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s’ajustent et s’assemblent sans laisser aucun vide. Dans quelques basreliefs les chairs sont restées à l’état de biscuit, c’est-à-dire sans être recouvertes d’émail; le Musée du Louvre possédé en ce genre plusieurs œuvres qui font regretter que ce procédé, qui laisse au modelé toute sa finesse et tout le caractère que l’émail, malgré son peu d’épaisseur, enlève toujours à la terre cuite, n’ait pas été plus souvent employé.
Les Délia Robbia ont également modelé et émaillé un grand nombre d’écussons des familles italiennes du xve et du xvie siècle; ces écussons, dont on voit encore aujourd’hui des spécimens aux portes des palais de Florence, sont supportés par des figures d’anges et indiquent avec les armoiries les noms des grands seigneurs qui les avaient commandés et la date de leur magistrature.
Cf. Barbet de Jouy, Les Délia Robbia , in-12, 1 855. — Bode, Die Künstlerfamilie délia Robbia... — Cavallucci et Émile Molinier, Les Délia Robbia, leur vie et leur œuvre, gr. in-40. Librairie de l’Art, 1884. — De Laborde, Le Château du Bois de Boulogne, dit Château de Madrid , in-8°, Paris 1 85 3 .
ROCKINGHAM POTTERY. On désignait sous ce nom des poteries à glaçure d’un beau brun pourpré, à pâte fine et serrée, et d’une exécution irréprochable, fabriquées vers 1788 en Angleterre, à Swinton, près Rotherham, apanage du marquis de Rockingham. Les théières en terre de Rockingham — qui, disait-on, aidait à développer l’arome et la saveur du thé, — étaient particulièrement recherchées et se vendaient à des prix élevés : quelques-unes, désignées sous le nom de « Cadogan-pot », étaient en forme de fruits avec fleurs et feuillages en relief. Elles étaient vendues surtout à Londres dans Oxford Street, chez Mortlock qui en faisait un commerce assez considérable; aussi trouve-t-on fréquemment de ces théières portant en creux la marque :
MORTLOGK’S CADOGAN
ou simplement
MORTLOCK
et quelquefois, mais rarement