‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 79 sur 200 · FLY · texte numérisé non relu

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dite; jamais celle-ci n’a possédé de fabriques de grès. Cette expression cependant est ancienne et, d’après un document cité par M. Schuermans (Mille inscriptions des vases de grès dits Flamands ), on la trouve dès la fin du xvie siècle à Cologne à propos d’un navire qui transportait par le Rhin des grès, sans doute de Raeren, à destination de LeidenL Ce qui explique l’origine et la persistance de cette dénomination, c’est, d’une part, que Raeren, qui a produit ces sortes de grès, appartenait au Limbourg, par conséquent, aux Pays-Bas, et que ceux-ci étaient connus à l’étranger sous le nom général de Flandre, et, d’autre part, que la Flandre, tout en n’ayant pas produit de grès, est certainement de toutes les contrées de l’Europe celle dans laquelle on en a rencontré la plus grande quantité; les collections les plus célèbres, celle d’Huyvetter qui possédait le fameux roi des vases , aujourd’hui au South Kensington Muséum , la collection Minard van Hoorebeke et tant d’autres ont été formées et vendues à Gand, à Bruges, etc. La Belgique cependant a possédé, surtout au xvne siècle, des fabriques de grès établies à Bouffioux, à Châtelet et à Pont-de-Loup, mais ces localités faisaient partie du pays Wallon et leurs produits, qui sont, du reste, d’une époque de décadence, devraient être appelés grès Wallons.

FLEUR DE LIS. La marque de la fleur de lis se trouve sous des faïences attribuées à la manufacture de Savy, de Marseille, qui se crut autorisé à prendre cette marque à la suite de la visite que fit, en 1777, à son établissement, Monsieur, comte de Provence.

On rencontre aussi, mais rarement, des fleurs de lis sous des faïences de Rouen de fabrication assez commune : la confusion est impossible entre les faïences ainsi marquées, les premières étant décorées au feu de moufle, c’est-à-dire sur émail cuit , et les autres sur émail cru.

Quelques rares pièces de Lille, d’une décoration très soignée, portent également la fleur de lis accompagnée d’une lettre et d’un chiffre.

FLORENCE. — Voir Robbia (Délia).

Il y eut à Florence au xvme siècle une fabrique de faïences assez communes, à décor pseudo-chinois exécuté par Domenico Calegari, dont on rencontre les initiales D. G. sous quelques pièces.

FLYT, faïencier à Delft en 1669; on lui attribue des faïences un peu

1. M. Schuermans, à qui on doit de si remarquables recherches sur les grès, les verreries, etc., signale à ce propos l’erreur commise par certains auteurs qui, d’après une mauvaise traduction ou une fausse interprétation d’une légende inscrite sur quelques grès de Raeren : IN LEIDEN GEDOLT ( patience dans la douleur), ont fait de Leiden un centre important de la fabrication des grès.

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grossières, en émail d’un beau blanc, mais à décor lourd ei pâle. Une pièce qui lui est attribuée est marquée et datée :

FONTANA (Les), céramistes italiens du xvie siècle, dont le véritable nom, suivant plusieurs historiens, était Pellipario, le surnom de Fontana ayant été donné à un membre de cette famille, originaire de Castel- Durante, à cause de la profession qu’il exerçait. Le plus célèbre parmi les Fontana fut Orazio; il était le second fils de Guido Fontana, qui possédait un atelier à Urbino et qui signait souvent en toutes lettres les majoliques sorties de ses fours, et petit-fils de Nicolo dont on ne connaît aucune pièce bien authentique.

On sait qu’Orazdo travailla avec son père jusqu’en 1 5 6 5 , époque à laquelle il s’établit à son compte, et qu’il mourut en i 5 7 i , laissant une tille nommé Virginia, mais la plus grande incertitude règne encore sur ses oeuvres; on lui attribue cependant un grand nombre de pièces de valeur différente, mais dont quelques-unes sont d’une exécution extrêmement remarquable, et la place qu’il occupe dans l’histoire de la céramique italienne est considérable. On s’accorde généralement à reconnaître comme étant de sa main des sujets facilement reconnaissables à une légère ébauche faite avec la couleur bleue qui lui servait à dessiner les figures et qui modèle les chairs avec une grande douceur : souvent même le sujet est exécuté entièrement en camaïeu bleu d’une façon bien supérieure à celle des majoliques en général. Quant à ses marques, à part quelques pièces qui portent son nom en toutes lettres :

FATE IN BOTEGA DI MESTRO O RATIO FONTANA IN ORBINO

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