BIA
rées, au feu de moufle, de fleurs aux couleurs franches et harmonieuses, d’une exécution habile, ou de paysages avec figures peintes en camaïeu bleu sous émail. Ses faïences sont marquées des lettres initiales de ses noms et prénoms avec une date :
Heimberg (voir ce nom), près Thoun, dans le canton de Berne, a possédé des fabriques de poteries décorées d’une façon assez particulière qui sont communément désignées, à tort, sous le nom de faïences de Berne.
BEYERLÉ (Le baron Jean-Louis de), conseiller du roi et directeur delà Monnaie de Strasbourg, fonda vers i y5q à Nieder.willer, petit village de l’arrondissement de Sarrebourg, sur la frontière de Lorraine, une fabrique de faïences qui prit rapidement une assez grande extension sous la direction de Mme de Beyerlé, artiste distinguée, qui, si l’on en croit la tradition, non seulement fournissait des modèles de forme et d’ornementation, mais encore peignait souvent elle-même des pièces pour son usage personnel ou destinées à être offertes en présent. M. de Beyerlé mourut vers 1774. Jusqu’à cette époque les faïences de Niederwiller étaient marquées d’un B et d’un N conjugués (Beyerlé-Niederwiller) :
Vers 1765, il joignit la fabrication de la porcelaine dure à celle des faïences. — Voir Niederwiller.
BIANCO SOPRA BIANCO (Décor dit). Ainsi que son nom l’indique, ce décor, d’origine italienne, est obtenu au moyen de l’application du blanc sur blanc ; le ton parfois un peu gris ou légèrement bleuté de l’émail des majoliques permettait l’emploi d’un blanc de rehaut pur et éclatant avec lequel on traçait sur les bordures ou sur la chute du marli