‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 112 sur 614 · GANGRÈNE · texte numérisé non relu

GANGRÈNE

l»nur les organe» de la tète, du thorax et de l'abdomen.

Par analogie, on a donné le nom de ganglions k certains amas de matière grise qui se trouvent toujours au point où les nerfs cérébro-spinaux doivent subir une division. Dans l'opinion de fiai I, ces amas de substance grise sont des appareils de renforcement indispensables pour augmenter le volume du nerf qui va se subdiviser. Celte théorie n'est point généralement admise ; néanmoins, il e-t probable que la dénomination de ganglions restera aux différentes parties que Gall a ainsi désignées, quelle que soit la destinée ultérieure de ses opinions. DT S. Sanmus.

GANGRÈNE (du grec yi-rYpaivci, mortification, dérivé de YP*<->, manger, consumer), mort d'une partie du corps d'un animal ou d'un homme, c'est-à-dire extinction ou abolition parfaite du sentiment el rie toute action organique dans cetle'partie. Quelques auteurs ont voulu donnerait mot gangrène un sens plus restreint en l'appliquant a certaines ■■ engrènes spécial •nient, et en réservant le mot sphneïte pour les affection* gangreneuses dans lesquelles ou plus particulièrement les os ou un membre dans toute son épaisseur étaient frappés de mort. 1/ usage a prévalu «le donner le nom de nongrène indistinctement à tous les états maladifs dans le-quels une partie plu* ou inoins considérable do corps ce-e de manifester les phénomènes propres a la vie, quelle que soit d'ailleurs la cause prochaine et la nature du mal qui donne lieu a la gangrène. Cet état de mort partielle a pour caractères généraux la couleur noire, livide ou plombée de la partie gangrénée, le refroidissement en quelque sorte cadavéreux de la même partie, la cessation complète et absolue des fonctions organiques auxquelles elle servait, et, enfin, l'apparition des phénomènes chimiques propres aux tissus organisés privés de vie, soit que les liquidas abondant dans la partie, la fassent entrer en décomposition putride, soit qu'elle se dessèche et se momifie en quelque sorte par IVvaporation des particules liquides qu'elle contenait. Presque tous les autres signes de gangrène laissent jour a des doutes qui ne sont pas une des petites difficultés de l'art quand il faut agir; mais les signes de putréfaction que nous avons mentionnés en dernier lieu ne donnent pas naissance à des méprises quand il s'agit de gangrènes, comme quand il s'agit de décider si l'individu tout entier est bien mort. Pour la gangrène, la putréfaction précise définitivement le diagnostic.

A ces signes généraux, propres en quelque sorte à toute gangrène, quels qu'en soient le siège et la cause pro« haine, s'ajoutent presque toujours des signes particuliers, qui diffèrent d'après la nature de l'altération qui donne lieu a la gangrène-, ainsi, certaines gangrènes sont accompagnées do contusions très-manifestes, ou de commotion; certaines autres d'infillrauon et d'une sorte d'redènie érysipélateux; certaines, de phlyctènes et de taches livides; certaine.», de déchirements de parties denses serrées et résistantes, et d'épanchements de liquides plus ou moins irritants dans les tissus gangrenés ; certaines, d'inoculation de matière venimeuse, de sécrétion d'un pus tout particulier; d'autres, de la congélation des liquides; dans quelques cas, les limites du mal sont tracées par un cercle légèrement enllammé, d'une teinte variable, depuis le rose pale jusqu'au violet foncé; dans d'autres cas, la mortification n'est séparée du vif par aucune limiteque le praticien puisse saisir ; enfin, tantôt la putréfaction accompagne presque, immédiatement la gangrène, el tantôt, au contraire, des jours et même des semaines se passent avaut que ce signe extrême de mort se manifeste.

On a divisé les gangrènes en gangrènes humides et gangrènes sèches, par gangrène humide on entend celle dans laquelle il y a engorgement, c'est-à-dire surabondance de sucs arrêtés dans la partie qui tombe en mortification ; par gangrènes sèche on entend toutes celles qui ne sont point accompagnées d'engorgement, et qui sont suivies d'un dessèchement qui préserve la partie morte de tomber en dissolution putride. Ces deux gangrènes demandent des soins différents du médecin chargé de traiter un individu qui en est atteint. Les gangrènes ont encore été distinguées, sous le rapport de.

