‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 199 sur 614 · GENTIANE · texte numérisé non relu

GENTIANE

chargea d'aller, en qualité de commissaire, dans les départemehts de l'ouest, cherclier h vaincre la résistance que les prêtres apportaient à la mise en œuvre de la const i tution ci vile du clergé. Le 9 octobre 1791 il aborda pour la première fois la tribune, où il vint lire son rapport sur cette mission. On lui confia, comme membre du comité diplomatique, la rédaction du rapjtort à la suite duquel, le l*r janvier 1797, un décret d'accusation fut rendu contre les deux princes frères de Louis XVI, le prince de Condé, l'exministre de Calonne et le vicomte de Mirabeau. Président de l'Assemblée, le Ift mars, il proposa et fit adopter, à l'unanimité moins une voix, le 21 avril, le décret portant déclaration de guerre à l'Autriche. Dans la séance du 25 mai, Brissot dénonça formellement avec lui l'existence du comité autrichien, et demanda qu'au décret d'accusation rendu, le 10 mars, contre le ministre de l'intérieur Dclessart on en joignit un autre, contre les ex-ministres Montmorin et Bertrand de Molleville. L'assemblée se borna à ordonner une enquête contre ces derniers.

Après la destitution de Roland, de Clavière et de Scrvan, c'est-à-dire après l'expulsion des Girondins du ministère, le 13 juin, Gensonné redoubla d'énergie contre la cour jusqu'à la journée du 20 juin, où les Girondins laissèrent agir le peuple. Ce mouvement n'ayant |>as répondu à leur attente, fis continuèrent à poursuivre le ministère feuillant ; mais bientôt, effrayés des progrès du parti montagnard et prévoyant que la chute du trône profiterait plus à leurs rivaux qu'à eux-mêmes, ils firent une nouvelle halte dans leur course républicaine. Des négociations s'ouvrirent entre le roi et les Girondins par l'intermédiaire du peintre Bozc, qui remit à Louis XVI un mémoire rédigé par Gensonné. Le monarque ayant cru trouver un plus solide appui dans la Montagne, Gensonné , Guadet et Vergniaud secondèrent alors, avec leurs collègues de la Gironde, le mouvement qui devait aboutir au 10 août. Dans cette journée, où périt la monarchie, les trois amis présidèrent successivement l'assemblée, et ce fut sur la proposition de Vergniaud qu'elle régla et décréta les attributions du conseil exécutif, destiné à remplacer provisoirement le gouvernement royal. Sans doute ils restèrent étrangers aux massacres de septembre ; mais on peut leur reprocher de n'avoir rien fait pour les empêcher.

Elu député à la Convention par la ville de Bordeaux , Gensonné demanda sur-le-champ à l'Assemblée vengeance des attentats qui avaient ensanglanté Paris ; mais les massacreurs lui répondirent en l'accusant lui-même d'avoir été l'un des agents de la cour, stipendiés par le ministre Narbonne. A cette imputation le Girondin opposa une profession de foi républicaine explicite, et la corrobora bientôt de son vote pour la mort de Louis XVI et contre le sursis. Cependant, il avait été un des plus ardents promoteurs de l'appel au peuple. Après le lugubre drame du 21 janvier, il demanda que la Commune répondit à la France de la snrelé de la reine , du dauphin et de tous les membres survivants de la famille royale. Président de la Convention le 7 mars 1793, il n'arriva au fauteuil que pour être témoin des attaques de la Montagne contre la Gironde, et tut alors l'un des plus infatigables athlètes qui prirent part à celte lutte.

Marat et Drouet le dénoncèrent comme le confident et le complice du transfuge Dumourlex. D'étroits rapports avaient existé, il est vrai, entre eux ; mais c'était avant la défection du général. Sa conduite n'en fut pas moins déférée à l'examen d'une commission. Bientôt les événements du 31 mai et le décret du 2 juin vinrent encore aggraver sa position. Mis en surveillance dans sa demeure, comme ses collègues, il refusa les moyens d'évasion que lui offrait le ministre de l'intérieur Garât. Décrété d'accusation le 3 octobre 1793, sur le rapport d'Amar, il parut le 24 devant le tribunal révolutionnaire, avec Vergniaud, Brissot, et dixhuit autres conventionnels. Condamné à mort, il périt la 3t octobre, à l'âge de Ircnle-Cinq ans. Eug.G., w. Mowlave.

GENTIANE, genre de la classe des dicotylédones monopétales, de la famille desgentianées. 11 en existe un asse»

Page 1