‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 60 sur 398 · BER · texte numérisé non relu

BER

nel). I" Fils ou petit-lils de Zorobabel 4 Chr. 3, 20. — i» Lévite, 1 Chr. 9, 4 6. 15, 23. — 3° Néh. 3, 4. 30. 6, 18. — 4° 2 Chr. 28, 12. v. Hazaria i°.

liKKED, Gen. 16, 7. U., ville du désert en Arabie, au sud de Kadès Barné, du côté de Sur.

BÉRÉE, ville de Macédoine, sur le chemin c 1 12 ■ mène de Thessalonique à Athènes, et non loin de la ville de Pella, où naquit Alexandre le Grand. Ce lut à Rérée que saint Paul prêcha l'Evangile, après avoir été chassé de Thessaloniquc par la persécution. Un assez grand nombre de personnes y furent converties, entre autres un nommé Sopaler, qui accompagna Paul lorsque celui-ci dut retourner en Asie. Saint Luc loue les habitants de cette ville, pour le zèle avec lequel ils se mirent à lire les Ecritures, afin de savoir si les choses qu'on leur annonçait étaient conformes a la Parole de Dieu, Ad. 17, 10. — 20, 4.

BERENICE ou Bernice, fille aînée d'Hérode Agrippa dit le Grand, celle que la poésie a si habilement transfigurée. Elle fut d'abord fiancée à Marc, lils d'Alexandre, gouverneur des Juifs à Alexandrie ; puis elle épousa Hérode, roi de Chalcis, son propre, oncle. Après la mort de celui-ci, elle se maria avec Polémon, roi du Pont; mais elle ne demeura pas longtemps avec lui : elle retourna auprès de son frère Agrippa, avec lequel il parait qu'elle entretenait des relations criminelles. Juvénal en parle en ces termes, à propos dun diamant (Sat. VI. v. 113).

Adama» uotissinius, et Hercuices

lo digito factua pretiosior; hune dédit olim Htrbaru» inceste, detlit h«»nc Agrippa sorori.

Ils étaient venus l'un et l'autre a Cesarée, pour complimenter le gouverneur Festus , lorsque celui-ci, pour leur plaire, tit comparaître devant eux l'apolrc Paul, Act. 2">, 53. — Plus lard, Bérénice fut encore la maîtresse de Vespasien (Tacil. Hist. 2, 8l.)t et celle de son (ils Titus (Suétone, Titus, 7) qui l'aurait épousée si elle n't-iU élé reine et étrangère, deux qualités qui rendaient impossible toute union avec un Romain. Elle intervint à plus d'une reprise en laveur des Juifs ses compatriotes, v. mon Epoque des Maccabées,ch. XV.

BERGERS. Les patriarches et les premiers Hébreux furent nomades et bergers; Abraham. Isaac, Jaeob et ses douze lils voyagent conduisant après eux de nombreux troupeaux de chèvres, de brebis, de bœufs, d'dnes et de chameaux, qu'ils mènent paître dans les steppes solitaires de Canaan, de I Egypte ou de lArabie. Celte vie nomade cessa plus ou moins généralement, lorsque les Israélites se furent emparés de la terre promise, el que la culture du sol fut devenue leur principale richesse ; mais on con-

tinua de trouver, surtout chez les tribus transjordanes, bon nombre d'hommes qui conservèrent, au milieu de leurs villes fortifiées, des habitudes plus en rapport avec celles de leurs ancêtres; Nabal en est un exemple, 1 Sam. 25, 2. cf. 2 R. 3, 4. Ces riches propriétaires avaient sous leurs ordres des centaines de serviteurs qu'ils pouvaient au besoin transformer en soldats, soit pour des haines el des vengeances personnelles, Gen. 14, U., soit pour la garde des troupeaux et des citernes, 13. 7. 26,

