‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 105 sur 200 · JA · texte numérisé non relu

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pâle, portant sa marque, prouvent que c'était un artiste de talent. ï; signait :

JAPONNÉE (Faïence). Bien qu’elle ait été employée couramment pendant plus de cinquante ans, la désignation de japonnée, appliquée à le faïence, a été tellement oubliée depuis le commencement du siècle que la plupart des auteurs qui ont écrit sur la céramique n*en ont fait aucune mention ou Pont citée, en en donnant une définition absolument fausse.

Pour en bien faire comprendre U -m- --y et et montrer comment elle est entrée dans le langage du -comme -vr derra faï xvme siècle n ’"înn^1'ar

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en France, c

fience vers le milieu du rappeler, en quelques lignes l’influence exercée

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au décor délicat un-::; - —:ec des couleurs variées

qnât alors en Fr aux arêtes fines,

et éclatantes, et ip.fi rappelait cTae — m > fie «s F . — , laine de l’Extrême-

Orient que l’ornementation, au roc n .■ tic ■ mue, en était empruntée presque exclusivement- aux modo- décoraient les porcelaines- du Japon, dont le Palais- Royal de Di— ' p.< . cé c une si belle et si nom¬

breuse collection.

Ce genre de. décoration eut un pie les fabriques- françaises

qui furent fondées à cette époque. . >• aantilly, d’abord, puis celle

de Vincennes et tant d’autres, comme;- -cm par copier le décor des porcelaines de Saxe, qui n’était au îp -c le décor des porcelaines archaïques d’Imari.

A leur tour, les faïenciers voulurent P:-—; : -outaii moins suivre la

mode fies uns, comme à Rouen, en remplaçant le décor bleu par une décoration polychrome, le plus souvent copiée sur des porcelaines chinoises; les autres, plus ambitieux ou plus habiles, en cherchant tout d’abord à donner à leurs faïences 1 a ; trence-de la porcelaine. Nous ne croyons pas trop nous avancer en aïufi tant à Hannong, de Strasbourg, familiarisé depuis longtemps avec la mbrication et la décoration de la porcelaine allemande, la première appfi tien de ce procédé, qui consistait à exécuter la peinture sur l’émail déjà cuit, en mêlant aux couleurs é un fondant qui les faisait adhérer à l’ëmaii et qui, fusible à une température assez basse, permettait l’emploi de * u leurs plus variées, et, particulièrement, des pourpres et des carmins, que l’on ne pouvait obtenir dans la décoration des faïences telle qu’on bavait pratiquée jusqu’alors.

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Comme les porcelaines étaient relativement rares et, par conséquent, d’un prix assez élevé, la nouvelle faïence, fine d’aspect, propre et coquette, obtint, dès son apparition, un succès considérable, et, pour la distinguer des produits relativement lourds et communs fabriqués à Rouen, à Nevers ou à Paris, on lui donna le nom d e faïence japonnée, c’est-à-dire décorée à la manière des porcelaines du Japon ; puis, bientôt, quand les faïenciers copièrent les porcelaines de Saxe, qui avaient abandonné le décor d’Imari pour se couvrir de fleurs et de fleurettes en bouquets détachés, on ajouta à cette désignation celle de : façon Saxe.

Les Annonces et Avis des marchands et des fabricants de faïences de l’époque ne laissent aucun doute à ce sujet.

La première mention que nous en trouvons remonte à 1754. C’est l’annonce de l’établissement d’un dépôt et le tarif des produits de la fabrique de Sceaux, fondée vers iy53 par Chapelle, démonstrateur en chimie et membre de l’Académie des Sciences.

ce Le Magasin général des Nouvelles Terres et Faïences japponnées , qui se fabriquent dans la Manufacture royale du sieur Chapelle , est établi à Paris, rue S. Honoré, près de la rue de l’Echelle. On y trouve tout ce qu’on peut désirer en bijoux et Service de Table. La couleur et la dorure appliquées sur les nouvelles Fayences n'en cèdent guère pour le Dessein et pour la nouveauté à celles des Porcelaines de Saxe. »

Au même moment, une autre manufacture que nous n’avons vue mentionnée nulle part, celle du sieur Hébert, faisait paraître l’annonce suivante dans les Affiches de Paris du 23 mai 1734 :

« Le sieur Hébert et Compagnie, à qui appartient la Manufacture de Faïence japonnée façon de Saxe , établie rue de la Roquette, Fauxbourg S. Antoine, n° 12, donnent avis au Public qu’ils ont ouvert leur Magasin où Fon trouve toutes sortes de marchandises propres pour l’utilité et pour l’agrément, dans les goûts les plus nouveaux et les plus satisfaisants, non seulement quant aux différentes formes, mais aussi quant à la perfection des Peintures et à la beauté du travail. »

Une troisième manufacture, également parisienne et dont on n’a jamais non plus signalé l’existence, celle de Germain Despargnes, se fit bientôt connaître par l’avis suivant, publié dans les Annonces- Affiches du 22 juin 1738 :

« Le sieur Germain Despargnes fait fabriquer une très belle Fayence ja po n n ée , façon de Saxe , dans les goûts les plus nouveaux, rue des Boulets, fauxbourg S. Antoine, à la Croix Faubin, n° 3... Cette fayence imite singulièrement la porcelaine et a d’ailleurs l’avantage d'être plus solide et de coûter beaucoup moins. L’émail en est très brillant; les formes sont très agréables... On y a même trouvé moyen d’y faire briller l’or comme sur la porcelaine... »

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