‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 53 sur 200 · CRO · texte numérisé non relu

CRO

COSIJN (Arendt), maître faïencier, établi à Delft, où il fonda, en i6/5, la célèbre fabrique à l’enseigne de la Rose. — Voir ce mot.

GOUVET ou COUVÉ. « Petit pot de cuivre ou de terre qui sert de chaufferette aux marchandes en plein- air. » (Littré.) Les couvets en terre vernissée ou en faïence étaient de fabrication courante dans le Nord. A l’Exposition d’Amiens, en 1884, nous avons vu un couvet en faïence de Vron portant l’inscription : Mademoiselle chauffez-vous.

GREIL (Oise). Une fabrique de faïences fines imitant les faïences anglaises ( Queen’s mare) fut établie à Creil, à la fin du siècle dernier, par M. de Saint-Cricq, qui y employa des ouvriers venus d’Angleterre, ou ayant déjà travaillé à la manufacture de Douai. C’est à Creil que l’on fit, au commencement du siècle, et d’une manière suivie, sous la direction de Stone, Coquerel et Legros d’Anisy, les premiers décors par impression. Le dépôt en était à Paris, rue du Cadran, 9. Un Avis que nous avons sous les yeux dit que l’on y faisait « des services complets en faïence terre de pipe, imprimés en noir ou en couleurs où sont représentés en médaillons et bordures les principaux sujets de l’histoire de France, les Fables de La Fontaine , les portraits des grands hommes anciens et modernes, les pierres antiques, les monuments de Paris et vues de ses environs, les vues d’Italie, etc., et, successivement, différents sujets des sciences et des arts dont le détail serait trop long». Et Y Avis ajoutait que « cet établissement étant parvenu à imprimer sur faïence aussi facilement que sur le papier et avec toute la perfection possible, le prix des marchandises sera très modique ».

GREUSSEN (Bavière). On y a fabriqué, pendant le xv$ie siècle et au commencement du xvme, des grès à pâte brune recouverts d’une glaçure noire ou décorés en relief de figures en frise circulaire, d’armoiries ou d’ornements peints en couleurs opaques, d’un ton un peu cru, ayant au premier aspect l’apparence de couleurs à l’huile. Les plus connus sont les pots cylindriques représentant, sur la panse, les figures du Christ et des Apôtres (pl. 20), et qui sont, pour cette raison, désignés sous le nom de cruches des Apôtres (Apostel krüge).

On contrefait souvent les grès de Creussen, mais la plupart de ces contrefaçons sont faciles à reconnaître, étant peintes le plus souvent avec des couleurs à l’huile, qui s’enlèvent ou se rayent sous la pointe d’un canif.

GROISIC (LE]. (Loire-Inférieure). On attribue au Croisic, qui, dès

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