‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 50 sur 200 · ECOLE DE MOUSTIERS · texte numérisé non relu

ECOLE DE MOUSTIERS

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Décors bleus à lambrequins, à dentelles, à mascarons et à cariatides. a b c d f g h Bordures et motifs variés. e Fabrique de Saint-Jean-du-Désert (style rouennais).

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pour fonder une verrerh r« • ■ 1 î e , lettres -ois .lesquelles il est désiycornue o/mr en terre V si tilde: suivant toute apparence, il travail ; à A von , ï peut-être même devint -il proprietaire de cette petite manu facture, 1 enelle il adjoignit la fabrication des verres. On lit en eû dans le /Vé'mr tes merveilles de la maison royale de Fontainebleau , :• le P. Dan (Paris, 1642, p. 338) : «... Proche de cette église (saint Pieu vers îe septentrion, en la maison seigneuriale de Monceau, où Pane sée, x 64 1 » a esté établie -une verrerie royale par lettres patentes ci Roy données au mois de mars 1640, et, per arrest du conseil privé a Sa Majesté tenu à Paris le cinquième jour de juin 1641 ; et ce en faveu du sieur Antoine Clerici, ouvrier en terre signée' et de ses associez;... i sieur Glericy a déjà si bien réussi en son eu: reprise, qu’il s’y fait d verres de cristal des plus beaux et des plus fins qui se fassent point pe tout ailleurs, et des ouvrages en terre sigillée.

20 A. Clérissy, dont le nom seWoduï sous : ; plat de la collecta Davillier, représentant une chasse au lion d’après Tempesta :

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baptême de son fils Pierre.

3° Pierre Clérissy, qui, le premier. ihb? mua de la faïence à Mou tiers; en 1686 son nom figure sur les rcij . Je la paroisse de Mouv tiers comme « maître fayansier » et plus tard uotme « marchand fait ru cier » ; il mourut le 25 août 1728, âgé de soixante -seize ans.

40 Pierre (II.) Clérissy, né en 1704, neveu et successeur du précéder., il' fut anobli par Louis XV en 1743, sous ie tore de seigneur de Trévatv. et nommé secrétaire du roi en chancelier- • p u le Parlement de Pvence ; c’est .probablement à lui qu’appartenait également la • manüf&g • ture de Va rage s. (Var). Voir Mvusliers , d et Jean-du-Désert n Va rages. . •

CLERMONT-FERRAND ■(■Puy-de-Dôme). On sait peu de chosur l’existence de la manufacture de • s de tu es établie dans cette ville, nu: ' Fontgièvre, et dirigée par un sieur Chaudessolle. Il existe, portant lus dates de 1734, 1735 et. 1/38, quelques pièces décorées en bleu un peu foncé dans le ' style de Mous-tiers, d’une .mention extrêmement remai quable, mais leur grande rareté laisserait supposer que c’étaient là des pièces exceptionnelles', datant probablement des débuts de la manufacture dont la fabrication courante' devait se borner à des poteries plus communes. Un pichet à anse et à couvercle du Musée de Sèvres,

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décoré d’arabesques dans le genre de Moustiers un peu accentué, qui peut être considéré comme une des plus belles pièces sorties de la manufacture de la rue de Fontgièvre, porte l’inscription suivante:

Convalescence De M. Rossignol Intendant Dauvergne M. Peyrol Trésorier de Tordre 26 mars 1788

Une aiguière en casque, à décor un peu sec imité de Rouen (n° 649 1 ) , est marquée :

21 J auier 1786 M. Clermont fer r and Dauvergne

et sous un plat ovale à décor plus original, mais aussi moins soigneusement exécuté, nous trouvons la marque :

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Il a existé également à Clermont-Ferrand une manufacture de poteries vernissées en brun foncé dans le genre des poteries d’Avignon, mais nous n’en connaissons pas de spécimens assez authentiques pour pouvoir en déterminer les caractères. Dans la dernière moitié du siècle dernier, on fabriquait à Clermont et dans les environs des faïences grossières, plats et assiettes, à revers brun ou noir, désignées communément sous le nom de culs-noirs.

Cf. Coheudy (Michel), Céramique arverne et faience de Clermont g in-8°, 1872, pl. — Du Fraisse de Vermines, Parallèle des ouvrages de poterie d’Auvergne anciens et modernes , in-8°, 1874.

CLOCHES (Les Trois). Enseigne d’une manufacture de faïences fondée à Delft en 1671, par Barbara Rottewell, femme de Simon Mesch, ou Mes, notaire, et dirigée d’abord par Jan van der Laen (voir ce nom), et plus tard, en 1706, par Pieter Simons Mes, fils de Barbara, puis par la veuve Van de Doers (1759), et, en 1764, par son fils Willem. « Les

1. Ce travail, extrait des Mémoires de l’Académie des sciences , belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand (t. XIX), n’a pas été mis dans le commerce.

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produits de la fabrique des Trois Cloches (Drie Klokken ), dit M. Havard (op. cit.), sont fort estimés; ils consistent le plus souvent en potiches, cornets, assiettes, plats et bouteilles, décorés en camaïeu bleu. La pâte en est fine, sonore; la forme gracieuse, le décor simple mais élégant. » Marque :

Sur les pièces communes les trois cloches sont dénaturées et parfois difficilement reconnaissables.

CLODION (Claude MICHEL, dit), sculpteur, né à Nancy en 1788, mort à Paris le 28 mars 1814, exécuta dans la manufacture de faïences établie à Nancy en 1774, par Nicolas Lelong, des terres cuites, d’un art gracieux et charmant, entre autres le Baiser qui est si connu; il fournit également plusieurs modèles à la manufacture de Sèvres.

COBLENTZ (Allemagne). Les grès à pâte grise et à ornements bleus, désignés sous le nom de « Grès de Coblentz » et vendus par grande quantité à la fin du siècle dernier en Hollande où ils arrivaient par le Rhin, étaient fabriqués dans les environs, à Lauenstein, Niederfell, Langerwche, Vallendar, etc., manufactures secondaires qui existaient encore en 1810, et dont plusieurs produits, bien fabriqués mais qui n’ont rien de très artistique, figurent dans les collections de Sèvres. — Voir Gren^hausen.

COGNAC (Charente). Nous connaissons de Cognac plusieurs faïences imitées de Nevers dont quelques-unes portent des légendes assez curieuses qui doivent se rapporter à des coutumes ou des traditions locales. C’est ainsi que dans la collection de M. Émile Biais, d’Angou-

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