ABA
d'introduire les hommes dans l'héritage céleste, Dieu déclara qu'Aaron n'entrerait pas dans la terre promise. Aussi, bientôt, pendant le campement de Motséra, Aaron, sur l'ordre de Dieu, monta sur le mont Hor, où Moïse le dépouilla de «es vêtements sacerdotaux, dont il revêtit son fils Eléazar; puis il mourut âgé de cent vingt-trois ans. Son fils et son frère l'ensevelirent dans une grotte, et le peuple mena deuil pendant trente jours; Nomb. 10. Deut. 10, 6. Sa postérité reçut le nom de Aaronites, et devint si nombreuse que treize villes lui furent données en héritage dans les tribus de Juda et de Benjamin. 1 Chr. 12, 27. 6, 54-60. Jos. 21, 13-19.
Le nom d'Aaron accompagne presque toujours les mentions qui sont faites de sa race dans l'Ecriture; il se trouve encore cité Jos. 24, 5. 1 Sam. 18, 6. Ps. 77, 21. 99, 6. 105, 26. 118,3. 133,2. Mich. 6, 4. Act. 7, 40. Héb. 5, 4. 7, 11. 9, 4.
AB, un des mois de l'année juive; il ne se trouve pas dans la Bible, v. Année.
ABADDON (destruction), nom hébreu de celui qui est aussi appelé Apollyon (grec, destructeur). C'est l'ange de l'anime, le roi des sauterelles, Apoc. 9, 11. Il semblerait que son nom nous soit donné en hébreu et en grec pour indiquer qu'il étendra ses ravages sur les Juifs et sur les Gentils. C'est le même mol que nos Bibles traduisent par consumer, Job 31 , 1 2. et par abîme, gouffre ou tombeau, Job 26, 6. 28, 22. Prov. 15, 44. Ps. 88, 14.
ABANA et Pabpab , deux rivières ou fleuves de Syrie, que Naamau le lépreux estimait plus propres à le guérir que toutes les eaux d'Israël, 2 fi. 5, 42. Abaua est probablement le Barrady ou Chrysorrhoas des anciens (auj. Barada), qui, venant du Liban, coule doucement vers le sud, et après un cours de quelques lieues, se divise en trois branches; la plus considérable, celle du milieu, traverse la ville de Damas, les deux autres l'entourent et en fertilisent les magnifiques jardins. Ces trois rivières se réunissent de nouveau vers le sud et vont, après un cours d'environ 23 kilom. , se perdre dans les sables du désert. Maundrel et Benjamin de Tudéla pensent que le bras du fleuve qui traverse la ville est l'A-» bana, et que les deux bras qui parcourent les jardins portaient l'un et l'autre le nom de Par par; cependant il est plus probable qu'il faut entendre par ce dernier FOronles, la plus considérable des rivières de Syrie, qui, prenant sa* source un peu au nord ou nord-est de Damas, coule a travers une plaine délicieuse, passe a A Mioche, et, après un cours nord-ouest d'environ 300 kilom., va se jeter dans la Méditerranée; d'après Monro et Porter, ce serait l'Awaj qui prend sa source dans les ravins de l'Hermon.