G ANNAL
stance dans laquelle uu minéral est engagé. Autrefois la gangue portait le nom de matrice des minéraux, pure que les alchimistes pensaient qne les gangues se transformaient en métaux, lorsqu'elles avaient été f&ondées pu les vapeurs minérales. Aujourd'hui, nous savons qu'il n'es est point ainsi , et nous avons abandonné celte dénonùaabon, aussi absurde que fausse. La gangue est tantôt différente du terrain dans lequel est situé le minerai, tantôt die est <lc même nature ; elle est quelquefois amorphe, et souvent cristalline. Sa composition est très-variable : c'est rarement ose seule espèce minérale qui la constitue; le plus ordinairanenl elle est formée par la réunion de plusieurs sortes de matière* terreuses ou siliceuses , dont l'une est quelquefois dominante. Il arrive très-souvent qu'on uc peut distinguer la gangue du minerai qu'elle renferme. Les substances qui la composent sont ordinairement le quartz, la chaux car banal** spathique, la baryte sulfatée, la chaux Ouatée, le schiste argileux, etc.
L'étude de la gangue des minéraux est une partie essentielle de la minéralogie : elle peut aider dans la recherrhe et la connaissance des gisements et des localités qui les renferment; et comme la nature de la gangue influe sur le mode de traitement à employer pour l'exploitation du Binerai , il est nécessaire de savoir si on doit le bocarder et le laver avant de le soumettre aux o|<éralions aétallurgiqoei. Ce lavage a ordinairement pour but de diminuer la masse » fondre , et de dégager le minerai d'une substance plus « moins ré f raclai re qui nuirait à la fusion du métal. Quelquefois la gangue facilite la fusion du minerai , soit parce qu'elle est elle-même très-fusible, «oit parce qu'elle se combine aver les substances étrangères, et purifie le métal en formant re qu'on nomme du laitier ou des scories. Souvent, lorsque la gangue n'est pas assez fusible par elle-même, on y ajoute d'autres substances pour augmenter sa fusibilité , faciliter, par conséquent, celle du minerai , et hâter la purification du métal. C. Pavsot.
G ANNAL (Jeaw-Nicolas), chimiste inventif, naquit » Sarrclouis, le 28 juillet 1791. Sa ferme et vive intell«en« resta sans culture ; son père , architecte de peu d'imacination et valétudinaire depuis des aunées , avait surtout M fréquentes relations avec les pliarmaciens de sa ville, et cela décida de la destinée du jeune homme, qui d'ailleurs avait cinq frères plus Agés que lui et peu de fortune en perspective : dés l'âge de quatorze ans on le plaça dans m* pharmacie, sans qu'il eût mis le pied dans aucun colle*?. Comme il savait l'allemand et déjà un peu de matière nn'dicalc, l'Empire utilisa son activité dans plusieurs camp^ * d'outre-Rhin. D'abord commlssionné pour l'hôpital de Melz dès 1R08, il passa de là dans les hôpitaux de Hambourg, de Lubeck et de Mohilov. ; fit la campagne de Russie en l»rî. et eut largement sa part aux désastres de cette expédition héroïque et funeste. A la restauration des Bourbons, Gannil rentra en France , mais non dans la pharmacie. Toutefois, pour s'éloigner le moins possible de son premier état, accepta de M. Thénard la place de préparateur de chimie, soit à l'École Polytechnique, soit à la Faculté des Scieaces, place peu lucrative et peu importante , mais à laquelle le nom du professeur dirigeant prêtait quelque distinction de souvenirs , puisque M. Thénard avait rempli le même rôle près de Fourcroy. En 1 8 15, le 20 mars, la fédération et Waterloo vinrent encore une fois troubler ses études et le jeter dans la vie des camps et l'exaltation des partis , plu* • tard dans le découragement et la crainte d'être persécuté; ' mais enfin , après un prudent voyage et un court séjour a Sarrelouis, son pays natal, il reprit sea travaux arec le feu»1 vouloir de ne plus les quitter et de les rendre effectif*. H s'est tenu parole.
Ne parlons que des perfectionnements qui lui sont du* I Son procédé pour le raffinage du borax a eu pour effet de réduire de C fr. à 80 c. le prix de ce produit, qu'avant lui la France tirait de la Hollande. (Test lui qui eut la première idée de ces cheminées à courants d'air chaud, invention qu'on a de