GASCOGNE
tente du patient. La mort qui en résulte m'a semblé devoir être assez douce.» Durer (Je l'Yonne).
G.VRROTTETJRS. Voyez CnAcrrEons.
G ARROWS, peuple de l'Inde transgangétique, demeuré aujourd'hui à peu près à l'état sauvage, mais dont le ' fte gaura ) n'en est pas moins l'idiome savant des celui dont on se sert le plus généralement |>our renseignement, et dans lequel ont été traduits à cet eflet an grand nombre d'ouvrages sanscrits.
GAJRUM, saumure très-précieuse chez les Grecs et les Romains contemporains de Pline. Pour la préparer, on jetait dans un vase profond des maquereaux et des intestins de , de sardines et autres poissons ; on écrasait grossièle tout, et on y ajoutait une grande quantité de sel. ait le vase à l'ardeur du soleil, et on remuait de temps à autre. Quand la fermentation était arrivée au point convenable, c'est-à-dire au bout d'environ deux mois, on enfonçait dans le vase un long panier d'osier d'un tissu serré ; U portion liquide du mélange passait à travers le tissu du panier, et était recueilli avec soin ; c'était le véritable garum, liqueur Acre, nauséabonde, à demi putréfiée, mais que les avaient jusqu'à vingt francs le litre, parce qu'ils lui talent la propriété de réveiller l'appétit. La partie qui restait dans le vase avait beaucoup moins do r; cependant, vendue sous le nom d'arec, elle servait ens à l'assaisonnement de quelques ragoûts. G ARCS (Elixir de). L'élixir de Garus, que quelques auteurs désignent sous le nom $ alcoolat ou d'esprit di safran composé, ne diffère de ce dernier que parce qu'il contient du sirop de capillaire et une matière colorante. Son nom lui vient de celui de son inventeur. Les
principales qui composent cet élixir sont la myrrhe, le safran, la cannelle, le girofle, l'aloès, l'esprit de vin, etc. Pour le préparer, on fait d'abord macérer toutes ces substances résineuses ou aromatiques dans l'esprit de vin pendant huit jours environ, puis on distille. On obtient une liqueur trèsaromatique, mais amère et désagréable. Pour la transformer en élixir de Garus, il suffit d'y ajouter une certaine quantité de sirop de capillaire et d'eau de fleurs d'oranger, dans laquelle on a fait dissoudre un peu de caramel pour lui donner une couleur d'or. M. Fée propose avec raison de remplacer le caramel par une |«rue du safran que l'on ne met pas eu macération, et que l'on conserve pour ajouter à Yulcoolat obtenu par la distillation : l'élixir ne perd pas alors de sa suavité, ce qui a lieu lorsqu'on y ajoute du caramel.
Le garus est une liqueur très-douce et très-agréable. Ses propriétés médicales sont toniques et excitantes : il peut calmer les maux d'estomac causés soit par une mauvaise digestion, soit par une irritation de cet organe.