20. Bergers, nomades ou sédentaires, ils habitaient sous des tentes, Cant. 1, 7. 2 Chr. 14, IJi. Es. 38, 12. Jér. 6, 3. Ils étaient ordinairement munis d'un bâton recourbé vers le bout, 1 Sam. 17, 40. Mich. 7, 14. d'une poche ou bissac, et d'un chien, pour repousser les bète> féroces contre lesquelles ils luttaient parfois, et souvent avec avantage, Am. 3, 12. Es. 31, i. 1 Sam. 17,34. Du reste, ils avaient rarement des armes proprement dites, même des frondes. Bs se construisaient des guérites ou de petits observatoires, au haut desquels ils montaient pour découvrir les pièces de bétail égarées, ou pour prévenir de plus loin les dangers dont ils pouvaient être menacés, Mich. 4, 8 : c'est peutêtre à celle circonstance qu'ils doivent d'avoir été cités comme types de la vigilance, Nah. 3, 18. v. Luc, 2, 18. Ils ne devaient rien négliger pour recouvrer un animal perdu, Ezéch. 34, 12- Luc io, 6. ; ils portaient dans leurs bras ceux qui étaient faibles et malades, Es. 40, 11., et prenaient garde de les échauffer ou de les fatiguer par des marches forcées. Gen. 33, IX Leur principal vêtement était un manteau duot ils s'enveloppaient tout le corps, Jér. 48, 1î.; il.s se nourrissaient de fruits sauvages, de ligues, Am. 7, 14., et, au besoin, de carouges, Luc l.'J, 16.; ils ne recevaient point de gages en argent, niais ils avaient une certaine part aux produits du troupeau, aux petits qui naissaient pendant le temps de leur service, Gen. 30, 31. el au lait dont ils pouvaient faire leur nourriture, 1 Cor. 9, 7. H est évident, d'après 1 Sam. 16, 17. 18., que la musique était un délassement ordinaire des bergers hébreux, comme elle l'est des gardeurs de troupeaux dans tous les pays. Sous les rois, la charge d'inspecteur en chef des troupeaux était un emploi considérable, 4 Sara.

21, 7. : et l'on peut dire, en général, que h condition de berger était fort considérée : les tils et les lilles de riches propriétaires ne craignent pas de s'occuper eux-mêmes de ces soin? ; les prophètes, les rois, et Dieu lui-même, prennent et acceptent le titre honorable de pasteurs et bergers, cf. Ps. 23, 1. Jean 40, 4. Héb, 13, 20., litre qui joue comme symbole un grand rôle dans les livres saints. Les récits des voyageurs modernes en Perse reproduisent trait

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pour trait le tableau des soins pastoraux de Es. 40, 41. et ailleurs.

Quant à la grotte de* bergers dont parlent certains voyageurs, v. Bethléem.

BÉRIHA et Sémah, 1 Chr. 8. 43., descendants de Benjamin ; ils furent chefs de quelques familles qui habitèrent Ajalon, et repoussèrent de Gath les Philistins qui y demeuraient : ces deux faits par lesquels seuls nous connaissons cette branche de la famille benjamite, doivent s'être passés à l'époque de la conquête de Canaan, puisque d'après ce passage Ajalon devait se trouver dans la tribu de Benjamin, tandis que plus tard, après le partage, il appartint à celle de Dan.

BÉR1L, Apoc. 21, 20. Ez. 28, 43., pierre transparente, d'un vert bleuâtre ; il y en a de très foncées, et d'autres qui sont très claires; on en voit qui sont de la grosseur d'une fève ; elle est d'ailleurs presque aussi dore quelquefois que le grenat : on la trouve surtout dans les Indes orientales, et près des mines d'or du Pérou. La Silésie en fournit également, mais d'une qualité très inférieure. — Le béril est le huitième fondement de In nouvelle Jérusalem ; c'était la onzième pierre du pectoral du souverain sacrificateur, Ex. 28, 20.

BÉRODAC. 2 Bois 20, 12 , v. Mérodac.

BÉROTHAÏ, 2 Sam. 8, 8., ou Cun, 1 Chr. 18, 8., ville de Syrie, près des frontières septentrionales de la Palestine, qui fut conquise par David; peut-être (Robi tison) la même que l'ancienne et opulente Béryte qui, sous le nom de Beyrouth, voit aujourd'hui renaître son importance et sa prospérité; cf. Ezéch. 47, 16. Cependant, d'après le contexte, il semblerait qu'il soit question d'une ville située a l'intérieur; Keith et Schwartz pensent à Birat, près de l'Euphrate.

BÉSOR, ruisseau ou torrent du pays de Canaan, coulant de Testa l'ouest, non loin de la frontière méridionale, pour se jeter dans la Méditerranée. C'est sur ses bords que 200 hommes de David s'arrêtèrent, harassés de fatigue, tandis que 400 autres poursuivirent et taillèrent en pièces les Hamaléciles qui avaient brûlé Tsiklag. 1 Sam. 30, 9.

BÊTA H, 2 Sam. 8, 8., ou Tibbath, 4 Chr. 18, 8., ville que David prit sur Hadarhéser, roi de Syrie, et qui partagea le sort de Bérolhai, q. v. Sa position est complètement inconnue ; quelques-uns la regardent comme identique avec Béten.

BKTEN, de la tribu d'Aser, Jos. 19, 23.

BÊTE. La bête de l'Apocalypse, v. Antéchrist, et Nombres. — Bêtes sauvages, Es. 13, 22. p. Chacal, et Animaux.

