BRE
core des buffles et des ours). Job 40, 21., cf. 2 Rois 19, 28. Es. 37, 29. Ez. 29, 4. 38, 4.
Quant h des anneaux pour les pieds, il n'en est parlé dans l'A. T. que Es. 3, 16. sq. On les portait au-dessus de la cheville; ils étaient de bois, de corne ou de métal, et construits de manière à faire entendre à chaque pas un clapotement plus ou moins harmonieux, et coquet plutôt qu'agréable. De petites chaînettes retenaient l'un a l'autre les anneaux des deux jambes, ce qui gênait la marche et accoutumait les femmes a faire de petits pas gracieux, délicats et embarrassés.
Les bracelets ont été plus en usage encore que les différentes boucles que nous venons de nommer, auprès des anciens Hébreux qui paraissent en avoir tous porté, hommes et femmes* v.Gen. 24, 22. 30. 47. Es. 3, 19. Ez. 23, 42. I Sam. 1, 10., cf. Nomb. 31, 50. Ils étaient souvent extrêmement larges, et Niebuhr dit en avoir vu en Perse qui s'étendaient du poignet jibqu'au coud.- ; selon Pline, 28, 47. il servaient quelquefois d'amulettes, de même que les boucles d'oreilles.
Enfln les colliers, Prov. 3, 3. 22. 25, 12. Ez. 16, il. Os. 2, 43. Cant. 4, 9. Ce n'étaient pas seulement des femmes, mais encore quelquefois des hommes, et même des guerriers, surtout parmi les Perses et les Mèdes, qui affectionnaient ce genre de parure : toutefois celle dernière classe ne parait pas chez les Israélites en avoir connu l'usage. Les colliers les plus ordinaires, pour les riches, se composaient de grains ou de perles enfilées, et descendaient souvent jusqu'à la ceinture; on en portait plusieurs à la fois pour se distinguer. On suspendait, en outre, aux colliers diverses espèces d'ornements étrangers, des demi-iuties ou petits croissants, Es. 3, 1 8. (comme on faisait aux chameaux, Jug. 8, 21.), des boîtes de senteur, Es. 3, 20., peut-être de petits soleils et de petits serpents, en guise d'amulettes. On peut croire aussi que les femmes portaient des colliers de métal, et l'on se rappelle ce mot de Virgile :
H pectore suidido Flttilit obtorti p«r col lu m circulu* 4uri.
(Mn., 5, 5S9).
C'était chez les Perses une marque de faveur toute particulière, quand les rois accordaient un collier à quelqu'un de leurs sujets, Dan. 5, '. 16. 29.; celte distinction semble même avoir été accompagnée d'une augmentation de pouvoir m d'honneur. Le premier ministre en Egypte avait un collier d'or au cou; c'était peut-être la décoration attachée à son rang et à ses hautes fondions.
BOUCLIER, arme défensive qu'on portail au bras gauche, et dont on se servait pour parer
une flèche, ou un coup d'épée ou de lance. Les plus ordinaires étaient faits d'une planche recouverte de cuir, mais il y en avait d'or, d'airain et d'autres métaux. Dans l'Ecriture, les grands et les princes sont souvent appelés les boucliers des peuples : ainsi Satil, le bouclier des forts, 2 Sam. 1, 21.; et Dieu lui même se plaît à prendre ce nom, Gen. 15, 1. Ps. 5, 12. ta foi doit être pour le chrétien un bouclier pour éteindre les dards enflammés du malin , Eph. 6, 16.
BOUQUETIN, r. Chamois.
BOUTEILLE, v. Outre.
BRACELETS, t>. Boucles.
BRAS. Comme c'est la partie de noire corps avec laquelle nous exerçons le plus notre activité et déployons le plus souvent notre force, le bras sert à désigner l'action du pouvoir de l'Eternel, qu'il crée ou qu'il détruise, qu'il protège, qu'il convertisse, ou qu'il châtie. Ex. 6,