‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 106 sur 200 · JUN · texte numérisé non relu

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Il est inutile de multiplier ces citations ; l’expression, on le voit, était, dès cette époque, entrée dans le langage courant, et la désignation des faïences fabriquées et vendues dans les manufactures que nous venons de citer ne permet pas la moindre confusion à cet égard. Ce sont bien des faïences peintes sur émail et cuites au feu de moufle ou feu de réverbère , comme on disait alors.

Une pièce, qui fait partie des collections du Musée de Sèvres, vient, du reste, corroborer cette opinion. C’est un de ces pots à anse d’un décor de style rouennais très simplifié, à colorations franches, que l’on fabriquait communément dans la dernière moitié du siècle dernier, à Sinceny, à Saint-Paul, à Orléans et dans nombre de fabriques secondaires ; il porte, sur son décor exécuté sur émail cru , des touches de pourpre , mises après coup, comme échantillon, mais qui sont sorties du feu absolument mates et ternes; le décorateur avait pris soin d’inscrire sous la pièce, comme point de repère : poupre à japonne , c’est-à-dire, en tenant compte de l’incorrection, qui était assez dans les habitudes des ouvriers céramistes du temps : pou[r]pre à japonne [ries faïences]. La façon dont cette pièce a été surdécorée de ce pourpre ne peut laisser aucun doute à cet égard, et cela d’autant plus que jamais, sur aucune pièce de ce genre, on ne trouve trace de ces couleurs, si communément employées à Strasbourg, et sur les autres faïences japonnées, le carmin, le pourpre de Cassius, etc. C’était un essai.

Cette pièce a donné lieu cependant à une confusion assez curieuse que nous devons mentionner ici. Certains auteurs ont cru voir dans cette inscription une indication de provenance et ont créé, à l’aide d’un dictionnaire de géographie, la fabrique des Pourpres (Var). Quant aux mots à japonne, ils l’ont expliqué en disant que ces mots avaient « rapport au décor, qui est dans le genre chinois ».

Nous n’insisterons pas sur cette erreur qui a fait son chemin, mais nous pouvons affirmer que jamais il n’y a eu et ne pouvait y avoir eu une fabrique de faïences, si peu importante qu’elle eût été, aux Pourpres, petit hameau de deux cents habitants à peine, perdu sur le bord de la mer.

JARRY, décorateur à Aprey (Haute-Marne). — Voir Aprey.

J R accolés, marque de Joseph Robert, de Marseille. — Voir Robert.

JUMIUS (Isaack), artiste peintre de Delft, se livra assez tard à la décoration de la faïence, dans laquelle il ne paraît pas avoir réussi. Une plaque en camaïeu bleu est signée :

Junius iGSy

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