osorchon (ou Osorotb, ou Osorthos) des légendes égyptiennes, le successeur de Sisac ou Sesoncbis, le second roi de la 22e dynastie, dite bubaste, mais pendant longtemps l'épilbètc de cusite, ou éthiopien, a embarrassé les Interprètes; on a cherché en Arabie, en Madian, en Ethiopie, un roi de ce nom, et maintenant qu'on sait qui est Zérach, on a encore a se demander comment il a pu être appelé Cusile, ou Ethiopien ; les uns pensent que celte désignation se rapporte à l'origine de sa dynastie, d'autres pensent qu'elle s'expliquerait si nous avions plus de lumières sur le vrai sens du mot Cus, sur les rapports géographiques et politiques de l'ancienne Egypte avec l'Ethiopie. — C'est par erreur que quelques versions lisent Zeraph au lieu de Zéracb.
ZEIIED, torrent situé a l'est de la mer Morte, au sud de l'Arnon, dans le pays des Moabites, Nomb. 24, 4 ï. Deut. 2, 43., c'est probablement le Kérek ou le Wadi Kanak actuel.
ZÉllES (qui disperse l'héritage), femme d'Hamas, Est. 5, 10., oubliant que l'orgueil marche devant l'écrasement, donna a son époux des conseils de vengeance arbitraire, imagina le gibet qui devait mettre lin aux insolences de Mardochee, mais pressentit ensuite aux premiers mots le discrédit d'Ilaman, et comprit que tout étail perdu. Comme, en Orient surtout, il n'y a jamais de demi-disgrâces, la laveur dont commençaient à jouir Esler et Mardochëe lut un trait de lumière pour elle. Deux Juifs se relevaient: c'est que la nation était pardonnée, c'est qu'une politique nouvelle succédait àeelled'Haman; la ruine d'Ilaman était certaine, Est. 6, 13. Les paroles de Zérès et des mages n'emportent pas qu'ils eussent conlianceen la protection spéciale de Dieu pour les enfants d'Abraham, comme l'ont cru quelques auteurs : elles signifient simplement que la situation changeait du lout au tout.
ZICIU(mon souvenir), 2 Chr. 28,7., puissant chef d'Ephraïm, qui profita de la victoire de son maître Pëkarh, roi d'Israël, sur le royaume de Juda, pour entrer dans Jérusalem, et meltre à mort un des lils du roi, l'intendant des biens royaux, et le favori ou premier ministre d'Achaz ; on ignore si ces morts furent des assas-
sinats, ou des accidents de la guerre. — Quelques-uns le font fils de Tabéal. q. v.
ZIP. 4° 4 R. 6, 4. v. Mois. î°v. Ziph.
ZILPA (bouche dédaigneuse), servante de I .ahaii, lut donnée à Léa lors de son mariage avec Jacob. Sur l'ordre de sa maîtresse, elle devint concubine de son maître, et lui donna deux Ois, Gad et Aser, Geo. 29, 24. 30, 9. 35, 26. 37, 2. 46, 48. Elle est du reste inconnue, ce qui vaut mieux pour elle que la triste célébrité de sa compagne Bilha.
ZDIRI (mon champ, ma vigne). 4° Siméonite, lils de Salu, Nomb. 25, 44., auVha avec hardiesse sou impudicité, et conduisit Cosbi dans sa tente, lorsque déjà les principaux coupables pavaient de leur vie leur obéissance aux infâmes conseils de Balaam. Son impudence ne le préserva pas du châtiment} il péril à l'instant même, tué par Phinées. — 2° Zimri, 4 Chr. 2, 6., ou Zabdi (dote), Jos. 7, 4., Ills de Zara, petii-lils de Juda, n'est pas compris dans l'éloge qui esl fait de ses quatre frères, dontla sagesse esl comparée à celle de Salomon, l R. 4, 34., soi! qu'en effet il ne les ait pas égalés, soit plutôt qu'il fût leur père, et lils unique de Zara, ce que la méthode des généalogies permet de supposer, et ce qui s'accorderait mieux avec la chronologie. — 3° Zimri ou Simri, cinquième roi d'Israël, 4 R. 46, 9., n'était d'abord que général, ou officier dans l'armée de son prédécesseur Ela; il ourdit une conspiration contre son jeune maître, le surprit à Tirlsa, le tua, et jouit pendant sept jours du fruit de ses crimes (920 av. C). Il n'eut que le temps d'exterminer la famille de Bahasa, selon la prophétie de Jéhu, et bientôt assiégé dans Tirlsa par l'armée, qui refusait de le reconnaître, il mit le feu a son palais et périt au milieu des flammes, après un songe d'une semaine.
ZIPH (bouche). 4» Fils de Jëhallélel, de la Iribu de Juda, de la famille deCaleb. 4 Chr. 4, 46. — 2° Ville de Juda, peut-être fondée par Ziph, située sur une éminence, et entourée d'un désert dans lequel David demeura caché quelque temps, 4 Sam. 23, 4 4. 45., cf. Î6, 4. Roboam la fortifia, 2 Chr. 44, 8. Jérôme la place à 8 milles est de Uèbron, et Robinson pense en avoir retrouvé les ruines sous le nom de Tell-Zif, dans cette direction, el à peu près a la distance indiquée, 8 à 40 kilom. — 3° Autre ville du même nom, Jos. 45, 55., située probablement aux environs de Malion et du Cat mel de Juda. D'après Van de Velde, ce serait la même que la précédente.
