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Cette manufacture de Lepage n’a, croyons-nous, jamais été signalée. Quant au vase en lui-même, il est bien certainement une œuvre individuelle qui ne peut en aucune façon servir de type.
SPAANDONGK (Thomas), maître faïencier, établi en 1764 à Delft, à l’enseigne de la Double Burette ( jnde Deubbelde Schenkkan ), dont il adopta les lettres initiales comme marque de ses produits, qui, bien que d’une belle fabrication, marquent déjà l’époque de la décadence de Delft :
STAFFORDSHIRE (Angleterre). Il est assez difficile de retracer d’une façon certaine l’histoire de l’établissement de l’industrie céramique dans le Staffordshire, renommé de tout temps pour le nombre et l’importance de ses manufactures de poteries et dont une partie des plus importantes est désignée depuis le siècle dernier sous le nom de les Poteries. Ce qui est certain c’est que, dès le commencement du xvie siècle, il existait dans cette contrée des fabriques de poteries communes, décorées par les procédés du pastillage (voir ce mot), dont il existe d’intéressants spécimens dans les musées et les collections de l’Angleterre; ce sont surtout des plats d’assez grande dimension, portant des noms que l’on suppose être des noms de potiers, mais qui peuvent tout aussi bien être ceux des personnes pour lesquelles ils ont été fabriqués; ces plats sont décorés de feuillages, d’ornements, d’animaux fantastiques, de figures et parfois de personnages grossièrement exécutés, accompagnés d’inscriptions indiquant que le potier a eu la prétention de représenter un roi ou une reine d’Angleterre. On rencontre aussi, mais plus rarement, des chandeliers, des bols à punch, des pots à boire, etc., décorés de la même façon. L’incertitude cesse à dater de l’époque où les frères Elers et leur élève Astbury (voir ce nom), vinrent s’établir dans la contrée, à Bradwell et à Shelton, et commencèrent cette fabrication de poteries et de grès que devaient perfectionner Wedgwood et ses imitateurs.
STOCKHOLM (Suède). — Voir RôrstranJ.
STOKE-TJPON-TRENT (Angleterre) . Josiah Spode, qui avait travaillé à Fenton, chez Thomas Wieldon, établit, vers 1770, une manufacture dans laquelle il introduisit, vers 178-}, les procédés d’impression en bleu; il y fabriqua également des faïences en terre jaunâtre ( cream ware ), décorées en noir, des poteries noires de ce style pseudo-égyptien si fort à la mode en Angleterre à la fin du siècle dernier, des terres
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jaspées, etc., marquées généralement de son nom, imprimé en creux dans la pâte :
SPODE
Il mourut en 1797, laissant sa manufacture à son fils qui, vers 1800, abandonna la fabrication des poteries pour y substituer celle des porcelaines.
Une autre manufacture de faïences fut établie à Stoke, vers 1790, par Thomas Minton, élève de Turner, de Caughley, chez lequel il avait travaillé comme graveur. Jusqu’en 1798, il se borna à la fabrication des faïences fines décorées en bleu par impression, en imitation des porcelaines communes de Chine, connues alors sous le nom de porcelaines de Nankin ; son extrême habileté comme graveur lui acquit promptement une grande réputation dans ce genre, qu'il abandonna cependant, vers 1798, pour se livrer à la fabrication des porcelaines, que ses successeurs devaient porter à un si haut degré de perfection.
STRALSUND (Poméranie). Cette manufacture, fondée vers 1731, par Jean Paskowitz, un des meilleurs ouvriers de Rôrstrand, prit une assez grande importance en 1767, sous la direction d’Ehrenreich. Elle produisit alors un grand nombre de pièces remarquables, à décor, généralement en camaïeu bleu, d’un caractère assez particulier (pl. 17c), mais que la similitude apparente de leurs marques avec celles de Stockholm et de Marieberg a fait classer jusqu’à présent parmi les faïences suédoises. La marque de Stralsund, cependant, est facilement reconnaissable à la présence d’une pièce prise dans les armes de la ville et qui rappelle un peu l’hermine de Bretagne, surmontée d’une petite couronne et accompagnée de la lettre E, initiale du nom d’Ehrenreich, directeur de la manufacture; quant aux chiffres, ils se lisent comme ceux des fabriques suédoises : 20/7 68, c’est-à-dire vingtième jour du septième mois de l’année 1768 (20 juillet 1768). Le plus souvent, des initiales de décorateurs accompagnent cette marque:
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STRASBOURG (Alsace). La manufacture de Strasbourg, dont les produits sont les premiers qui aient été peints sur émail cuit dans le but ■d’imiter la décoration de la porcelaine, fut fondée par Charles Hannong vers 1 709 ; au début on n’y fabriquait guère que des pipes et, surtout, des poêles imités de ceux de l’Allemagne et de la Suisse. Vers 1721, Charles Hannong s’associa avec un ouvrier sorti de Meissen, Wackenfield, qui -avait tenté sans succès d’établir seul à Strasbourg une manufacture de porcelaine; il transforma alors sa fabrique de poêles en manufacture de faïence et porcelaine et, quelques années après, en 1724,1e succès ayant couronné ses efforts, il fonda une autre fabrique à Haguenau, petite ville ■située à quelques lieues de Strasbourg. En 1732, il céda ses deux manufactures à ses fils dont l’un, Paul Hannong, plus actif et plus sérieux que son frère, devint bientôt seul propriétaire de celle de Strasbourg.
