BUT
de légèreté, Ex. 5, 7. Souvent, dans les pays chauds, ei pour des constructions ordinaires, on se contentait de cuire les briqu s au soleil, mais quand on tenait à leur donner plus de solidité, on les cuisait au four, comme on lit pour les matériaux destinés à la tour de Babel, Gen. 41, 3. Il y avait déjà des briqueteries en Egypte, Ex. 5,7. L'asphalte q. v. était souvent employé comme ciment. — De vieilles fresques égyptiennes ont conservé le souvenir des travaux auxqueh Pharaon soumit les Israélites; on y reconnaît la physionomie juive des ouvriers, et leur teint même les distingue du teint plus bronzé de leurs surveillants égyptiens.— Es. bîi, 3., les parfums offerts sur des briques ; il faut l'entendre des briques du toit, c'est à dire des tuiles, cf. Luc 5, 19. : les païens aimaient à faire leurs fumigations sous la voûte du ciel, Jér. 49, 13. 32, 29. Soph. 1,5. 2 R. 23, 12. Des inscriptions se faisaient quelquefois sur des briques, et l'on consacrait ainsi certains souvenirs, Ez. 4. 1. p. Babvlone, et les nombreuses inscriptions cunéiformes qui ont été recueillies dansl s dernières fouilles.
BRUYÈRE (calluna erica), plante commune dans nos contrées, mais qui ne se trouve pas en Syrie. On ignore quelle est la plante qui peut être désignée Jér. 17, 6., peut-être le genévrier, peut-être le poterium spinosum, arbrisseau épineux très répandu sur les colline * incultes de la Palestine.
BUFFLE, Deut. 14, 5. 4 R. 4, 23. v. Gazelle.
BUIS. Parmi les arbres du Liban dont le bois doit un jour servir à la construction du nouveau sanctuaire, le prophète Esaïe, 60, 13., nomme le Théa^chur: et dans le chap. 41,19., il est dit que ce même arbre croîtra un jour dans les déserts avec le cèdre, le cyprès et l'acacia. Les commentateurs juifs sont d'accord à penser que l'arbre dont il est parlé dans ces deux passages est le buis(buxus sempervïr ns), et leur opinion s'accorde avec le contexte, quoiqu'on ne puisse pas prouver que le mot hébreu tbéaschur ait effectivement celte signification. Les verrions arabes, et la version syriaque traduisent théaschur par Cherbin qui est une espèce de cèdre ou de sapin-cèdre. Le buis de l'Asie . si un arbuste qui atteint quelquefois 5 m. de hauteur.
Dans sa description du commerce et du luxe des Tyriens, Ez. 27, 6. dit que les bancs de rameurs de leurs vaisseaux étalent faits de aschur (c'est à peu près le même mot que théaschur), étaient faits de buis apporté des Iles de l'Occident, et garnis d'ivoire. Et ce qui confirme le sens que nous donnons a ce mol, c*e>l qu'on voit par un passage de Virgile (JEn., 10,
137 Quale per artem inclusum buxo lurel
ebur), qu'en effet les anciens avaient coutume
de travailler de la sorte, et d'incruster l'ivoire dans le huis. — v. Orme.
BUISSON, t\ Epines. On s'est donné une peine bien inutile pour savoir quel avait été le buisson ardent, Ex. 3, 2. Les uns ont pensé au cactus, d'autres à la bugrane (vulg Arrêtebœuf); rien dans le texte ne peut favoriser une opinion plutôt qu'une autre, et l'importance de ce phénomène merveilleux exclut toutes les préoccupations botaniques : y. Moïse.
BUL, 1 R. 6, 38., appelé depuis lors Marchesvan : c'était le second mois de l'année civile, et le huitième de l'année ecclésiastique ; il se composait de vingt-neuf jours, et correspondait à notre lin d'octobre cl commencement de novembre. C'e>l dans ce mois que commençaient à diminuer les chaleurs, que l'on semait l'orge et le froment, et qu'on técoltait les derniers raisins; c'est aussi dans ce mois que fut terminée la construction du temple de Salomon. Le nom •le bul ne se trouve qu'une fois dans la Bible, au passage indiqué.
BUTIN. O qu'un soldat à la guerre avait enlevé de sa propre main , demeurait en sa posses-ion ; mais les objets précieux, et ceux en particulier qui avaient appartenu au roi vaincu, éché tient de droit au roi d'Israël, 2 Sam. 8, 4 4. t2, 30. Quant à l'ensemble du but in, hommes et bétail, il se divisait en deux moitiés, dont l'une app ir tenait aux soldats qui avaient combattu, déduction faite de la cinq-centième partie qui était pour le> sacrificateurs; l'autre moitié, déduction faite d'un cinquantième pour les léviles, revenait au peuple, Momb. 34, 26. sq. Mais si la ville conquise avait été mise à l'interdit, il était détendu d'y faire du butin ; tout ce qui avait vie devait être passé au (il de l'épée ; on devait brûler tout ce qui pouvait être brûlé ; l'or et l'argent seuls, el les vases de fer ou d'autres métaux, échappaient à la destruction et étaient placés dans le temple de l'Eternel, leul-êt reconnue trophées, v. Jos. 6 et 7. Même sans qu'il y eût d'interdit prononcé, c'était assez l'usage de consacrer à l'Etemel les prémices des dépouilles , et la portion la plus honorable du butin, 4 Cbr. 26, 27.
BUTOR. Es. 44, 23. 34, 14. Soph. 2, 14. C'est par le mot de butor que nos versions ont traduit l'hébreu kippod dans ces trois passages; d'autres l'ont rendu par orfraie, chat-huanl, tortue, castor, etc. C'est dire assez que l'on n'en connaît pas au juste la signification. Les lexicographes allemands, Gesenius et Winer en tète, le traduisent par hérisson (v. encore Boebart, Hiéroz., Il ) : cette manière de voir est appuyée de l'ana'ogic des autres langues sémitiques. Le hérisson se trouve en abondance dans la Syrie el la Mésopotamie, et choisit de préférence les lieux déserts pour sou habita-
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