E PARIS
sans payer de droit. La ville remplaça ce privilège par m somme annuelle de 5,800 livres à prendre sur la ferme générale.
Cette garde, supprimée en 1792, fut remplacée par la gendarmerie à pied de Paris jusqu'à ce que la loi do 27 juin 1795 eut créé, pour la capitale et la banlieue, une légion de police générale, placée sous l'autorité des comités de sûreté générale et militaire. Cette légion se composait de deux demi-brigades (régiments) , de trois bataillons chacune ; le bataillon avait huit compagnies. Ce corn était complété par une demi -brigade de cavalerie. La font de l'infanterie était de 4,»45 hommes, officiers comprit; celle de la cavalerie, de 1,260. Cette légion eut a peine qd an d'existence, et fut licenciée pour cause d'insubordination.
Les consuls, par arrêté dn 4 octobre 1802 , doterait Para d'une garde municipale, et en la plaçant sous l'autorité du préfet de police et sous la direction immédiate des maire» des douze arrondissements , ils la rapprochèrent davantage de son ancienne destination. Deux régiments et un escadron composèrent le nouveau corps; le premier régiment , fort de 1 ,077 hommes , était attaché au service de) ports et des barrières ; le deuxième , d'égale force , au service intérieur. Le premier étant vêtu de vert, le second de blanc; l'un et l'autre se signalèrent dans la guerre d'Espagne ; leur tenue était magnifique ; Us rivalisaient avec la garde impériale. La cavalerie, qui ne comptait que ceal quatre-vingts chevaux, avait la surveillance des patrouille* et des postes ; celle des prisons était laissée a la gendarmer* départementale. Un décret du 10 avril 1813 remplaça b garde municipale absente par un corps de gendarmerie impériale de Paris , dont l'effectif n'était que de 8*3 hommes.
Celui-ci prit le nom de garde royale de Paris à la Restaura ti on. Augmenté de 168 hommes en 1810, il échangea de nouveau son titre pour celui de gendarmerie royale de le ville de Paris. Les journées de juillet 1830 furent tonale* a ce corps; fidèle à son mandat, il succomba en voulant défendre la vieille monarchie. Mais une ordonnance du 16 août 1830 le remplaça par la garde municipale de Paris, w reconstitua une nouvelle ordonnance du 24 août 18J8,elaai, composée d'abord de deux escadrons de cavalerie de 400 hommes, officiers compris, et de deux bataillons d'inlaoterie, formant ensemble un total de 1,043 baomuetles, ml portée à un effectif de 3,244 hommes , inlanterie et cavalerie. Il était commandé par un colonel, ayant sous ses ordres deux lieutenants-colonels , un major, quatre chef» de bataillon ou d'escadron, trois adjudants-majors, on capitaine trésorier, un capitaine d'habillement, un ehirurgjenmajor, deux chirurgiens-aides et un vétérinaire. Chaque bataillon avait quatre compagnies ; la compagnie était commandée par un capitaine et deux lieutenants ; chaque escadron se composait de deux compagnies , et la compagnie de cavalerie, d'un capitaine et de trois lieutenants. Cette garde élait'instituèe, comme les précédentes, pour le service d'onirf et de police de la capitale, qui pourvoyait aux dépenses de son entretien et de son casernement, lesquelles ne s'élevaient pas annuellement à moins de 1,700,000 fr. Son uniforme se composait d'un habit bleu à revers blancs , passe-poil et relrouAsis rouges , épaulettes de grenadier pour riufantene, contre-épaulettes et aiguillette* oranges pour la cavalerie , schako pour la première, casque tigré pour la seconde, etc. eU
La révolution de 1848 renversa la garde municipale de Louis-Philippe comme la révolution de 1630 avait renversé la gendarmerie de la branche aînée. Les premiers temps de la république ne furent qu'un pêle-mêle d'uniformes de toutes tailles et de toutes nuances, rappelant tant bien que mal ceux de 1793. L'hôtel de ville, les ministères , rassemblée nationale, la préfecture de police, eurent leurs gardes particulières, ayant chacune son colonel, quel que fût son effectif, sans compter les montagnards du citoyen Caussidière Plus Uni, tout se régularisa en un seul corps, sons le nom de