ISO GANGRENE

leur cause, en gangrène sénile, gangrénée par contusion, : par stupéfaction, par infiltration, par étranglement, par inflammation, par empoisonnement, par congélation, par | brûlure, etc., dans chacune desquelles il se présente à rem- j plir des indications curatives toutes particulières, et qu'il est aussi facile que cela est important de distinguer les unes des autres. On comprend très-bien l'importance qu'il y a à prévenir la gangrène quand on peut la prévoir; à la limiter, quand on n'a pas pu l'empêcher de se produire; à en débai îasscr te reste vivant de l'organisme quand on est forcé d'abandonné* à la mort, qui s'en est emparée, une portion plus ou moins considérable de l'individu. Comme, au reste, dans tous les cas de gangrène ou mort partielle, il arrive toujours de deux choses l'une, ou que le mai ne s'arrête pas et fait des progrès plus ou moins rapides jusque à la mort définitive, auquel cas le médecin n'est guère que le spectateur impuissant de ce qui ce passe, ou que le mal tend à se limiter, c'est-à-dire que les tissus vivants subissent une inflammation de meilleure nature qui tend à les débarrasser par la suppuration des parties mortes ave< lesquelles ils sont en contact, auquel cas le médecin est appelé à jouer un rôle beaucoup plus actif, la question est presque toujours sur la détermination du moment où il faut intervenir, sur l'appréciation des circonstances qui permettent, ou même qui exigent l'intervention de l'art. Les connaissances plus exacte* que nous avons acquises sur les causes de la gangrène, sur les ressources de la thérapeutique et sur la valeur réelle des moyens curatifs en rapport avec les tendances physiologiques de la nature, tout cela a beaucoup simplifié ces questions dans la pratique moderne. La théorie et la pratique la plus justifiée par l'expérience s'accordent maintenant pour engager le chirurgien à ne pas précipiter des secours extrêmes, dont la douleur et les mutilations les plus graves ne sont pas le moindre inconvénient.Tels sont les cas de contusion, d'inflammation, d'étranglement, de congélation, et encore certains cas de gangrènes partielles, comme celles qui forment lesescarres, les bourbillons des furoncles, les portions gan^rénées des an t lira x, îles tumeurs charbouueuses des pustules malignes, des bubons pestilentiels ou non. C'est certainement un des points sur lesquels la pratique de la chirurgie a été le plus heureusement simplifiée.

1/ S. Sakohas.

G.WtiHÉAKIJX, épilhète que l'on applique à certaines affections , qui ont pour effet de déterminer la mortification d'une portion de tissu superficiel , et qui se détache sous forme d' e sca r r c : ainsi, on jiarle de furoncles, d'anthrax, de pustules auxquelles on trouve pour caractère de gangréner quelques portions de membranes muqueuses , ou de la peau et des tissus sous-jacents, quoiqu'on ne soit pas dans l'usage de donner le nom ûegangrène proprement dite à la mortification de ces petites portions. On donne encore , par une sorte d'habitude , le nom d'érysipèle gangreneux à certains érysi pèles qui occupent la peau et lieaucoup du tissu celiullaire sous-jacent, quoiqu'il y ait dans ces cas très-rarement gangrène proprement dite, et qu'on appelle mieux cet érysipèle phleginoneux que gangréneux ; de la même manière on donne très-souvent encore le surnom de gangreneuses à certaines an g in es dans lesquelles il y a rarement «le la gangrène, mais dans lesquelles ou avait toujours cru en voir autrefois, quand on se rendait un compte moins exact des phénomènes locaux d'une maladie. Le mot gangréneux doit être plus régulièrement réservé à une sorte d'affection dont la natnre particulière est de frapper immédiatement de mort les tissus enflammes. Les f u rondes, les anthrax, sont des affections gangreneuses. Les parties sont, dans ces affections, frappées d'une inflammation à laquelle on pourrait étendre l'épilbète d'tn- Hammation morte, qoeQuesnay appliquait poétiquement à une aorte d'érysipèle qu'il avait observé, et qui dans certaines années se retrouve plus fréquemment sur des vieillards. Dr .S. Sakdras.

GANGU1£. Ce mot, d'origine allemande, désigne la sub«

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