‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 67 sur 398 · BOT · texte numérisé non relu

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mais le contexte rend plus probable l'opinion qui le place dans le voisinage do Guilgal, Jug. 2, 1. 5.

BOOZ (force), Ruth 2, 3. 1 Chr. 2, 11. Matih. 1, 5. Luc 3. 32., fils ou descendant de Salmon et de Rabab, de la ville de Bethléem en Juda. Il épousa Ruth, fut père d'Oued, et par conséquent bisaïeul de David. Son histoire se lie presque tout entière à celle de Ruth. — Booz est une des plus nobles figures de vieillard qui nous soient présentées dans l'Ecriture; sa bonté, sa générosité, son aimable sensibilité, ses rapports avec les moissonneurs de ses domaines, la délicatesse de sa conduiie à l'égard du parent d'Elimélec, son respect pour la jeune glaneuse, enfin la grandeur de caractère qu'il montre en ne prenant point a honte d'épouser, lui, riche propriélaire, uue Moabite pauvre, veuve et délaissée, tout en Booz nous touche, nous émeut et nous le fait aimer. Sa vieillesse a conservé le charme et la fraîcheur d'un âge moins avancé ; ses boucles blanches sont la couronne du jeune époux, et l'on comprend que, pleins de respect, tous fussent aussi pleins d'amour et de confiance en lui.

BOSOR, v. Béhor.

BOTSKATQ , ville ou village des plaines de Juda; l'aïeul de Josias était de cet endroit. Jos. 15, 39. 2 R. 22, 1.

BOTSRA (vendanges) ou Betser, 1° dans le désert, appartenait aux Rubénites, et se trouvait dans une plaine vers la frontière sud-est de la tribu, non loin des sources del'Arnon, Jos. 20, 8. 21, 36. Elle avait été désignée par Moïse pour être une ville de refuge à ceux qui auraient commis un meurtre involontaire, Deut. 4, 43. Quelques-uns confondent à tort celte ville avec la suivante, en attribuant aux vicissitudes de son histoire les divers changements de maitres qu'elle a subis; Belser est proprement le nom de celte première ville, et Botsra celui de la seconde.

2° Botsra, appelée par les Grecs et les Romains Bosira, était à 40 kilom. d'Edrehi. Il en est souvent parlé dans l'A. T. comme de la capitale de l'Idumée, Gen. 36, 33. Es. 34. 6. 63, I. Am. I, 12. Jér. 49, 13. 22. Ailleurs Jérémie en fait une ville moabite, 48, 24., d'où il résulle, selon toute apparence, que les Moabiles la conquirent sur les Iduméens (qui eux-mêmes en avaient dépossédé les Hammonites), ce qui est d'autant plus probable que cette ville n'élait pas située dans l'intérieur de l'ancienne Idumée, mais dans le Hauran, au nord du pays des Hammonites. On perd les traces de l'histoire de Botsra jusqu'au règne de Trajaii; plus lard elle fut le siège d'un épiscopat, et l'une des principales Eglises attachées au nestnrianisme. Bien qu'en très grande partie ruinée, cette ville de-

meure encore une des plus considérables de ces contrées.

BOUC, v. chèvre. Bouc émissaire, v. Hazaiel.

BOUCLES. Les Orientaux ont de tout temps aimé à se couvrir de boucles; ils en menaient aux bras, au cou, aux pieds, aux doigts, aux oreilles, etc. t\ Agrafes. Les hommes n'en portaient guère qu'aux doigts, et s'en servaient comme de cachets; mais les femmes et les enfants en avaient partout. Les boucles d'oreilles, Ex. 32,2. Ez. 16, 12., sont encore d'usage aujourd'hui, ailleurs même qu'en Orient. Les unes sont légères, petites, dignes du bout de l'oreille; d'autres sont massives, lourdes, d'un diamètre de 12 centimètres; elles élargissent tellement le trou de Poreille, que l'on peut facilement y passer deux doigts de la main, si l'on en croit le voyageur Harmar. Parfois même, à force de luxe, les femmes se font percer à l'oreille autant de trous qu'il peut y avoir de place pour des boudes nouvelles; ces boucles sont tantôt en bois, tan tôt en corne, tantôt en métal; ordinairement elles sont simples cl rondes, mais on en trouve de toutes les formes, quelques-unes mêmt: ornées de petites clocheiles, Es. 3, 18. C'est chez les Romains qu'à l'époque de la grandeur de cet empire, ce genre de luxe avait atteint son degré le plus excentrique, surtout parmi les femmes. Chez les Grecs, il n'y avait guère que les enfants qui portassent des boucles d'oreilles, et seulement du côté droit. — D'après Gen. 35, 1., il paraîtrait que cet ornement était quelquefois regardé comme une espèce d'amulette.

Boucles pour le nez. Elles sont mentionnées Prov. 11, 22. Ez. 16, 12. Es. 3, 21., peut-être aussi Ex. 35, 22. C'était l'une des parures les plus chères aux Orientales des temps anciens. v. Gen. 2i, 22. 47. Aujourd'hui encore elles en portent suspendues tantôt à la narine droite, tantôt à la narine gauche, rarement à la cloison du nez. Ces boucles sont d'or ou d'ivoire, incrustées de perles; elles ont 6 à 9 centimètres de diamètre, quelquefois davantage, et elles tombent jusque sur le bas du visage. Tavernier raconte des femmes de Bagdad qu'elles se percent les narines de bonne heure; quant aux Arabes, elles ne percent que la paroi médiate, dans laquelle elles font passer une bague de l'épaisseur d'un luyau de plume, mais creuse intérieurement, soit pour économiser la matière, soit pour les rendre plus légères ; il y a de ces bagues si grosses que le poing d'un homme y passe facilement. Ce même usage se retrouve également en Amérique, chez les Indiens du Nord et chez les Péruviens. On passait aussi des anneaux dans les narines d'animaux sauvages que l'on voulait apprivoiser ou dompter, ou de gros poissons que l'on voulait conserver captifs dans leur élément (comme l'on fait en-

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