‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 61 sur 398 · ET · texte numérisé non relu

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chapelle souterraine de cette église passe pour I avoir été l'élable où noire Sauveur est né; du moios on la montre pour telle sous le nom de chapelle delà Crèche, et Madame de Lamartine, dans une noie fournie au journal du poète, après avoir parlé du « long labyrinthe de corridors souterrains qu'il faut parcourir pour arriver à la grotte sacrée » ajoute : a En passant sous ces voûtes et ces enfoncements dans le roc. l'on comprend sans peine qu'ils ont dû servir d'éiables aux troupeaux que les bergers gardaient dans la plaine. » Heureux ceux qui peuvent s'abandonner à l'illusion; mais une étable dans le roc vif, sous terre, ne peut guère obtenir de créance parmi nous, d'autant moins que ces sortes de reliques vivantes ont été tellement multipliées, qu'on ne sait plus ce qu'il faut croire et rejeter. On peut voir, à ce sujet, le Traité des reliques de Calvin, un des chefsd'œuvre littéraires du seizième siècle, après lequel il ne reste plus rien à dire. — Quoi qu'il en soi! de cette grotte, irente-deux lampes y brûlent jour et nuit; des tableaux, un orgue, et deux autels la décorent. Celte grotte naturelle a été revêtue de marbre afin d'en soustraire les parois a l'indiscrète piété des pèlerins qui les déchiraient pour en emporter des fragments.

Une autre chapelle souterraine est appelée l'Oratoire de sainl Jérôme : c'est là qu'on prétend qu'il a travaillé à sa traduction de la Bible, et l'on y montre son tombeau.

Outre le monastère des Franciscains, il y a à Bethléem un couvent arménien et un couvent grec.

Au nord-ouest de Bethléem est un tombeau qu'on assure être celui de Bachel ; et du côté de l'est, on montre une plaine peu considérable, mais agréable et fertile, où les bergers, dit-on, paissaient leurs troupeaux lorsque la uaissaucedu Bédempleur leur fut annoncée par les anges. Près de là se trouve la Grotte dos Bergers, dans laquelle ils passaient la nuit, puis les ruines d'une église bâtie en mémoire de cet événement, par Hélène, femme de Constantin.

Au midi sont trois piscines ou réservoirs, qu'on pense être ceux dont parie Salomon, Ecel. 8, 6. Creusées dans le roc vif, et suivant la pente de la montagne, ces citernes ont encore les parois aussi nettes et les arêtes aussi vives que si elles venaient d'être terminées : de grandeur inégale, elles varient entre 440 et 21 i> mètres de longueur, sur une largeur de 70 à 400 mètres, et une profondeur de 30. « Ces beaux bassins, remplis d'une eau diaphane, sur le sommet d'une montagne aride, étonnent et inspireut une haute idée de la puissance qui a conçu et exécuté un si vaste projet ; aussi sontils attribués à Salomon. » (Lamartine.)

2° Ville de la tribu de Zabulon ; inconnue. Jos. 49. 45.

BETH-MÉHON, v. Bahal-Méhon.

BETHPHAGÉ, petit village appartenant aux sacrificateurs, (oui près de Béthanie , sur la route qui conduit à Jérusalem. Il devait son nom (lieu des figues mal mûres), à sa position entre deux montagnes qui le privaient des rayons du soleil, et qui empêchaient ainsi les figues d'y mûrir. C'est là que Jésus, le roi débonnaire, fit chercher l'âne sur lequel il voulait faire son entrée dans la ville, Matth. 24, 4 . Luc 49, 29. On y trouve encore une plantation de figuiers, qui rappelle la malédiction du figuier stérile.

BETH-RÉHOB, 2 Sam. 40, 6., t;. Aram, et Bébob.

BETHSAÏDA. 4» Village ou ville à l'est du Jourdain, au nord-est de la mer de Galilée, sur une petite hauteur qui domine une plaine fertile et couverte d'aloès. Elle appartenait à la tribu de Mattassé. Jésus s'y relira plusieurs fois pour trouver du repos et de la solitude. Un jour, en débarquant, il vil la foule déjà réunie pour l'attendre, et il y rassasia 5,000 hommes, Matth. 44, 43. Marc 6, 34. Luc 9, 40. 47. Jean 6, 4. Philippe le tétrarque transforma ce bourg en ville et lui donna le nom de Juliade, en l'honneur de Julia, tille de l'empereur Auguste. — 2° Autre endroit du même nom, au bord de la mer de Galilée, Matth. 44, 24-24. Luc 40, 4 3. Jean 4, 44. Ce fut la patrie des apôtres Philippe, André et Pierre, qui étaient pécheurs. Hcthsaïda signifie maison de la chasse, ou de la pêche, et ce nom pouvait naturellement s'appliquer et se donner à plusieurs localités sur les bords d'un lac poissonneux; il rappelle la Poissine du lac de Neuchàtel, et le Fisehhausen de Sainl-Gall. La position de Bethsaïda n'est pas bien connue; on a trouvé, mais à une assez grande distance du lac, quoique encore dans la plaine basse, un village nommé Baitsida, qui pourrait bien être le même.

BETH-SÉAN, Jos. 47, 44. Jug. 4, 27., ou Belhsan, 4 Sam. 31, 40., ville de Manassé, à l'ouest du Jourdain, la Scythopolis de Judith 3, 40. Jos. Ant. o, 4, 22.

BETH-SÉMÈS (maison du soleil). 4° v. Babalath. —2° Ville de la tribu de Juda donnée aux Lévites, Jos. 24, 46. Elle était à environ 50 kllom. sud-ouest de Jérusalem, près du pays des Philistins, et non loin de la tribu de Dan. 45, 40. 4 Sam. 0, 42. L'arche sainley fut déposée par les Philistins, qui s'en étaient emparés comme d'un talisman, et qui s'en débarrassèrent comme d'un fléau ; les Belhsémlles.à leur tour, frappés d une grande plaie pour avoir voulu regarder dans l'arche, la conduisirent à Kiriuth- Jéharim. - 3» Ville de Nephthali, Jns. 19, 38.

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