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L’ITALIENNE

JACQUELINES. Dans le nord de la France et dans les Flandres, on donne le nom de Jacquelines aux bouteilles en grès à large ventre ; on appelle également ainsi les cruches d’une exécution assez grossière, en forme de femme assise, à la tournure plus ou moins grotesque et à la robe jleurtée , fabriquées un peu partout en France, mais principalement dans les manufactures d’Aire et de Desvres, etc. On en a fait également en Hollande et en Allemagne.

JANZ VAN DER MEER (Arij), faïencier à Delft, en 167 1 . Quelques pièces à décor chinois, à lambrequins et personnages, en camaïeu bleu

JAP

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pâle, portant sa marque, prouvent que c’était un artiste de talent. Il

signait :

JAPONNÉE (Faïence). Bien qu’elle ait été employée couramment pendant plus de cinquante ans, la désignation de japonnée , appliquée à la faïence, a été tellement oubliée depuis le commencement du siècle que la plupart des auteurs qui ont écrit sur la céramique n’en ont fait aucune mention ou l’ont citée en en donnant une définition absolument fausse.

Pour en bien faire comprendre le sens exact et montrer comment elle est entrée dans le langage du commerce de la faïence vers le milieu du xvme siècle, il nous faut rappeler en quelques lignes l’influence exercée en France, de 17 1 5 à 1720, par l’introduction de la porcelaine de Saxe et l’engouement qu’elle y avait excité. C’était bien là, surtout quand on la comparait aux porcelaines de Saint-Cloud, — les seules que l’on fabriquât alors en France, — de la véritable porcelaine, solide, transparente, aux arêtes fines, au décor délicatement exécuté avec des couleurs variées et éclatantes, et qui rappelait d’autant mieux la porcelaine de l’Extrême- Orient que l'ornementation, au moins à cette époque, en était empruntée presque exclusivement aux motifs qui décoraient les porcelaines du Japon, dont le Palais-Royal de Dresde possédait une si belle et si nombreuse collection.

Ce genre de décoration eut un tel succès que les fabriques françaises qui furent fondées à cette époque, celle de Chantilly, d’abord, puis celle de Vincennes et tant d’autres, commencèrent par copier le décor des porcelaines de Saxe, qui n’était autre que le décor des porcelaines archaïques d’Imari.

A leur tour, les faïenciers voulurent lutter ou tout au moins suivre la mode ; les uns, comme à Rouen, en remplaçant le décor bleu par une décoration polychrome, le plus souvent copiée sur des porcelaines chinoises; les autres, plus ambitieux ou plus habiles, en cherchant tout d’abord à donner à leurs faïences l’apparence de la porcelaine. Nous ne croyons pas trop nous avancer en attribuant à Hannong, de Strasbourg, familiarisé depuis longtemps avec la fabrication et la décoration de la porcelaine allemande, la première application de ce procédé, qui consistait à exécuter la peinture sur l’émail déjà cuit, en mêlant aux couleurs un fondant qui les faisait adhérer à l’émail et qui, fusible à une température assez basse, permettait l’emploi de couleurs plus variées, et, particulièrement, des pourpres et des carmins, que l’on ne pouvait obtenir dans la décoration des faïences telle qu’on l’avait pratiquée jusqu'alors.

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