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les pièces, fort médiocres, du reste, qu’il peignait, en les accompagnant de la mention de son âge :
VINCENZrO PATANAZZI DE ANNI DODECI
VÎNCENZIO PATANAZZI DA URBINO DI ETA D ANNI TREDECI DEL l620
PA VIS. Bien que Giorgio Andreoli ait quitté P a vie pour venir se fixer à Gubbio, nous ne croyons pas qu’il ait existé dans cette ville une fabrique de faïence antérieurement à la fin du xvne siècle, c’est-à-dire à l’époque où les Cuzio décoraient de légendes et de rinceaux gravés leurs plats bruns d’un caractère si particulier. — Voir Cu\\o.
PENNIS (Anthony, surnommé le Jeune), maître faïencier, établi, en iyàg, à l’enseigne des Deux Nacelles. Son monogramme se trouve dans un grand nombre de pièces à décor polychrome :
PENNIS (Johannès, surnommé le Vieux), maître faïencier, établi, en 1759, à Delft, à l’enseigne du Plat de porcelaine, fit surtout des assiettes à musique ou à couplets, qu’il signait de ses initiales ou simplement d'un P surmonté d'un point.
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Il mourut en 1 788, âgé de quatre-vingt-six ans.
PERSE. Il est extrêmement difficile de déterminer d’une façon bien
exacte la nature de la faïence de Perse, et la plus grande incertitude règne encore aujourd’hui sur l’histoire de la céramique dans ce pays où, cependant, la céramique a joué un rôle si considérable dans la décoration des édifices. Les pièces désignées, tantôt sous le nom de faïences, tantôt sous celui de porcelaines, ne sont, en réalité, ni des faïences proprement
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dites, ni surtout des porcelaines, malgré la transparence, très peu accentuée à la vérité, que l’on remarque dans quelques-unes d’entre elles ; leur pâte siliceuse les ferait cependant rentrer plutôt dans la classe des faïences, quoique beaucoup, d’une texture extrêmement mince, soient, en réalité, une sorte de vitrification. La plupart de ces pièces sont intéressantes par leur décoration, dont les éléments se composent de rinceaux, d’oiseaux, surtout de petits quadrupèdes, lièvres, chevreuils, etc., du style persan le plus pur. Il est cependant une certaine catégorie de vases et bouteilles, à vernis transparent, rehaussé par des ornements recouverts d’émail stannique, qui sont de vraies faïences; quelques-uns de ces vases, auxquels on peut assigner une date extrêmement reculée, portent en léger relief une ornementation d’un grand caractère, qui semble être une tradition ou un lointain souvenir des sculptures de Ninive et de Babylone.
En réalité, la céramique persane est surtout caractérisée par les carreaux de revêtement à pâte également siliceuse et à couverte vitreuse qui, par juxtaposition, forment, sur les façades et à l’intérieur du palais et des mosquées, des mosaïques décoratives du plus beau style. Leur riche ornementation aux couleurs vives et harmonieuses se compose toujours de fleurs ornemanisées, tulipes, oeillets d’Inde, roses ou jacinthes, de cyprès symboliques et parfois aussi d’animaux; sur quelques-uns on voit la représentation d’un personnage à cheval, tenant un faucon sur la main droite, désigné sous le nom de Schah-Abbas ; ce s sortes de carreaux ont eu une si grande vogue qu’ils ont excité le zèle des contrefacteurs et que beaucoup de ceux qui sont aujourd’hui dans le commerce sont de fabrication moderne. — Voir Lindos.
PESARO (Italie). Pesaro, petite ville du duché d’Urbino, a de tout temps possédé de nombreuses fabriques de poteries. Passeri, qui y était né et qui a donné des renseignements précieux sur l’industrie des faïences, affirme qu’une manufacture de majoliques y fut établie en 1462 et que c’est aux ateliers de cette industrieuse cité qu’il faut attribuer les pièces d’ancien style, à reflets métalliques jaunes; d’après lui, également, la fabrication prit une grande extension, par suite de la protection qu’accorda aux faïenciers de la ville Guid'Ubaldo II, qui arriva du duché d’Urbino, en 1 5 3 8 , et qui fit construire à Pesaro un palais somptueusement décoré. Dans les plus anciennes pièces à reflets métalliques, attribuées à Pesaro, le revers est simplement vernissé ; plus tard, il est couvert d’émail blanc des deux côtés et est décoré, au revers, de lignes concentriques d’un ton jaune feu qui, à défaut de marques, servent à faire reconnaître les produits de cette fabrique. Vers la moitié du xvie siècle, un grand nombre de pièces portent en toutes lettres, et
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souvent avec une date, la mention Fatto in Pesaro. Quelquefois, mais rarement, cette mention est accompagnée de la désignation du sujet et du nom de l’artiste ou du fabricant :
LA CHACIA DEL PORCO CHAL1DONIO FAT T O IN PESARO l54I