Nous avons dit plus haut comment Paul Hannong, qui avait donné surtout ses soins à la fabrication de la porcelaine, tout en appliquant à la faïence les procédés de la décoration de la porcelaine, avait dû céder aux prétentions de la manufacture royale de Vincennes — plus tard Sèvres — et transporter ses fours dans le Palatinat; nous avons vu comment ses fils, Pierre d’abord, et, plus tard, Joseph, avaient été forcés de cesser leur fabrication, ruinés qu’ils étaient par les exigences de la Ferme royale qui voulait taxer leurs produits aux anciens tarifs des marchandises provenant des provinces réputées étrangères; nous ne reviendrons sur ce sujet que pour constater qu’à dater du jour où Joseph dut s’exiler, comme l’avait fait son père, pour aller mourir dans la misère à Munich, la fabrication languit pour cesser complètement quelques années plus tard, les tentatives faites pour la faire revivre étant restées absolument inutiles.
Mais pendant cette période de près de cinquante ans, les Hannong avaient produit des faïences qui méritent à juste titre d’occuper une place à part dans l’histoire de l’industrie céramique. Ils avaient su créer une école.
Les faïences de Strasbourg, en effet, qui se distinguent par la beauté et la pureté de leur émail, par leurs formes élégantes et capricieuses, et, surtout, par la vivacité et la franchise de leurs couleurs, notamment des pourpres et des carmins, ne procédaient en rien de ce qui avait été fait précédemment. Leur décoration se compose presque exclusivement de bouquets de fleurs, surtout de roses, de pivoines, de jacinthes, d’œillets, de tulipes et de myosotis d’une coloration fraîche, exécutés avec beaucoup de sûreté, tantôt au moyen de traits noirs qui forment un dessin dont l’intérieur est recouvert d’à-plats transparents, tantôt modelés avec une finesse et une précision qu’envierait le meilleur peintre sur porcelaine.
Outre les pièces de service et la vaisselle de table, Strasbourg a fabri-
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qué une quantité de faïences qui témoignent de l’habileté et du profond sentiment décoratif de ses artistes : pendules, cartels, appliques, vases, etc., avec reliefs parfois rehaussés d’or, d’une exécution remarquable.
Les faïences de Strasbourg sont presque toujours marquées des monogrammes des Hannong accompagnés quelquefois de chiffres indiquant les numéros d’ordre de la fabrication et destinés probablement à faciliter les réassortiments.
Le genre de décoration innové à Strasbourg fut promptement imité dans presque toutes les manufactures de faïence. La plupart de ces manufactures, tout en appliquant les procédés des Hannong, surent bientôt créer un genre particulier de décor, mais dans beaucoup d’autres, à Lunéville, à Saint-Amand et surtout à La Rochelle, on se borna, pendant longtemps à copier servilement les bouquets de Strasbourg et ce n’est qu’avec la plus grande attention et après avoir fait une étude comparative très suivie des produits de ces manufactures que l’on peut les distinguer les unes des autres. Dans les imitations cependant, surtout dans celles de La Rochelle, le dessin est moins souple, le trait plus accentué et les couleurs généralement plus lourdes et moins pures, surtout les carmins qui n’ont pas la fraîcheur et la délicatesse de modelé de ceux de Strasbourg.
STROOM IPaulus van der), faïencier à Delft, en 172b; on lui attribue un certain nombre de pièces aux couleurs vives et brillantes, marquées :
Jacquemart signale une de ces marques accompagnée de la date 1754.
STROOM (Pieter van der), maître faïencier établi à Delft en 169J, à l’enseigne du Pot de fleurs doré , dont il ne conserva la propriété que
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