‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 153 sur 200 · PAS · texte numérisé non relu

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Les faïenciers parisiens, surtout ceux de la rue de la Roquette1, ont excellé plus particulièrement dans la fabrication des beaux poêles et des riches cheminées en faïence blanche, quelquefois rehaussée d’or, ornés de mascarons et de guirlandes qui décoraient si harmonieusement les luxueux appartements d’autrefois ; beaucoup de ces poêles sont de véritables œuvres d’art, d’une fabrication irréprochable; l’émail en est pur, solide et d’un blanc éclatant. Le plus connu des fabricants de poêles à la tin du siècle dernier était Ollivier. — Voir ce nom.

PASTILLAGE (Décoration par le procédé du). Ce genre tout particulier de décoration a été employé, depuis le xve siècle, sur les poteries vernissées fabriquées dans l’ouest et le nord de la France, aux environs de Beauvais, et surtout, en Suisse, dans le canton de Berne, notamment à Heimberg, près Thoun, où il est encore usité aujourd’hui. On l’obtient au moyen de bouillies üqu ides colorées par des oxydes très tingents, antimoine, cuivre, cobalt et manganèse, et renfermées dans de petites écuelles dont le bec étroit est muni d'un tuyau de plume par où s'échappe la couleur qui tombe goutte à goutte ou en filets, formant ainsi des linéaments déliés, des points, des fleurs, des armoiries et même des figures assez grossières aux tons durs et tranchés. Quelquefois la terre est recouverte d’un engobage coloré ou blanchâtre qui permet de varier à l’infini la décoration ainsi obtenue.

PATANAZZI (Les). Peintres sur faïences, qui travaillaient à

i. Dans le Mémoire pour les Faïenceries du Faubourg Saint-Antoine de Maunoury, avocat au Parlement, adressé en 1 733 à M. de Machault, garde des sceaux, ministre et contrôleur général des finances, on lit le passage suivant : « Jean Binet, ouvrier en Faïance brune et blanche, demeure rue de la Roquette, fauxbourg Saint- Antoine. Il est inquiété pour raison du commerce qu’il tait et il s’agit pour lui de sa misère totaie. C’est dans ce commerce qu’il a mis toute sa fortune et celle de sa femme.

« Le prétexte que l’on prend pour le troubler dans ce commerce est un avis du Conseil d’Etat du ge août 1728, qui fait défenses à toutes personnes d’établir à l 'avenir aucuns fourneaux, forges, martinets et verreries, sinon en vertu de lettres patentes bien et duement vérifiées, à peine de 3, 000 livres d’amende et de démolition des fourneaux, forges, martinets et verreries, et de confiscation des bois, charbons, mines et ustensiles servant à leur usage.

« ür, l’établissement de Jean Binet remonte au iô janvier 1675, fondé par François De^on, maître potier de terre et ses enfans auxquels a succédé:

« Genest, fabricant de faïances, qui pendant vingt années a fait son métier dans la même maison.

« Le sieur Genest, le 4e décembre 1750, a cédé et vendu à Jean Binet... »

Les faïenciers de Paris, nous apprend ce Mémoire , ne brûlaient que « des bois blancs et de rebut, qui ne peuvent servir ni au chaufage ni à la construction. »

En 1764, la fabrique de Jean Binet appartenait à son beau-frère.

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Urbino à la tin du xvie siècle et au commencement du xvne. Le plus ancien, qui était sans doute élève d’Orazio Fontana, dont il a conservé les traditions, paraît être Antonio , qui a signé ainsi un beau vase orné de grotesques , d’une exécution remarquable, de la collection Spitzer :

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T- 7 /k TA Kî A £

Vient ensuite Alfonso , auquel on attribue la marque :

et dont on trouve fréquemment le nom écrit en toutes lettres :

ALFOVSO PATAN4ZZI FECIT

VRBINI. l6o6

ALFONSO PATANAZZI FE VRBINI IN BOTEGA DI lOS. BATISTA BOCCIONE

puis Francesco , dont les œuvres signées F. P. portent les dates de 1608 et de 1617, et enfin Vincen^io , qui, fier de son talent précoce, signait

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