‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 169 sur 200 · SUEDE · texte numérisé non relu

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des beaux âgés enfer forgé de l’époque, mais dont les spécimens s assez rares, paraît avoir été la- plus ancienne manifestation de FempL des couleurs variées sur les faïences rouennaises. Les plus remarquable exemples du décor polychrome de cette première période de lafabricat de Rouen sont les pièces du service' commandé- par François-Heur de Mo.-.-morency, duc de LiUembotu a. maréchal de France et gouw iicur de N - -iCTjîand'ie de 1690 a i6g5. Le Musée de Cluny possède plusiem échantillons de ce service quj a été mtribué, mais. sans preuves, posithm à la Oblique de Jean' Guillebaud ou Guillibaud auquel on doit, sam aucun doute possible, la création d’un décor bien particulier et q apparat un peu plus tard dans Industrie r ou en liai se,- Ce décor ai:

; v-u leurs vives et éclatantes, et qui a surtout été appliqué sur des plats des assiettes, se compose, au centre, de pagodes et de paysages fleur dans le style pseudo-oriental de l’époque ; il esnsurtout reconnaissant aux bordures, dont i dm |K^:^-iilejqert -et rouge sont coupés ; ..

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pée par des médaillons ovales à rinceaux. (PL 3.) . •

Une autre décoration exctpr/miivlle est celle à fond -bleu lapis m lequel se détachent en blanc fixe .0 en jaune des fleurs et des insectes style oriental dessiné-s d’un trait fortement accentué. (PI. 3.) Ce geiu est une imitation des décors à for.- 0 persan qui avaient acquis n: si grande célébrité aux fabriques de m .os; mais si, dans les faïences 1 Rouen, le décor est plus correct et : ... dessiné, en revanche le M»

du fond est loin cîe valoir celui de devers comme pureté et coin : intensité.

Vers le milieu du xvïne siècle, les faïenciers normands s’inspire pour décorer leurs oeuvres, du genre rocaille' si fort à J a mode al - L’applïcation de ce décor dans la céramique rouennaise consiste J. ■ une ornementation à bordure irrégulière et, surtout, dans l’emplo carquois et de torches enflammées, de trophées d’armes ou d’instrume. de musique, d’ares, de flèches, etc. Le décor dit au carquois peut ■ ■■• considéré comme le type de ce genre, nais l’ornementation subit eu une nouvelle et dernière transformation, et l’on voit bientôt appara 5 le décor à la Corne (pl. 4),. formé par une sorte de corne dy abondai: . d’oü s’échappent des tiges de fleurs accompagnées d'insectes et de parlons. Ce genre de décoration, que les peintres rouennais ont vai ;

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l’infini, dut jouir d'une grande vogue, si nous en jugeons par les nombreux spécimens conservés dans les musées et les collections.

C’est là la dernière manifestation du décor rouennais; quelques fabricants, entre autres Levasseur, tentèrent, pour suivre la mode et lutter contre l’envahissement des porcelaines et des faïences fines, l’imitation des peintures sur porcelaine, c’est-à-dire des peintures sur émail cuit , mais leurs efforts restèrent inutiles; la faïence était définitivement condanfhée.

Dans ce rapide examen de la fabrication du centre le plus important de la production céramique en France, nous n’avons pu qu’esquisser les principaux caractères de l’ornementation à différentes époques. Quelques artistes cependant ont fait des tentatives isolées qu’il est nécessaire de mentionner. C’est ainsi qu’en 1726, Pierre Chapelle exécutait dans la fabrique de Mme de Villera’y des globes célestes et terrestres de grande dimension, dont deux allèrent orner le vestibule des appartements de Louis XV à Choisy-le-Roi, et que, dix ans plus tard, Claude Borne et Leleu décoraient de sujets mythologiques des pièces d’une exécution remarquable. Mais ce qui distingue surtout la fabrication rouennaise, c’est la grande variété d’objets que ses manufactures ont produits. Pièces de services, bustes, gaines, consoles, chambranles de cheminées, lampes d’église, jardinières, écritoires, râpes à tabac, crucifix, brocs à cidre, etc., Rouen a tout fabriqué et tout décoré d’une façon toujours appropriée à la forme, avec une fécondité d’invention qui n’a jamais été dépassée. Sous le rapport de la fabrication proprement dite, les faïences de Rouen ne sont pas moins remarquables, et il en est qui sont d’une perfection rare, telles que les charmantes fontaines à dauphins si fort à la mode au siècle dernier, les sucrières à poudre, à couvercles vissés, en forme de balustres d’une rare élégance, les boîtes à épices à compartiments, etc.

Les marques que l’on rencontre sur les faïences de Rouen sont nombreuses et variées, mais aucune ne peut donner une indication de fabrique ; ce sont probablement des signatures de décorateur, et à l’exception de la marque de Guillebaud et de celle de Dieul que nous avons indiquées plus haut, il n’y en a pas qui puisse servir de point de repère. Quant à la fleur de lis que plusieurs auteurs attribuent à Rouen, il faut, croyons-nous, faire des réserves à son sujet, beaucoup de faïences lilloises, de style rouennais, ayant été ainsi marquées.

Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit dans notre Introduction relativement aux nombreuses fabriques qui ont cherché, et souvent avec succès, à imiter Rouen. Dans la plupart des imitations, du reste, si on y regarde avec attention, il y a des différences assez sensibles soit dans le dessin et l'agencement des parties constitutives du décor, soit dans la couleur, qu’un peu d’habitude peut faire reconnaître.

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ROUY, près Sinceny (Aisne). M. de Flavigny fonda dans cette localité, en 1790, une petite manufacture dont les produits peuvent être facilement confondus avec les faïences de la fabrication courante de Sinceny. Après la mort de M. de Flavigny, qui périt sur l’échafaud en 1 793, la manufacture de Rouy passa entre les mains de Joseph Bertin, et, plus tard, du fils de celui-ci, Théodore Bertin, qui lui donna une extension assez considérable. On trouve quelquefois des faïences portant le nom Rouy en bleu.

SAINT- AMAND-LES-EAUX (Nord). Cette manufacture, fondée vers 1740, par Pierre-Joseph Fauquez, de Tournai, mérite d’occuper une place assez importante dans l'histoire de l’industrie de la faïence française, autant par la perfection de ses produits que par leur variété et leur caractère souvent bien particulier. Pierre- François- Joseph Fauquez, qui la dirigea après la mort de son père, décédé le 8 avril 1741, paraît avoir été un homme habile, très artiste et très savant, connaissant non seulement tous les procédés et tous les genres de décoration employés de son temps, mais ayant aussi cherché à en faire revivre qui étaient oubliés à cette époque. Tels sont, entre autres, le décor en blanc de rehaut sur émail légèrement teinté (pl . ii3'7), rappelant le bianco sopra bianco des Italiens du xvie siècle, et le décor en blanc fixe sur fond bleu (pl. il6), pratiqué d’abord à Nevers et imité plus tard à Rouen.

Saint-Amand a fabriqué également des faïences copiant franchement celles de Rouen, et surtout de Strasbourg, et exécutées avec beaucoup de soin, de finesse et de goût, ainsi que des faïences genre porcelaine, oui sont remarquables par la perfection de leur décor, parfois rehaussé d’or. On y fit aussi des faïences fines, d’une fabrication extrêmement soignée.

Les faïences de Saint-Amand portent la marque suivante qui a donné lieu à bien des interprétations, mais dans laquelle suivant nous on retrouve les lettres initiales de Pierre Fauquez :

Cette marque fut modifiée plus tard, à l’époque où commença la

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