ZODIAQUE (les douze signes du). C'est ainsi qu'il faut traduire l'hébreu Mazzaloth, 2 R. 23, 5. que nos versions ont rendu par astres. Le mot hébreu signifie proprement les demeures, et rappelle l'expression cycle des palais par la-
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quelle les Arabes désignent les douze signes du zodiaque, comme les splendidt s habitations qui sont successivement choisies par le dieu du jour. Le mot Mazzaroth, traduit par signes du zodiaque, Job 38, 32. (dans la Yulgale, Lucifer), est lé mène mol, avec la seule dilfereiire du changement assez ordinaire des lettres r et /. v. Astres.
ZOROBABEL (étranger A Babyionc), ou Seshatsar (joie dans la tribulalion), Lsd. 4, 8. 41. 5, 14., fils de Salathiel, ou sou pelil-lils, 4 Chr. 3, 47., appartenait a la famille royale de David, 4 Chr. 3, et était prince de Juda. Il fut le chef de la colonie juive qui retourna la première de Bahyluue A Jérusalem, sous Cyrus (536 av. C), Agg. 4,4. Esd. 1,8., et il remplit eu Judée les fonctions de gouverneur civil sous le litre perse de l'echa (pacha), du muius sous Darius liyslaspe, Agg. 4,1. 44. 2, 2. 21. Esd. 6, 7. Aptes avoir rétabli l'autel des holocaustes, il lit célébrer solennellement la tète des tabernacles, qui se faisait eu plein air; puis il commença la reconstruction de Jérusalem eu posant la première pierre du temple devant une foule immense, ou les cris de joie de la jeunesse étaient presque couverts par les lamentations des vieillards, qui se rappelaient avec douleur la gloire incomparable du temple de Salomon. Les Samaritains ayant essayé, mais sans succès, de faire reconnaître leur nationalité juive, eu demandant de prendre part aux travaux du temple, se tournèrent dès lors contre Zorobabel, dont ils tentèrent à diverses reprises, par la violence ou la perfidie, d'entraver les travaux, elde (aire avorter l'œuvre. Des obstacles sans nombre amenèrent de l'incertitude ; les travaux souvent interrompus pendant les dernières années de Cyrus, et sous le règne de Cambysc, furent entièrement suspendue sous le faux Sinerdis (Ariaxercès), par suite des menées de lu hum. Zorobabel, pendant ce temps, disparaît de l'histoire, découragé, ou vaincu par les circonstances. .Mais dans la seconde année de Darius nls d'Uvstaspe (521 av. C), il reparaît, soutenu par la voix puissante d'Aggée et de Zat Italie, les machinations des Samaritains tournent à leur confusion, les travaux continuent, «tau bout de quatre ans, le temple reconstruit est publiquement rendu au culte par une dédicace dont l'humble pompe contraste avec laspleudidc inauguration du premier temple. Douze jeunes boucs Offerts, avec d'autres vulimes, eu expiation des («celles, selon le nombre des tribus d'Israël, montrent, ou que les Juifs de retour entendaient représenter la nation dans sou in-
tégrité, ou qu'en effet un certain nombre de Juifs des dix tribus avaient prolite. avec les deux autres, du bénéfice du retour. Dès lors le culte continua d'être célébré régulièrement, et la paque réunit A Jérusalem tous les fidèles qui axaient conservé le souvenir et la sainteté des beaux jours de leur patrie. On ignore quand et comment Zorobabel mourut ; il laissa sept lits et une lille, 1 Clir. 3, 49. e. Josèplie.Antiq., (4, 3.
Sa généalogie offre quelques dilln ulies . il est appelé tils de Salathiel, Est. 3, 2. ilalth. 4, 12. Luc 3, 17., lits de Pédaja et petit-fils de Salathiel, < Chr. 4), 49. Les noms de ses enfants sont indiqués dans ce dernier passage, mais on n'y trouve ni celui d'Abiud, Matth. 4, 43., ni celui de Rhésa, Luc 3, 27., qui sont comptes pour ses 111s , si toutefois le Zorobabel de la généalogie de Joseph est le même que eeiui de la généalogie de Marie, cl si l'un et l'autre sont identiques avec, celui qui restaura Jérusalem et avec ce ui de 4 Chr. 3, 49., ce qui a èlé coni< sie;v. Salathiel. On ne peut, dans tous les cas, rien conclure au sujet de ces généalogies; d'un i oie il DSl évident que les Chroniques ne nomment pas individuellement chacun des pe- UlsWUf de Zorobabel, dont la famille était in -s nombreuse, de l'autre que Matthieu, en ne nommant que dix descendants de Zorobabel jusqu'à et y compris Joseph, n'a pu énumerer tous les membres de celte lignée qui remplit l'espace de cinq cent trente ans. Les hypothèses n'ont pas manque, depuis Jérôme, jusqu'à Janseuius, Kuiuoel et i'aulus, mais elles n'ont pas fail avancer la question.
Le caractère de Zorobabel est peu dessiné : il brille plus par sa position el sa mission, que par les faits; il serait imprudent cependant d'eu rien conclure contre ses talents ou sou activité; les meilleurs administrateurs ne sont pas toujours ceux dout on parle le plus. Il appâtait dans une des usions de Zacharie, 4, 6. sq , où les promisses les plus encourageantes lui sont faites BOUS la forme la plus poétique! « Oui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel Lue plaint! » Tous les obstacles seront apla- Dis sur sou chemin ; sa force sera : » non point une armée, mais l'esprit de l'Eternel* "
ZI ZINS, peuplade, inconnue, de Canaan, au temps d'Abraham, Gen. 14, 3.; d'api ès Calme!, (pii eu a tait des géants, et le contexte autorise celle supposition, ce seraient les mêmes que les Zamzummims. Deui. 2, 20. Leur territoire, au dire de Schrœder, devait s'étendre jusqu à l'A mou, entre celui des Repliai ms au nord, el celui des Emius au sud.