FATE IN BOTEGA DI ORAZIO FONTANA
elles sont rares et peu connues. On croit pouvoir lui attribuer cependant, avec certitude, le monogramme suivant dans lequel on retrouve les éléments de toutes les lettres formant son nom ORATIO :
FON
FOR
On croit également qu’il a employé, comme marque, les deux lettres grecques <F et A inscrites dans un parallélogramme :
dans cette marque le <î> gre.c est fait quelquefois de façon à former un O traversé par un F [Orazio Font and) ; quant au A il serait la première lettre de Durantino.
Orazio eut deux frères, Camillo et Nicolo qui travaillèrent dans son atelier et dans celui de leur père, mais rien ne peut faire reconnaître les œuvres qu’ils ont produites. On a dit que Camillo, appelé par le duc Alphonse II, à Ferrare, y serait mort tué par l’explosion d’un canon, mais d’après les recherches de M. Campori, ce Camillo, bien qu’arrivant d’Urbino, n'aurait pas appartenu à la famille des Fontana; on ne sait rien sur Nicolo dont le nom est seulement mentionné dans un acte de Ô70.
C’est à l’atelier des Fontana et surtout à Orazio que l’on attribue les décors de grotesques sur fond blanc et l’exécution d’une grande partie des vases de la célèbre pharmacie de Lorette. — Voir Urbino.
FONTENAY-LE-COMTE (Vendée). 11 existait dans cette ville, au xvie siècle, une fabrique de poteries vernissées dans laquelle on cherchait à imiter l’es faïences à relief et les rustiques figulines de Palissy, mais les produits assez grossiers qui lui sont attribués ne méritent guère qu'une simple mention.
Cf. Ben j. Fillon, L’Art de terre che j les Poitevins.
FONTENY (Jacques de), poète parisien, confrère de la Passion, faïencier et émailleur. L’Estoile en parle à plusieurs reprises dans son Journal de Henri 7 F, et ce qu'il en dit nous montre que Fonteny faisait surtout de ces assiettes pleines de fruits modelés et émaillés en trompel'œil qui furent fabriquées plus tard à Nevers et dans d’autres manufactures : « Fonteny m’a donné pour étrennes (5 janvier 1607) un plat de marrons de sa façon, dans un petit plat de faïence si bien faict, qu’il n’y a celui qui ne les prenne pour vrais marrons, tant ils sont bien contrefaits près du naturel. « « Fonteny, le boiteux, m’a donné ce jour (le 29 février 1607) un plat artificiel de poires cuites au four, qui est bien la chose la mieux faite et la plus approchante qui se puisse voir. »
FORLI (Italie) a possédé au xvie siècle une ou plusieurs manufactures peu importantes dont les produits sont une imitation de ceux de Faenza avec lesquels on les confond facilement quand ils ne portent pas
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