‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 51 sur 200 · CON · texte numérisé non relu

CON

lême, nous avons vu un petit saladier à décor polychrome dessiné de manganèse, portant au centre trois commères avec la légende

Voilà . les 3 * Bavarde •

DE COgNC • Lan 6'"’e de la république

un pot à boire porte le nom de son propriétaire

Davit • Benoit Bon Marcht • De Vin

Sur deux petits saladiers du Musée de Cognac, le faïencier Pierre Guichard a peint sa femme arrosant des pots de fleurs et s’est représenté lui-même en train de tourner des pots dont plusieurs sont rangés sur des rayons. L’émail de ces faïences est gris et très tressaillé; le dessin est cerné d’un trait noir assez accentué.

COLOGNE. Au xvie et au commencement du xvne siècle, il y eut, sinon à Cologne même, au moins dans les environs et particulièrement à Frechen et à Siegburg, siège d’une importante abbaye, de nombreuses fabriques de grès à pâte blanchâtre ou gris perle sans aucune glaçure, que l’on désigne d’une façon générale sous le nom de grès de Cologne. Ils affectent le plus souvent la forme de canettes cylindriques [schnelle ou snelle , voir pl. 20), ou d’aiguières, ornées en relief de figures allégoriques ou de médaillons représentant des scènes de l’Ancien Testament; la face antérieure est presque toujours décorée de riches armoiries accompagnées souvent d’une date, et, quelquefois, de lettres qui sont probablement des initiales de fabricants, qui n’ont pu être expliquées d’une façon satisfaisante et qui, du reste, se retrouvent rarement les mêmes sur les pièces où on en trouve.

CONRADE (Les ou DE CONRADE), faïenciers. Suivant toute apparence, c’est à Dominique Conrade, né à Albissola, près Savone, dans la province de Gênes, que l’on doit l’établissement, vers 1600, de la première manufacture de faïences à Nevers; il apportait avec lui le genre, tout à fait nouveau alors, et qui paraît avoir pris naissance à Savone vers la fin du xvie siècle, du décor en camaïeu bleu quelquefois rehaussé de manganèse; les faïences qu’il fabriqua avec l’aide de ses deux frères, Baptiste et Augustin Conrade, affectent pour la plupart les formes italiennes ornées de motifs empruntés aux porcelaines orientales, qui commençaient à être connues en Europe, mélangés souvent à des éléments européens, le tout jeté un peu au hasard, sans parti pris de décoration et

Page 1