EEN
DYCK (Kornelis van), maître faïencier à Delft en 1759, fut un des propriétaires de la fabrique à l’enseigne de la Griffe , dont il conserva la marque. On trouve cependant des pièces, qui n’ont rien de remarquable, marquées de son monogramme :
EENHORM (Les), faïenciers à Delft (xvne siècle). — Il y eut à Delft trois céramistes de ce nom : Wocjter le père, qui s’établit en i658, et ses deux fils, Samuel et Lambartus. Wouter et son second fils Lambartus produisirent des œuvres polychromes qui, dit M. Havard (op. cit., p. 1 2 1 ), «peuvent compter parmi les plus belles et les plus hardies. Déjà du temps du vieux Wouter elles étaient justement admirées; c’est à lui que le « Magistrat » de Delft s’adressait quand il voulait faire quelque cadeau à des princes ou à des ambassadeurs. Mais il appartenait à Lambartus de porter ces grands et beaux ouvrages à une perfection qui n’a pas été égalée depuis. Elève de son oncle Willem Kleftyus, il continua la manière de celui-ci en le perfectionnant. Et dans ces potiches merveilleuses, aux dimensions colossales, aux profils harmonieux, cannelées, décorées dans ce genre spécial qu’on a nommé cachemire , mélange de lambrequins majestueux, de fleurs éclatantes et d’oiseaux fantastiques qui sortent pour la plupart de ses mains, on reconnaît, agrandie, élargie, rajeunie, l’inspiration de son maître. Lambartus n’eut guère dans ce genre magnifique qu’un émule, un rival, Louis Fictoor, dont soit hasard, soit concordance volontaire, le monogramme se rapproche singulièrement de sa signature. Et leurs œuvres se confondent si bien, qu’aujourd’hui, pour faire la part de chacun d’eux, il nous faut chercher dans des combinaisons monogrammatiques quelques traits accidentels qui viennent nous éclairer. Même dans leurs plus délicats ouvrages, leurs cafetières, leurs théières et leurs plaques, c’est la même préoccupation d’élégance, la même délicatesse d’exécution, la même finesse et le même éclat. »
Lambartus était établi en 1691, à l’enseigne du Pot de métal. Les pièces qu’il a exécutées portent son monogramme qu’il serait facile, ainsi que nous venons de le voir, de confondre avec celui de Louis Fictoor, s’il n’avait eu le soin de l’accompagner des initiales de ses contre-