RETHABARA (maison de. passage), dans la tribu de Ruben, sur la rive orientale du Jour-

dain, près de l'endroit où les Israélites le passèrent sous la conduite de Josué. Ce fut là que Jean, lilsde Zacharie, baptisa une multitude de Juifs, en signe de repentante, et pour les préparer a recevoir le Messie, Jean 4, 28. Dans ce dernier passage, la plupart des manuscrits cependant portent Béthanie, au lieu de Béthabara.

BÉTHA1NIE (maison de chant, ou des dattes, ou d'affliction, ou maison de la grâce du Seigneur, ou encore maison du bateau, domus navis). 4° Village considérable, au pied du mont des Oliviers, à 2 ou 3 kilom. est de Jérusalem, dans la tribu de Benjamin. C'est là que demeuraient Lazare et ses sœurs, Jean 11, I. 5. 41.; c'est là probablement que demeurait Jésus, lorsque les fêtes saintes l'appelaient à Jérusa lem, ÏHatth. 21, 17.; c'est entin là qu'il se lit voir pour la dernière fois à ses disciples, Lue 24, 50. Jean 11, 18. Il s'éleva aux deux dans le voisinage de cette bourgade qu'il aimait. Art. 1, 1-12. Béthanie n'est plus maintenant (el-Azariyeh) qu'un chétif village de ruines et de décombres ; les maisons, où vivent quelques familles arabes, en sont si misérables que nous ne voudrions pas y loger nos bestiaux. On montre encore les débris supposés de la maison de Lazare, et son tombeau dans une grotte profonde. 2° Béthanie, endroit près duquel Jean baptisait, si en effet l'on doit accepter celte leçon, Jean I, 28., au lieu de Béthabara q. v. Cet endroit était situé au delà du Jourdain dans la tribu «le Ruben.

BETH -AVEN (maison de vanité); dans la tribu de Benjamin, (l'est, ou Bétliel ainsi nommée à cause de l'idole qu'on y adorait, 0>. i, 15. 10, 5., ou plutôt quelque localité voisine, Jos. 7, 2. C'est près de là que l'armée de Saitl, victorieuse des Philistins par la bravoure de Jonathan, réussit à les mettre en déroute, 1 S:mi. 14, 23.

BETH-BARA, passage au gué du Jourdain, dont Gédéon donna Tordre aux Ephraïmites de s'emparer, pour arrêter dans leur fuite les chef s de Madian et les mettre à mort, Jug. 7, 24. Beth-Bara était dans le voisinage de Béthabara, ou Béthabara lui-même.

BETHCAR (maison de science), I Sam. 7, 1 1 ., ville de la tribu de Dan, non loin de Mitspa : ce fut jusque-là que Samuel poursuivit les Philistins, et près de là qu'il érigea son Eben-Hézer.

BETH DIBLATHAJIM, ou simplement Diblathajim, ville des Moabiles, qui subsistait encore aux jours de saint Jérôme, Nomb. 33, 46. Jér. 48, 22.; probablement la même que Dibla, Ez. 6, 14.

BÉTHEL (maison de Dieu), d'abord appelé Luz : c'est là que Jacob s'arrêta dans son voyage vers Padan-Aram, et il nomma ce lieu Bélhel. à «uise de la vision qu'il v avait eue.

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Trente ans après environ, il y plaça ses tentes, el y demeura un certain temps, Gen. 12, 8. 13, 3. 28, 19. Ville cananéenne d'abord, elle fui adjugée par Josué à la tribu de Benjamin, Jos. 18, 22., cf. 12, 9., puis conquise par les Ephraïmites, Jug. 1 . 22. Elle fut quelque temps la résidence du tabernacle, Jug. 20, 18. 1 Sam. 10, 3. (nos versions traduisent le mot hébreu Béthel pur « la maison du Dieu fort » ), et ûnit par être sous Jéroboam un des deux sièges principaux de l'idolâtrie, 1 R. 12, 29. Aussi les prophètes sont-ils remplis de menaces contre celle ville si décime, Am. 3, 14. 7, 10. 13. Jèr. 48, 13.; et la prophétie d'Amos, que Béthel serait réduite à rien, a si bien été accomplie, que maintenant on ne peut plus en déterminer la place d'une manière positive. Elle était située à 15 ou 2<> kilom. nord-ouest de Jérusalem, non loin de la ville de Uaï. t>. Luz.

