NIM
Niederwiller, nous citerons, en première ligne, les deux merveilleux vases décoratifs donnés par le roi Stanislas à l'hôpital Saint-Charles, lors de sa fondation, et que possède aujourd’hui le Musée lorrain de Nancy. Ces vases, qui ne mesurent pas moins de 1 m. 10 cent, de hauteur, sont de style rocaille, avec anses formées d’animaux emblématiques et couvercle surmonté d*un Indien charmeur de serpents; sur la face antérieure, se trouvent les armes de Stanislas admirablement peintes, accompagnées de la couronne ducale. Le Musée de Sèvres possède une série de vases provenant du même hôpital qui servaient à la conservation des médicaments ; ces petits vases, d’une forme charmante et décorés avec soin, portent le chiffre de Stanislas. (PI. 10&.) Le service de table fabriqué pour le comte de Custine et portant sa devise : Fais ce dois , advienne que pourra (pl. 10 a), est également remarquable comme exécution. Niederwiller a fabriqué également beaucoup de services à décor dit à barbeaux (pl. 10 c) et des assiettes avec fruits en reliefs peints au naturel.
Pendant la période du baron de Beyerlé les faïences de Niederwiller étaient marquées d’un B et d’un N (Beyerlé-Niederwiller).
plus tard elles portèrent le chiffre du comte de Custine, composé de deux C entrelacés et, suivant quelques auteurs, quelquefois surmonté d’une couronne de comte L
Quelques pièces sont marquées d’un C et d’un N (Custine-Niederwiller).
NIMES (Gard). L’existence d’une fabrique de faïences à Nîmes, au xvie siècle, est prouvée par une belle gourde de style italien francisé, d’une très belle exécution, qui a figuré, en 1889, à l’Exposition du Tro-
1. Les porcelaines de Louisbourg portent également une marque composée de deux G entrelacés, quelquefois accompagnés d’un W et parfois aussi surmontés d’une couronne, mais dans cette dernière la couronne est fermée. Nous n’avons, du reste, jamais rencontré sur les faïences les deux C surmontés de la couronne.