‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 151 sur 200 · II. Palmer , Hanley . Staff or shire · texte numérisé non relu

II. Palmer , Hanley . Staff or shire

PAON fLe). Enseigne d’une fabrique de faïences fondée à Delft en 1 6 5 1 et qui subsista jusqu’à la fin du xvme siècle. Les produits de cette manufacture, généralement assez soignés, portent souvent comme

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marque le nom de l’enseigne écrit en toutes lettres ou en monogramme :

contraction des lettres D. PAU W.

C’est à cette fabrique que sont dues les faïences à décor plein, polychrome, formé de fleurs, d’arbustes et de larges lignes brisées, désigné dans le commerce de la curiosité sous le nom de faïences au tonnerre , si remarquables par leur beau rouge intense rehaussé de jaune fixe.

PAREE (Pieter), madré faïencier, établi en 1759 à Delft, à l’enseigne du Pot de métal. Les produits, assez peu rares, sortis du four de cette fabrique, pendant l’époque de la direction de P. Paree, sont marqués d’un monogramme formé des initiales de l’enseigne :

PARIS. Quoique la fabrication des poteries et des faïences ait occupé une place assez considérable dans l’industrie parisienne, on ne sait rien de positif sur son histoire, ses produits sont à peu près inconnus, et ce n’est que par analogie, et après un examen comparatif de plusieurs faïences du xvme siècle, dont la provenance ne fait aucun doute, que nous croyons pouvoir indiquer quelques-uns des caractères principaux de ces faïences dont le décor procède de Rouen, tout en montrant, dans certains cas, une originalité qui leur assigne une place à part. Dans la première moitié du xvme siècle, la pâte est lourde, l’émail un peu bis, parfois bouillonné et coulé ; la décoration, exécutée en couleur ou en camaïeu bleu, est d’un dessin vigoureusement accentué et cerné d’un trait noir. Plus tard, la fabrication s’améliore, l’émail devient plus blanc et plus pur, mais le trait noir subsiste toujours. Dans les faïences polychromes, le rouge si caractéristique de Rouen est remplacé par un ocre jaune d’un aspect assez triste ; le violet de manganèse est employé avec excès ; le jaune est d’un beau ton citrin assez éclatant qui rappelle celui de Sinceny, tout en étant plus transparent. Les lambrequins de Rouen servent de bordure, mais ils sont maladroitement dessinés et souvent ne se relient pas entre eux. Les vases, bien connus, fabriqués pour la pharmacie de l’abbaye de Chelles par Digne, sont des types bien caractérisés des faïences polychromes de Paris. (PI. 7 a.) Beaucoup de pièces portent au centre des sujets de figures, ou des attributs de métiers avec des inscriptions et des dates.

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A la fin du xvme siècle, et meme encore au commencement du xixe, le décor rouennais reste toujours en faveur, mais il est employé avec plus de science du dessin et plus de goût qu’autrefois et seulement en camaïeu bleu, toujours cerné de noir; les fleurons, que Rouen avait abandonnés depuis longtemps, se transforment et deviennent souvent de véritables compositions de l’aspect le plus élégant et le plus varié.

Mais à côté de ces faïences relativement communes, sauf cependant les vases de Digne, il en est d’autres qui ne nous sont connues que par les mentions qui en sont faites dans les Avis et Annonces du temps et qui sont sorties cependant d’ateliers assez importants. Telles devaient être, entre autres, celles delà Manufacture d e. Faïence japonnée, façon de Saxe , établie rue de la Roquette en 1754, qui appartenait « au sr Hébert et Compagnie » et dans laquelle on trouvait « toutes sortes de Marchandises propres pour l’utilité et l’agrément dans les goûts les plus nouveaux et les plus satisfaisants » ; celles de Germain Despargnes, « rue des Boulets, faubourg S. Antoine, à la Croix Faubin, n° 3 », qui faisait savoir au public dans les Annonces- Affiches du 22 juin 1758 qu’il y avait « dans son magazin des figures pour les crystaux, des chandeliers, des pots-pourris à animaux, des garnitures et des bras de cheminée, des services de table, des pots à fleurs et une infinité d’autres ouvrages très bien exécutés en faïence imitant singulièrement la porcelaine et qui avait l’avantage d’être plus solide et de coûter beaucoup moins » ; celles de la « Manufacture de Faïences bronzées pour figures » établie en 1760 rue de Charenton vis-à-vis l’ancienne Manufacture de velours, ou de la fabrique de Roussel « privilégié du Roi », qui existait à la même époque rue Basfroy et où l’on fabriquait des « faïences très blanches en dedans et feuille morte ou olive en dehors. »

Il est à remarquer, du reste, que Paris qui, cependant, a possédé à toutes les époques de nombreuses manufactures de poteries et de faïences, occupe une place des plus effacées dans les nombreux travaux qui ont été publiés sur la céramique. Alors que les fabriques les moins importantes de la province, dont les produits, souvent grossiers, ne méritent aucune attention, ont trouvé des historiens qui ont écrit sur leur existence parfois éphémère des monographies indigestes dans lesquelles ils ne nous ont fait grâce ni des alliances des hommes de peine qui y étaient employés, ni des parrains et marraines des enfants qui leur arrivaient, ni des voisins qui ont assisté à leur enterrement, etc., etc., les Manufactures de Paris, à quelques exceptions près, sont absolument ignorées. Il y a là une lacune importante à combler. On trouverait certainement sur leur compte aux Archives bien des documents intéressants et on pourrait, à coup sûr, en établissant quelques points de comparaison, identifier facilement leurs produits.

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