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DON POTTERY.
DOORNE (Pieter van), maître faïencier à Delft, en 1759; il fut propriétaire de la fabrique à l’enseigne de la Bouteille de porcelaine ; ses produits n’offrent rien de remarquable. Marque :
DOUAI (Nord). Les faïences, ou, comme on disait autrefois, les grèxeries de Douai, si elles ne sont pas très remarquables au point de vue de l’art, n’en sont pas moins dignes d’occuper un rang assez élevé dans l’histoire de la céramique, en ce sens qu’elles ont été la première manifestation en France, et comme le point de départ d’une industrie qui devait prendre rapidement un développement considérable et qui constitue une des branches les plus importantes de la fabrication actuelle.
La manufacture de Douai fut fondée en 1781 par deux Anglais, les frères Leigh, que les persécutions exercées contre les catholiques avaient forcés à quitter leur pays où ils avaient dirigé dans le Staffordshire les ateliers de plusieurs fabriques importantes. Dès leur arrivée ils furent aidés dans leur entreprise, d’une part, par un des principaux industriels de Douai, Georges Bris, qui après leur avoir avancé les premiers fonds s’associa avec eux, et, d’autre part, par la municipalité qui leur concéda gratuitement les terrains nécessaires à la construction des bâtiments de leur manufacture. Quelque temps après, et afin de donner une plus grande extension à la fabrication, on constitua une Société dans laquelle entrèrent plusieurs riches habitants de Douai représentés par Houzé de l’Aulnoit, avocat au Parlement et greffier de la ville. La durée de l’association qui avait été fixée à vingt-cinq ans fut prorogée en 1807 pour
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cesser en 1820, époque à laquelle la manufacture cessa d’exister. Une autre manufacture, dont les produits copièrent ceux des frères Leigh, avait été fondée en 1799 par un nommé Martin Dammann.
Les produits des manufactures de Douai sont de plusieurs sortes; ce sont d’abord des faïences ou grès blancs d'un ton un peu ivoiré dont les formes sont empruntées tantôt à l’Angleterre, et particulièrement à Leeds, tantôt à Sèvres ; comme à Leeds on y fit beaucoup de pièces à bords treillissés et découpés à jour; puis des biscuits, des grès rouges et noirs, et, enfin, des terres jaspées en plein ou seulement par parties. Les marques que l’on rencontre le plus fréquemment sont les suivantes :
Leigh et Cie Leigh 19 go DOUAI Martin Dammann
C’est dans cette manufacture que furent formés la plupart des ouvriers et des artistes qui allèrent plus tard travailler à Choisy-le- Roi, à Creil, à Forges, à Montereau, etc.
On connaît de Douai plusieurs pièces de la période révolutionnaire qui offrent un certain intérêt. Nous citerons entre autres un buste de Voltaire coiffé d’un bonnet phrygien, des tabatières avec l’inscription: vive [sic] libre ou mourir 1792, des assiettes à emblèmes, etc. On retrouve dans les faïences de Namur, avec lesquelles il est facile de les confondre, quelques formes de la manufacture des frères Leigh.
Cf. Essai sur les faïences de Douai, dites grès anglais, par M. A. Houzé de l’Aulnoit.
DIJYN (Johannes van), maître faïencier, établi à Delft à l’enseigne du Plat de porcelaine , fabrique dirigée précédemment par Johannes Pennis duquel il l’acquit en 1760. Ses produits assez nombreux sont de qualités très diverses, mais presque toujours très soignés et souvent d’une richesse exceptionnelle. Outre quelques pièces modelées, entre autres des bouteilles en forme de statuettes, nous connaissons de lui des potiches surdécorées en plein, avec des couleurs végétales au vernis, de fleurs polychromes en relief imitant l’émail ; seuls, les boutons des couvercles, généralement en forme de perroquets, ont conservé leur caractère de faïence. Il marquait en toutes lettres :
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