BÉTHKSDA (maison de miséricorde), bain public, situé dans la partie orientale de Jérusalem, au nord du (emple, près de la vallée de Josapliat; les malades y venaient, d'après le texte de l'Evangile, chercher un remède a leurs souffrances dans les eaux qu'un ange troublait à certaines heures, Jean 5, 2. On montre encore en cet endroit une espèce de carré long dont la terre éboulée et les arbustes cachent la profondeur; les parois portent par places des plaques d'enduit qui indiquent sa destination, mais il ne s'y trouve plus d'eau. — On a conteste l'authenticité du passage Jean 5, 2-4., en partie sans doute pour échapper aux difficultés qu'offre son explication. Il parait que saint Jean cite sans la juger l'opinion populaire que la source d'eau minérale de Bélbesda guérissait presque toutes les maladies. Celle source était iuiermiitenle, ou entrait en ébullilion à certains moments déterminés. Quant à l'intervenlion d'un ange, d'abord il n'est point dit que cet ange lût visible; puis, l'idée populaire qui le faisait intervenir reposait, quoique confuse, sur la connaissance certaine que la Parole de Dieu nous donne, que le Seigneur appelle les anges à l'administration de toutes les choses d'ici-bas, Hébr. 1.7. 14.

BETU-GAMUL (maison du chameau), ville de la tribu de Kuben, qui plus tard fut prise par les Moabites, et ravagée par les Caldéens, Jér. 48. 23.

BETll-HAKAM, Jos. 13, 27., et Betb-Haran, Nomb. 32, 36., ville forte des Rubénites, au nord de la mer Morle; elle fut appelée plus tard Livias, en l'honneur de l'epouse d'Auguste.

BETH-IIOGLA, ville de Benjamin, sur les frontières ue Juda, à moilie chemin environ du Jourdain à Jérico, Jos. 18, 21.

lit Ïil-HOKOÏS (maison de colère), ville de la iriuu d'E, hiaim, qui se divisait en deux por-

tions, la basse ville, Jos. 16, 3. 18, 13. sise dans la vallée, et la ville haute située sur une colline assez élevée, 16, 5M cf. 10, 11. Elle appartenait aux lévites, Jos. 21, 22. D'après 1 Chr. 7, 24., les deux portions de cette ville auraient été construites par une fille d'Ephraïm, Sééra.

BETU-JÉSIXOTH, ville rubénite, à 16 kilom. environ du Jourdain, du côté de la mer Morte, Nomb. 33, 49. Jos. 12, 3. 13, 20. Les Moabites s'en emparèrent; elle fut plus tard détruite par les Caldéens, Ez. 25, 9.

BETH-KÉREM (maison de vignes), située sur une montagne entre Jérusalem et Tékoab ; elle paraît avoir été renommée pour son vignoble, Néh. 3,14. Jér. 6, 1.

BETH-LÉBAOTH, Jos. 19, 6., appelée aussi simplement Lébaoth, 15, 32., ville de Siméon, situation inconnue. Quelques-uns (Reland) comparent ce nom avec le Bethleptéphène de Josèpbe et de Pline, au sud de Jérusalem, vers l'idumée; mais c'est fort incertain, et la ressemblance des deux noms est insuffisante pour établir une analogie.

BETHLÉEM (maison de pain). 1° Ville de la tribu de Juda, située sur le penchant d'un coteau, à environ 10 kilom. sud de Jérusalem; on l'appelait aussi Ephrata, Mich. 5, 2., ou Ephrath, la fructueuse, et ses habitants Ephraliens. Celte ville n'a été considérable ni en élendue, ni en richesses, cependant il est peu de contrées dans la Terre-Sainte qui soient aussi pleines de souvenirs que Bethléem. Rachel y mourut en donnant le jour à Benjamin, et elle y fut ensevelie, Gen. 35, 16. 19. Un lévite de Bethléem devint le premier sacrificateur des Danites qui venaient de s'établir dans la vallée des sources du Jourdain, Jug. 17, el 18. Ce fut une femme de Bethléem qui fut la cause de la guerre sanglante dans laquelle la tribu de Benjamin fui presque anéantie (id. 19); Nabomi était de Bethléem, elle y revint avec Ruth la Moabite. Bethléem eut enfin la gloire de voir naître Ibtsan, Elimélech, Booz, David, et par-dessus tout Jésus, le Messie promis. Gen. 48, 7. Ruth 1 , 2. Ps. 132, 6. Micb. 5, 2. Jug. 12, 8. Matth. 2, 1.

Sur le même terrain exisle encore aujourd'hui une petite ville à laquelle on a conservé le nom de Bethléem (Beitlahm), mais qui est devenue le théâtre de bien des superstitions. Au fond d'une vallée assez triste, mais dont le sol est excellent, s'élève un monticule sur lequel se trouve la bourgade; elle est composée d'environ deux cents maisons, la plupart taillées dans le roc, habitées par des chrétiens el des musulmans qui vivent en bonne harmonie el qui jouissent d'une certaine indépendance. Non loin de la ville se voit l'église de la Nativité, et le couvent des Franciscains qui la touche. Une

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