‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 8 sur 398 · ABD · texte numérisé non relu

ABD

ABARIM (les passages), nom d'une chaîne de montagnes rocailleuses qui s'étendent à l'est de la mer Morte, au sud et au nord de l'A mon, entre le grand désert et le plateau habité par les Moabiles. Elles portent aujourd'hui les noms de Orokaraveb.Tarfouyeh etGhoweytheb. Les Israélites, en venant du sud, sous la conduite de Moïse, longèrent d'abord la partie méridionale de cette chaîne i qu'ils laissèrent à gauche, passèrent le Zéred et l'Arnon, qui partagent ces montagnes dans la direction de l'est à l'ouest, et vinrent camper dans la partie septentrionale de ces monts, au pied du Nébo. Cf. Nomb. Î4, 14-43. 33, 44-47. Deut. î, 48. 24. Jug. 44, 48. et les art. Nébo, Pisga et Pèhor.

ARBA (syr., père). Plusieurs mots hébreux ont été conservés par les auteurs du Nouveau Testament, quoiqu'ils écrivissent en grec ; tels sont Abba, Hosanna, Jéhovah, Sabbat, Alléluia, etc. : d'où l'on peut conclure que ces mois exprimaient des idées difficiles a rendre dans une autre langue. C'est ainsi que le mot Abba ne répond pas simplement à l'idée de père, mais il renferme encore ce quelque chose de tendre et de familier qui se trouve dans l'expression d'amour et de confiance d'un petit enfant euvers srs parents. Au plus fort de ses souffrances en Getbsémané, notre Sauveur s'adresse au Père en l'appelant Abba, Père, Marc 44, 36. Et saint Paul, voulant faire comprendre aux Romains les glorieux privilèges qui sont attachés à leur nouvelle qualité de membres de l'Eglise chrétienne, leur dit qu'ils ont reçu l'esprit d'adoption par lequel ils crient : « Abba. Père, » c'est-à-dire qu'ils sont avec lui dans les relations les plus intimes, Rom. 8, 15., cf. Gai. 4, 6. — On a fait la remarque bien juste que dans toutes les langues les premiers bégayements des enfants ont une étonnante ressemblance avec l'A boa des Hébreux. — Le mot Abba, ou son abrégé Ab, se rencontre fréquemment dans la composition des noms hébreux, et quand il est soivi d'un autre nom, ce dernier est invariablement au génitif. On a cité quelques noms de femmes, Abigaîl par exemple, en objectant que le litre de père ne leur convenait pas ; mais en Orient, et aujourd'hui encore chez les Arabes, le mol père signifie auteur, source, cause; le lait est appelé le père du blanc. — Ajoutons, pour la première fois que l'occasion s'en présente, que la traduction de ces noms hébreux n'est pas toujours parfaitement sûre, l'un ou l'autre des mots qui les composent étant souvent altéré par la forme même de la composition.

ABDIAS (serviteur de l'Eternel). 1° Intendant fAcbab roi d'Israël, au temps d'Elie. Pendant la méchante Jézabel exterminait les prophètes, cet homme pieux préserva de la mort

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cent d'entre eux, qu'il cacha dans deux cavernes et qu'il nourrit secrètement aussi longtemps que dura la persécution. Plus tard, il e„lr.t comme serviteur dans la maison d'Achab, qui lui accorda, sinon son affection, du moins sa confiance. Pendant que la famine prédite par Elie désolait le pays, Abdias fut envoyé par son maître pour chercher auprès des sources et d< s fontaines un peu d'herbe pour les chevaux du roi. Dans une de ses courses il rencontra Elie, qui voulut l'envoyer auprès d'Achab pour lui annoncer son arrivée. Abdias craignant que pendant qu'il ferait son message, Elie ne fût transporté ailleurs, et lui-même mis à mort pour avoir trompé ce roi cruel, hésita d'abord a se charger d'une mission aussi dangereuse* mais le prophète l'ayant rassuré, Abdias se rendit auprès d'Achab et lui raconta son entrevue. Cet homme fut sans doule un des 7,000 qui ne fléchirent point le genou devant Banal; mais on n'a pas d'autres détails sur sa vie. Quelquesuns l'identifient avec celui des petits prophètes qui porte ce nom; d'autres ajoutent qu'il était l 'époux de la Sunamite chez laquelle logeait Elisée, ei que c'est lui qui fut le troisième centenier envoyé par Achazla pour se saisir d'Elie au mont Carmel; mais ces traditions ne reposent sur aucun fondement solide, (t R. 48, 4. sq.)

2" Abdias, le quatrième des petits prophètes et l'auteur du livre le plus court de l'Ancien Testament. Son nom revient fréquemment dans les Chroniques, mais avec des détails trop vagues pour que l'on puisse y reconnaître le prophète. On ne sait rien de sa famille ni de son histoire; l'époque même à laquelle il vécut est incertaine. On s'accorde généralement à penser qu'il prophétisa entre la prise de Jérusalem (586 av. C.) et la destruction des fduméens par Nébucadnetsar (583). Il aurait donc été contemporain de Jérémie, qui semble avoir répété et reproduit une partie de ses prophétiescf. Jér. 49, 44-16. 7-10 et And. 4-9. — Us seize premiers versets annoncent la destruction des Edomites, à cause de leur orgueil, de la joie maligne qu'ils témoignèrent lors de la chute <Jc Jérusalem, et de leur lâcheté à augmenter les malheurs des vaincus en cherchant à en faire leur profit. Depuis le verset 17, le prophète annonce le rétablissement d'Israël et le relèvement de Jacob. Luther fait remarquer que ce livre est particulièrement consolant pour ceux •lui ont, comme les Israélites, à gémir de la haine ou des insultes de leurs proches. Les oracles d'Abdias s'accomplirent probablement en partie sous Nébuea Inelsar, qui, cinq ans environ après la prise de Jérusalem, se leva contre les nations limitrophes de la Judée; en partie sous les Maceabées.

ABED-NEGO (av. C. 604) ou Habed-Négo,

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