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SAMADET (Landes). Fondée en 1732, en vertu d’un privilège accordé à l’abbé de Roquépine, cette manufacture a fabriqué des faïences dont le décor polychrome a beaucoup varié; ce sont le plus communément des paysages avec figures d’enfants, ou de fleurettes aux couleurs douces et fondues ; plus tard, la fabrication devient plus commune et le décor simplifié se compose de fleurs et de fleurettes à tiges filiformes exagérées, lavées de vert, de bleu et surtout de manganèse ; la plupart des formes sont imitées de l’argenterie; l’émail est blanc et épais. Quelques pièces en camaïeu bleu un peu grisâtre sont décorées de guirlandes de fleurettes. La manufacture de Samadet subsistait encore au commencement du siècle.
Une assiette du Musée de Sèvres, datant de la première année de la manufacture, à décor de personnages dans le style pseudo-chinois de Sinceny, est marquée :
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SAND (Sixtius van der), maître faïencier à Delft en iyo5; ses ouvrages très rares et qui ne présentent rien de remarquable sont quelquefois marqués
SARREGUEMINES (Meurthe-et-Moselle). Cette manufacture, fondée en 1770 par Paul Utzchneider, prit rapidement une importance considérable qui n’a fait que grandir depuis. Ses faïences fines et surtout ses imitations de marbres et de jaspe sont d’une fabrication et d’un goût extrêmement remarquables. Elles sont marquées du mot
SARREGUEMINES imprimé en creux dans la pâte.
SAVIGNIES (Oise). Les poteries vernissées en vert uni un peu clair et les grès recouverts d’un émail bleu uni dont il est fait mention dans plusieurs auteurs du xvie siècle, étaient fabriqués, ainsi que nous l’avons dit plus haut, à Beauvais et dans plusieurs localités des environs, particulièrement à La Chapelle-aux-Pots et à Savignies. Ces dernières
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surtout étaient renommées et lorsque François Ier, se rendant à Arras en i520, passa par Beauvais, le chapitre diocésain décida qu’il serait donné à la reine, qui accompagnait le roi dans ce voyage, des bougies et des vases de Savignies ; plus tard, par délibération du 4 décembre i5 36, on décida de « faire présent au roi d’un buffet de Savignies »; des hommages semblables lui furent faits également en 1540 et 1544. En 168g, on jugeait encore les poteries de Savignies dignes d’être offertes à la reine d’Angleterre à son passage à Beauvais, lorsque s’enfuyant de Londres elle se rendit à Saint-Germain. — La fabrication des grès communs s’est continuée à Savignies jusqu’en ces derniers temps.
SAVONE (Italie). La fabrication des faïences à Savone, petite ville du littoral, à huit lieues à l’ouest de Gênes, — ou pour être plus exact, à Albissola, village situé aux portes de la ville, — commença à la fin du xvie siècle, et prit rapidement une importance considérable qu’elle dut surtout au caractère purement commercial de ses produits qui étaient d’un prix beaucoup moins élevé que les majoliques même les plus communes d’Urbino ou de Faenza et qui, par cela même et aussi par suite du voisinage de Gênes, étaient exportés au loin en grandes quantités. Les faïences de Savone sont décorées généralement, surtout au début de la fabrication, de sujets défigurés, d’un dessin souvent incorrect, mais qui, parfois, ne manque pas d’un certain charme, en camaïeu bleu quelquefois un peu violacé; plus tard, les figures font place à des paysages, puis à des tiges de fleurs, à des fleurons et à des motifs variés en bleu ou en couleurs dessinés d’un trait noir fortement accentué, disposés quelquefois d’une façon assez ingénieuse. Elles sont le plus souvent marquées de l’écu aux armes de la ville ou d’un S au-dessous d’une étoile :
Un plat de la collection Gasnault, au Musée de Limoges, décoré en camaïeu bleu de trois guerriers et d’enfants dans un fond de paysage et portant les armes du duc de Médina, porte la marque :
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L’étoile est parfois accompagnée d’initiales de décorateurs et fabri cants, sans la lettre S :
Quelques faïences sont également marquées d’un soleil avec ou sans les lettres G S; on croit que cette marque est celle d’une famille de faïenciers du nom de Salomoni.
Dans la dernière moitié du xvme siècle, Jacques Borelli, dont on retrouve le nom sur des faïences de Marseille et qui appartenait à une famille de potiers bien connus, parait a^oir eu une fabrique à Savone. Plusieurs pièces sont signées :
Giacomo Borelly
un grand vase décoré en camaïeu vert porte la mention suivante :
Jacques Borelly , Savone 1779, 24 septembre
L’étoile est parfois accompagnée d’initiales de décorateurs et fam-> cants, sans la lettre S : •
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un grand vase décoré en camaïeu vert porte la mention suivante :
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SCEAUX (Seine). La manufacture de Sceaux, fondée vers 1750, sous la protection de la duchesse du Maine, et placée, plus tard, sous celle du ■duc de Penthièvre, grand amiral de France, est certainement celle dont les produits se rapprochent le plus de la porcelaine, autant par les soins •donnés à la fabrication que par la perfection et la finesse du décor. Elle fut dirigée d’abord par Chapelle, démonstrateur en chimie et membre de l’Académie des Sciences, et ensuite par Richard Glot, écuyer et fourrier •des logis du Roi, qui était en même temps un des plus habiles sculpteurs ornemanistes de son temps. C’est sous l’impulsion de ce dernier qu’elle produisit ces charmantes faïences à pâte fine, enrichies de moulures et •de reliefs délicats et décorées, avec un art charmant et plein de goût, de figures, de fleurs, d’oiseaux et d’arabesques rehaussés d’or. Avec Glot, qui céda la manufacture à Antoine Cabaret en 1794, finit la période artistique qui fut bientôt remplacée par une fabrication de faïences usuelles.
Sceaux a d’abord marqué ses produits des lettres S P (, Sceaux-Pen - . thièvre ), seules ou accompagnées de l’ancre de grand amiral de France
•et à la fin de la fabrication du mot Sceaux , avec ou sans l’ancre, im primés à la vignette :
Une annonce de 1754 nous apprend que « Le Magasin général des 'Nouvelles Terres et Faïences Japponnées qui se fabriquent dans la manufacture royale du sieur Chapelle » était établi à Paris, rue Saint-Honoré, près de la rue de l’Echelle. « On y trouve, ajoute l’annonce, tout ce qu’on peut désirer en bijoux et service de table. La couleur et la dorure appliquées sur les nouvelles Fayences, n’en cèdent guère pour le dessin et pour les nouveautés à celles des Porcelaines de Saxe. »
C’est à cette première époque de la fabrication qu’il faut attribuer les pièces si remarquables de la manufacture de Sceaux conservées dans nos
SGH