BRI
substance qui tient le milieu entre la graisse et la moelle, et ressemble, pour le goût, au beurre, qu'elle sert aussi à remplacer; elle pèse de 5 à 15 kilog. On sait que les bergers, pour préserver la queue de ces brebis, la plac» ut quelquefois sur un petit char auquel la brebis est ai lâchée ; cei le pratique est si ancienne, qu'Hérodote en parle déjà. Il paraît que les Israélites possé d.iieul aussi de ces brebis, car dans leurs sacrifices la queue est toujours nommée parmi les graisses qu'il fallait brûler. Lév. 3, 9. 7, 3. 8, 25. 9, 49.
Les contrées de la Palestine les plus favorables à la bonne venue du menu bétail étaient la plaine de Saron, Es. 65, lu., le mont Carmel, le pays de Galaad, iMich. 7, i l., et Basan, Deul. 32, 44. Ez. 39, 48.
Les peuples voisins des Israélites s'adonnaient comme eux a l'élève des brebis; les Moabites payaient a Joram en tribut annuel la laine de cent mille agneaux et d'un nombre égal de béliers, 2 R. 3, 4., et plus tard un tribut pareil aux rois de Juda, Es. 4b, 4. De nos jours encore, les plaines qu'habitèrent les Moabiles soin riches eu iroupeaux de brebis. - Les Edomites, Es. 31, 6., les tribus arabes de Kédar, et les Nabaihéens, Es. 60, 7., s'occupaient de nourrir et d'élever ces animaux, et leurs contrées fertiles m herbes salées leur étaient tout a fait favorables. L'artifice que Jacob employa pour augmenter son salaire en favi irisant la naissance de brebis marquées de certaines couleurs, Gui. 30, 37 43. prouve les progrès qu'avait faits dans ce temps I art de soigner les troupeaux. Nous rappelons ici que Bultun s'accorde avec l'Ecriture sainte à reconnaître que dans aucune race d'animaux, l'imagination de la mère n'a autant d'influence sur sa progéniture, que dans ce II des brebis.
La chair et le lait des brebis servaient à la nourriture des Israélites, Deul. 32, 43. 4 4. Es. 7, 24. 22. Ez. 34, 3. 4 Cor. 9, 7. : cette viande est encore pour les Arabes, les Perses, et les Orientaux en général, une nourriture très estimée. — Déjà dans les anciens temps, il se faisait un commerce de laines très actif ; le* marchands de Damas en portaient aux marché* de Tyr une grande quantité, .soit blanche, soit brune, soit rougeatreel luisante. Quant à celle dernière espèce, le voyageur Tavernier rapporte que dans les montagnes du Kerman en Perse, il y a une espèce de bnbis q >i jette sa laine au printemps, au point de paraître tondue ; que celte ljine est d'un brun léger et quelquefois» grisâtre, et que les Guèbies qui habitent ces montagnes, eu fabriquent des eloff s, des habits, des tapis < l autres objets, dont ils font un trafic considérable.
La coutume d'apprivoiser les brebis de ma-
nière à les rendre aussi familières que des chiens, coutume à laquelle fait allusion le prophète Nathan, 2 Sam. 4 2, 3. dans l'apologue par quel il reproche à David son péché, existe encore de nos jours chez les Arabes Les bergers donnaient aussi quelquefois à leurs brebis «les noms que ces dernières connaissaient si bien qu'elles ne manquaient pas d'y répondre en accourant lorsqu'elles éiaient appelées (Théoerile, Idyl., V, 402, 403); c'est à cet usage que se rap) orUnl les paroles de notre Sauveur. Jean 40, 3.
Comme le bélier marche toujours en tète du troupeau, et lui sert en quelque sorte de guide, il a été pris pour le symbole de la royauté, ou du souverain des peuples; et dans la fameuse vision de Daniel, 8, 3. 4. 20., le roi de Perse est représenté par cet animal. Les mois chef (d'une nation), et bélier, sont même devenus complètement synonymes en hébreu, cf. Es. 44, 9. Zach. 40, 3. dans l'original. Nous ajouterons que l'historien Ammieti Marccllin raconte que lorsque les rois de Perse se menaient à I) télé de leurs troupes pour entrer en campagne, ils porlaient en guise de dixième une léle de bélier eu or, et ornée de pierreries; de nême sur les colonnes de Persépolis le signe de U royauté est un bélier.
La brebis, le bélier et l'agneau servaient aux divers sacrifices des Israélites : le bélier annonçait le conducteur du troupeau dont le sang devait couler pour le rachat des siens, la brebis et l'agneau étaient les symboles de I huini ite et de la soumission patiente, parce qu'ils sonl d'un caractère doux, patient, et lent â la colère; on assure cependant qu'une fois irrités, ils le sonl tellement qu'on ne peut plus les apaiser. Cela explique pourquoi la Bib'e a pris cel animal pour le symbole de l'humilité et de la patience en général, et de Christ en particulier, Jean I. 29.; mais cela explique aussi l'expression de la « colère de l'agneau, » Apoc. 6, 16, cette haine de Dieu contre le mal, et ce courroux lent a s'allumer, mais qui s'allumera devant l'endurcissement prolonge, et qui ne cessera plus de consumer ses adversaires.
BRIQLIS. Si dans plusieurs contrées de l'Europe ou se sert de briques surtout pour la con struction des maisons (les tuiles), ou pour le carrelage des appartements, dans d'autres ou les emploie en grand pour toutes les constructions, notamment en Babyluttie et dans la Basse- Egypte, où les dépôts d'argile abondent et ou naturellement les carrières de rochers sotil liou prufomicmeiil colonies pour être d'une existai ion facile. C est avec les pieds qu'on loulau l'atvi e pour la rendre propre a la labncalK'D, Nah. 3, 4 4.; on la mêlait quelquefois de 1*»' hachée pour lui donner plus de consistante